Bataillon de l'Armagnac
| Bataillon de l'Armagnac | |
Certains combattants du bataillon, à Panjas. | |
| Pays | |
|---|---|
| Allégeance | Résistance (Armée secrète, MUR, FFI) |
| Branche | Maquis, puis armée régulière |
| Type | Bataillon de guérilla, puis demi-brigade, puis régiment d'infanterie |
| Effectif | 570 hommes (7 juin 1 944) ; 1 392 hommes (31 août 1 944) ; environ 1 800 hommes (septembre 1 944) |
| Garnison | Panjas (rassemblement), Averon-Bergelle, Saint-Gô (Bouzon-Gellenave) |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
| Batailles | Bataille de L'Isle-Jourdain (19-20 août 1944) ; Poche de Royan (1944-1945) |
| Commandant | Maurice Parisot, puis Henri Monnet |
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Le bataillon de l'Armagnac, dit aussi bataillon de guérilla de l'Armagnac, est une formation de la Résistance créée dans le Gers sous l'autorité du capitaine Maurice Parisot. Issu de l'Armée secrète, il se rassemble à Panjas le , au lendemain du débarquement allié en Normandie. Il est considéré comme le maquis emblématique de la Résistance gersoise, par sa contribution à la libération du département, puis du Sud-Ouest[1].
Entièrement motorisé et armé grâce aux parachutages du SOE, il se distingue par une organisation proche de celle d'une unité militaire régulière. Après la libération du Gers, il devient successivement la demi-brigade de l'Armagnac (septembre 1944), le régiment Parisot (janvier 1945), puis le 158e régiment d'infanterie (158e RI), qui participe en 1945 à la réduction de la poche de Royan et à la libération de l'île d'Oléron[1].
Contexte
modifierLe Gers est occupé par l'armée allemande à partir du (franchissement de la ligne de démarcation) et jusqu'en août 1944. La Résistance gersoise relève principalement du mouvement Combat, qui constitue l'Armée secrète (AS), tandis que des militaires de l'armée d'armistice se regroupent dans l'Organisation de résistance de l'armée (ORA). L'entente entre les deux organisations ne dure pas[2].
À Nogaro, l'AS est représentée par le garagiste Louis Dalès, qui se tue à motocyclette le . Le capitaine Termignon, chef départemental de l'AS, désigne alors Maurice Parisot pour le remplacer[2].
Fondation et organisation clandestine
modifierMaurice Parisot
modifierNé le à Bar-le-Duc, Maurice Parisot s'engage à dix-sept ans en 1917. Après la guerre, il devient ingénieur agricole et gère de grands domaines en Afrique du Nord ; il est notamment délégué de l'Office du blé pour l'Algérie, la Tunisie et le Maroc. Capitaine d'infanterie de réserve, il est mobilisé en 1939, puis relevé de ses fonctions en novembre 1940[2].
Il s'installe en juin 1941 à Saint-Gô, près d'Aignan (Bouzon-Gellenave), où il gère une propriété, à l'instigation d'Henri Monnet. Cette fonction lui permet de circuler officiellement dans le Sud-Ouest. Il y héberge et aide des déserteurs de la Wehrmacht, notamment des Alsaciens-Lorrains, ainsi que des étrangers[2].
Mise en place du bataillon
modifierEn 1943, Parisot est chargé par le capitaine Termignon de jeter les bases d'une formation militaire en Armagnac. Il est assisté de Henri Monnet, capitaine de réserve d'artillerie, et du militaire de carrière Maurice Moreau, qui sera son principal instructeur. Abel Sempé, négociant en armagnac, le rejoint en juillet 1943 et prend en charge les transports, puis Moreau en septembre 1943[1]. En avril 1944, le Directoire départemental des MUR lui confie officiellement la constitution d'une force militaire dans l'ouest du département, qui prend le nom de « bataillon de guérilla de l'Armagnac »[2].
Le bataillon s'organise en quatre secteurs, autour de Condom, Vic-Fezensac, Eauze et Nogaro. Chaque secteur doit fournir une compagnie de quatre sections d'une trentaine d'hommes. Parisot désigne des commandants de compagnie, qui recrutent à leur tour des chefs de section, puis des hommes : Jean Armagnac pour Nogaro, l'abbé Talès pour Panjas ou Paul Romain pour Condom. Beaucoup de volontaires attendent le jour J dans les chantiers de jeunesse ou les chantiers forestiers de la région[1].
Les maquisards restent dispersés dans les fermes, en contact discret avec leurs supérieurs, et les armes sont réparties dans des caches[1].
