Bataille de Ringmere

La bataille de Ringmere se déroule le près de Thetford, dans le Norfolk, en Angleterre. Elle voit la victoire d'une armée viking menée par Thorkell le Grand sur les forces anglaises menées par Ulfcytel.

Bataille de Ringmere
Informations générales
Date 5 mai 1010
Lieu près d'East Wretham (Angleterre)
Issue victoire viking
Belligérants
Vikings Anglais
Commandants
Thorkell le Grand Ulfcytel
Coordonnées 52° 49′ nord, 1° 21′ est
Géolocalisation sur la carte : Angleterre
(Voir situation sur carte : Angleterre)
Bataille de Ringmere
Géolocalisation sur la carte : Norfolk
(Voir situation sur carte : Norfolk)
Bataille de Ringmere

La Chronique anglo-saxonne ne nomme pas le champ de bataille. En revanche, la chronique de Jean de Worcester et les poèmes scaldiques l'appellent respectivement Ringmere et Hringmaraheiðr lande de Ringmere » en vieux norrois). Le philologue W. H. Stevenson identifie ce lieu dans un article de 1896 au « Ringmere Pit », un lac circulaire au fond d'une cuvette situé près du village d'East Wretham, à une dizaine de kilomètres au nord-est de la ville de Thetford[1].

Déroulement

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La Chronique anglo-saxonne rapporte que les troupes de Thorkell, arrivées en Angleterre l'année précédente, débarquent près d'Ipswich, en Est-Anglie, et se dirigent droit vers l'endroit où se trouve Ulfcytel avec le fyrd des hommes d'Est-Anglie et du Cambridgeshire[2].

Les hommes d'Est-Anglie prennent la fuite dès le début de l'affrontement, entraînés par un dénommé Thurcytel dit Myranheafod « Tête de Jument ». En revanche, ceux du Cambridgeshire tiennent bon, mais ils sont vaincus. La Chronique cite plusieurs nobles tués au cours des combats, parmi lesquels un certain Æthelstan qui est décrit comme le gendre du roi Æthelred le Malavisé[2].

Le scalde Sigvatr Þórðarson affirme dans ses Víkingarvísur que les vikings comptent dans leurs rangs le futur roi de Norvège Olaf le Saint[3].

Conséquences

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Après leur victoire, les vikings sont libres de ravager l'Est-Anglie et le Cambridgeshire pendant les trois mois qui suivent. Ils pillent et incendient notamment les villes de Thetford et Cambridge[2].

Références

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  1. Poole 1987, p. 278-279.
  2. 1 2 3 Whitelock 1979, p. 244.
  3. (en) Judith Jesch, « Sigvatr Þórðarson, Víkingarvísur 7 », dans Diana Whaley (éd.), Poetry from the Kings' Sagas 1: From Mythical Times to c.1035, Turnhout, Brepols, (lire en ligne), p. 544.

Bibliographie

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  • (en) Russell Poole, « Skaldic Verse and Anglo-Saxon History: Some Aspects of the Period 1009-1016 », Speculum, vol. 62, no 2, , p. 265-298 (DOI 10.2307/2855227).
  • (en) Dorothy Whitelock (éd.), English Historical Documents v.1. c.500–1042, Eyre & Spottiswoode, (1re éd. 1955) (ISBN 978-0-415-14366-0).