Logistique et ruses
modifierLe bataillon devient progressivement une unité motorisée, ce qui est exceptionnel pour un maquis. Les véhicules proviennent de la maison Sempé, de sympathisants, ou sont réquisitionnés. Pour se procurer de l'essence, des volontaires germanophones, nombreux parmi les Alsaciens et les Lorrains recrutés dès le début, se font passer pour des membres de la Gestapo auprès des distributeurs civils. Des résistants infiltrés dans les administrations et des graveurs fabriquent de faux documents de réquisition[1].
Dès février 1944, le bataillon dispose de « maisons sûres et de fermes amies » où sont entreposés des vivres : 700 kilos de sucre, 1,5 tonne de légumes secs, 500 kilos de pâtes et 400 litres d'huile et de matières grasses, selon les sources connues[1].
Armement et relations avec le SOE
modifierAu départ, l'armement se limite à 160 mousquetons et 15 mitraillettes prélevés sur l'armée d'armistice[1]. La situation change avec la rencontre avec le réseau Wheelwright (ou Charon) du SOE, dirigé par le major George Starr, alias « Hilaire ».
- En mars 1944, Théodore (« Théo ») Lévy, agent de Starr, conclut à Vic-Fezensac un accord avec le lieutenant-colonel Termignon, chef de l'AS dans le Gers. Dans la nuit du 3 au 4 mars, il est mis en relation avec le peintre Maurice Poncelet, qui le présente à Parisot[1].
- Starr, d'abord réticent, accepte un premier parachutage à Saint-Gô dans la nuit du 9 au [1].
- Parisot et Starr se rencontrent le à Condom[1].
Au total, Starr fait aboutir quinze parachutages au profit du bataillon, certains comptant jusqu'à 54 conteneurs[1]. Fin juin 1944, Henri Monnet évoque 6 mitrailleuses lourdes, quelques petits mortiers, 18 bazookas, 90 fusils-mitrailleurs et les armes individuelles nécessaires à environ 1 500 combattants[1].
Cette relation a nourri un débat historiographique : un historien britannique a écrit que le bataillon était commandé par Starr, ce que contestent les sources françaises. Selon elles, Parisot est toujours resté un subordonné loyal de l'Armée secrète, des Corps francs de la Libération puis des FFI, et seul maître des décisions de son unité. Starr, simple logisticien, était tenu informé de l'usage des armes fournies[1]. Le , après le combat de Castelnau-sur-l'Auvignon, Starr se replie auprès du bataillon, qui lui apporte son soutien mécanique[1].
Composition
modifierEffectifs
modifier| Date | Effectif |
|---|---|
| 7 juin | 570 hommes |
| 15 juin | 965 hommes |
| 15 juillet | 1 088 hommes |
| 15 août | 1 345 hommes |
| 31 août | 1 392 hommes |
Le , Parisot « regrette de ne pouvoir accepter les très nombreux concours qui lui sont constamment proposés », l'armement disponible limitant le recrutement[1].
Origine des combattants
modifierAu , sur 1 392 hommes[1] :
| Origine | Nombre |
|---|---|
| Gersois d'origine | 507 |
| Départements limitrophes | 405 |
| Autres départements | 262 |
| Réfugiés alsaciens-lorrains | 216 |
| Étrangers | 102 |
Les Gersois d'origine représentent 36,4 % des maquisards et 41,4 % de l'encadrement ; avec les départements limitrophes, ces proportions montent respectivement à 65,5 % et 60,9 %. Une partie des volontaires vient des Landes voisines, notamment de Villeneuve-de-Marsan et de la région de Gabarret. Beaucoup de jeunes sont des réfractaires au STO : 37,2 % des hommes sont nés entre 1920 et 1923[1].
Encadrement
modifierSur 82 gradés au maximum des effectifs, 9 officiers viennent de l'armée d'active et 27 de la réserve, avec 13 sous-officiers d'active et 33 de réserve[1]. L'état-major comprend notamment[1] :
- Maurice Parisot (chef) et Henri Monnet (adjoint), compétents pour les effectifs, la justice militaire et le renseignement ;
- Maurice Moreau (liaisons et instruction), Léon Messin et Serge Taesch (reconnaissances) ;
- Léon Malandin (intendance) ;
- Abel Sempé (transports) ;
- les docteurs Roger Labarbe et Jean Dupuy et le pharmacien Coupaye (service de santé).
Les compagnies
modifierLe bataillon compte huit compagnies, un groupe franc, une section antichars, des sections sédentaires et un « parc-autos »[1]. Leur implantation est la suivante[1] :
- 1re compagnie : Cazaubon, Panjas, Ayzieu, Dému, Vic-Fezensac ;
- 2e compagnie : Condom, Montréal, Valence-sur-Baïse et Gabarret (Landes), commandée par Paul Romain ;
- 3e compagnie : Plaisance, Riscle, Aignan ;
- 4e compagnie : Nogaro, Cazaubon, Villeneuve-de-Marsan ;
- 5e compagnie : volontaires des cantons de Condom et Montréal ayant d'abord rejoint le camp de Castelnau-sur-l'Auvignon ;
- 6e compagnie : même secteur que la 2e ;
- 7e compagnie : Nogaro, Aignan, Vic-Fezensac ;
- 8e compagnie : canton d'Eauze.
Le rassemblement de Panjas
modifierDepuis plusieurs mois, Parisot attend le message annonçant le débarquement. Selon les sources locales, le message est capté le au soir par son épouse Jeanne dans le grenier de Saint-Gô[4].
Le rassemblement est prévu autour de Panjas, où l'abbé Talès, ancien officier de la Grande Guerre et résistant, a obtenu l'assentiment des villageois. Il met son presbytère à disposition comme poste de commandement du bataillon. Le au soir, 570 hommes sont réunis à Panjas[4]. Le bataillon est entièrement motorisé, et tous ses volontaires, y compris ceux des services, disposent d'un pistolet-mitrailleur ou d'une arme de poing, ce qui est exceptionnel dans la Résistance[4].
Dans les Landes toutes proches, près de Gabarret, une centaine de volontaires de la région de Condom, sous les ordres du capitaine Paul Romain, forment la 2e compagnie au « camp de la Pluie » à Lubbon[5].
La mission du bataillon est d'exercer, au jour J, « des actions de freinage sur les mouvements allemands » et de protéger des terrains de parachutage en prévision d'une éventuelle seconde tête de pont dans le secteur de Castex-d'Armagnac (opération « Calife »)[1].
Le poste de commandement se déplace ensuite : Panjas du 7 au 17 juin, Maupas du 17 juin au 7 juillet, Hontanx (Landes) du 7 au 16 juillet, puis Averon-Bergelle pendant un mois[1].
Opérations de juin à août 1944
modifierLes actions suivantes sont extraites du journal de marche du bataillon[1] :
| Date | Action |
|---|---|
| 13 juin | Capture de 8 soldats allemands à Sainte-Christie-d'Armagnac |
| 14 juin | Raid sur un dépôt d'essence allemand à Lucbardez (Landes) |
| 21 juin | Repli du maquis de Castelnau-sur-l'Auvignon (environ 300 Franco-Espagnols) |
| 3 juillet | Combat d'Estang |
| 10 juillet | Liaison avec le maquis de Meilhan |
| 22 juillet | Intervention de la compagnie des Landes à Gueyze, en appui au bataillon néracais |
| 26 juillet | Embuscade d'Aurensan |
| 3 août | Embuscade à Maulichères (« Monplaisir ») |
| 12 et 13 août | Attaque de la garnison allemande et libération d'Aire-sur-l'Adour |
| 19 et 20 août | Combats de L'Isle-Jourdain |
| 25 au 28 août | Incursions en Languedoc, jusqu'à Narbonne et Pézenas |
La 2e compagnie participe aussi, en juillet, aux combats de la vallée de la Gueyze (Sos, Arx, Meylan) contre une colonne de la division Das Reich. Le , une colonne allemande protégée par des blindés légers est harcelée à Arx ; en représailles, les Allemands incendient plusieurs fermes[5].
Le domaine de Saint-Gô, où résidait la famille Parisot, est incendié par les Allemands le [2]. Le , la 2e compagnie participe à l'attaque de la garnison allemande d'Aire-sur-l'Adour[5].
Bataille de L'Isle-Jourdain
modifierEn août 1944, Parisot envisage d'attaquer Auch, avec comme objectifs l'hôtel de France, siège de la Kommandantur, et la caserne Espagne. Le 18 août, son officier de renseignement apprend que les Allemands ont décidé de quitter Auch pour rejoindre Toulouse et ont demandé aux Ponts et Chaussées de leur trouver un itinéraire sans coupure. Cet itinéraire passe par L'Isle-Jourdain, où le bataillon se porte[5].
Le , un convoi de trente véhicules s'engage sur la route nationale 124, retardé à plusieurs reprises par des destructions et des embuscades. Parti d'Auch dans l'après-midi, il atteint L'Isle-Jourdain vers 20 h 30. Trois compagnies du bataillon et un corps franc ont pris position à l'entrée de la ville ; la route est barrée par une locomobile de battage et un camion[5]. Selon la même source, au matin Parisot s'avance seul, s'adresse en allemand à l'ennemi et accorde un délai de trois minutes pour se rendre. Passé ce délai, il donne l'ordre d'ouvrir le feu[5].
Le combat dure toute la journée du 20 août. Il oppose la colonne allemande aux forces de la Résistance départementale, dont le bataillon de l'Armagnac, le Corps franc Pommiès et des guérilleros espagnols. Le convoi se rend le à 20 h, ce qui marque la fin de l'occupation allemande dans le département[6].
Les bilans divergent selon les sources :
- la préfecture du Gers évoque treize morts parmi les patriotes et dix-neuf du côté allemand[6] ;
- d'autres synthèses mentionnent environ vingt tués et 192 prisonniers allemands[7] ;
- le site Résistance landaise donne 61 morts allemands, sept officiers et 185 sous-officiers et soldats prisonniers, ainsi que neuf morts et vingt-huit blessés côté français[5].
Les prisonniers sont conduits à Mauvezin, puis ramenés à Auch[5]. Parmi eux se trouve le hauptmann Jens-Friedrich Jäger, chef des Jägerkommandos de la Kommandantur d'Auch. Les circonstances de sa capture, attribuée selon l'historien local Henri Calhiol à un commando de huit maquisards plutôt qu'au seul Corps franc Pommiès, font l'objet de recherches récentes[8].
Toulouse et poursuite en Languedoc
modifierLe , toutes les compagnies sont regroupées avec le matériel récupéré et dirigées vers Aussonne, au nord de Toulouse. Cent camions transportant le colonel Hilaire, Parisot et leurs hommes entrent dans Toulouse, qui vient d'être libérée à la suite du départ des troupes allemandes. Installés à la caserne Niel, ils y reçoivent leurs premiers uniformes militaires[5].
Le , des éléments allemands sont signalés à Villefranche-de-Lauragais, au sud-est de Toulouse. Parisot décide de poursuivre les troupes en retraite : le bataillon atteint Narbonne, Béziers et Pézenas, mais l'ennemi a disparu, arrêté plus loin par des troupes alliées remontant de Toulon. Le bataillon est de retour à Toulouse le [5].
Mort de Maurice Parisot
modifierLe , le colonel Serge Ravanel charge Parisot d'assurer la sécurité du terrain d'aviation de Francazal, où des appareils britanniques doivent opérer des parachutages de nuit. Dans la nuit du 5 au 6 septembre, un second Lockheed Hudson se présente sans effectuer le tour de piste réglementaire et atterrit en direction des personnes présentes. Maurice Parisot et le lieutenant Austruit sont tués sur le coup, probablement heurtés par une roue de l'avion[5]. Les sources divergent sur la date exacte, qu'elles situent dans la nuit du 5 au 6 ou du 6 au 7 septembre[2].
Les obsèques ont lieu à la cathédrale Sainte-Marie d'Auch le ; Parisot est inhumé au cimetière de Saint-Gô[2]. Il est cité à l'ordre de la Nation comme lieutenant-colonel des FFI[1].
Demi-brigade de l'Armagnac et 158e RI
modifierLa demi-brigade
modifierLe capitaine puis lieutenant-colonel Henri Monnet, adjoint de Parisot depuis 1941, prend le commandement. À compter du , le bataillon, fort d'environ 1 800 hommes, devient la « demi-brigade de l'Armagnac » et quitte le Gers pour Bordeaux[1]. Le , elle est face à la presqu'île d'Arvert et à l'île d'Oléron[9] ; le 6 octobre, elle relève sur la Seudre le bataillon Violette de Dordogne[10]. Elle participe à la défense rapprochée de Bordeaux et à la réduction des poches allemandes de l'Atlantique (Pointe de Grave, Royan, La Rochelle), dont il faut empêcher la jonction[1].
Le régiment Parisot
modifierLe , lors d'une prise d'armes à Saintes en présence du général Edgard de Larminat, commandant les Forces françaises de l'Ouest, la demi-brigade prend le nom de « régiment Parisot »[1]. Elle comprend trois bataillons de 867 hommes, commandés par les commandants Capin, Jean Gave et Dorbes[11].
Le 158e régiment d'infanterie
modifierLe , le régiment Parisot, constitué de la demi-brigade de l'Armagnac et du bataillon Raynaud du 1er régiment du Gers, devient le 158e régiment d'infanterie. Il est commandé par le lieutenant-colonel Henri Monnet, avec Termignon comme adjoint et le commandant Célerier de Sanoy comme chef d'état-major[12].
Le , il attaque La Tremblade et la Pointe d'Arvert, sous le feu des batteries d'Oléron ; chaque blockhaus est attaqué à la grenade et au bazooka, et la jonction est faite avec les blindés et les fusiliers marins de la division Gironde, qui ont pris Royan[12]. Le 30 avril, l'île d'Oléron est attaquée et reconquise[11]. Le régiment participe aussi à l'assaut de l'île avec le « Groupe franc marin Armagnac » du capitaine de corvette Lucien Fournier[9]. La poche est réduite début mai 1945[1].
Le 158e RI (2e bataillon) existe jusqu'au [1].
Parmi les combattants du front de Royan figurent des Alsaciens-Lorrains réfugiés dans le Gers, comme Charles Hattstatt, ainsi que des tirailleurs africains libérés des Frontstalags comme Moussa Konaté, mort le durant les combats de la presqu'île d'Arvert[13].
Bilan
modifierMémoire
modifierMonuments
modifierÀ Panjas, un premier monument est érigé en 1954 sur la place du village en souvenir du rassemblement de juin 1944. En 1965, un autre monument, dédié aux morts du bataillon, au colonel Parisot et à l'abbé Talès, y est élevé sous le nom « La Liberté brisant ses chaînes »[3],[15].
A Plaisance-du-Gers, la place de l'église porte le nom du bataillon.
Historiographie
modifierLongtemps ignorée des historiens de la Résistance, l'histoire du bataillon est restée en retrait, notamment en raison du refus de Maurice Parisot de tout engagement politique. L'ouvrage de référence est celui du général Jacques Lasserre, fruit de quatre années de recherches[16].
Les archives du bataillon, tenues avec soin (états de personnel, journal de marche, comptabilité), ont été qualifiées par Henri Monnet d'« archives hautement compromettantes », mais conservées par préférence pour « l'ordre »[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 « Le Bataillon de l'Armagnac », sur Hauts Lieux de Mémoire du Gers (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 « Maurice Parisot (Caillou) », sur Hauts Lieux de Mémoire du Gers.
- 1 2 « Mémorial du Bataillon de l'Armagnac, Panjas (Gers) », sur Musée de la Résistance en ligne.
- 1 2 3 « Rassemblement du Bataillon de l'Armagnac (7 juin 1944) », sur Hauts Lieux de Mémoire du Gers.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 « La 2è compagnie de la demi-brigade du bataillon de l'Armagnac et ses combats pour la libération », sur Résistance dans les Landes.
- 1 2 « 20 août – La bataille de l'Isle-Jourdain », sur Préfecture du Gers.
- ↑ « Les combats de L'Isle-Jourdain, 19 et 20 août 1944 », sur Mémoire Vive de la Résistance.
- ↑ « Qui était vraiment le hauptmann Jäger, chef des Jägerkommandos », sur Le Journal du Gers, .
- 1 2 « La libération d'Arvert », sur Libération Seudre-Oléron.
- ↑ « La poche de Royan, septembre 1944, l'étau se referme », sur C-Royan.
- 1 2 « 158e RI – Libération de la presqu'île d'Arvert et de l'île d'Oléron », sur ImagesDéfense.
- 1 2 « Régiments », sur Musée du Patrimoine du Pays Royannais.
- ↑ Stéphane Weiss, Venus de partout : les combattants étrangers et coloniaux des poches de l'Atlantique, Presses universitaires de Rennes, (lire en ligne).
- ↑ « Volontaires 1944 : les volontaires du Sud-Ouest ».
- ↑ « Panjas et le bataillon de l'Armagnac, un village chargé d'histoire », sur Tourisme Gers.
- ↑ « Le Bataillon de l'Armagnac dévoilé « de l'intérieur » par le général Lasserre », sur Le Petit Journal, .
Bibliographie
modifier- Jacques Lasserre, Le Bataillon de l'Armagnac : la Gascogne en résistance, Toulouse, Éditions Privat,
- Amicale du Bataillon de l'Armagnac et du 158e RI, Le Bataillon de guérilla de l'Armagnac, 158e R.I. : au cœur de la Résistance en Gascogne dans la libération du Sud-Ouest de la France, CTR, , 464 p.
- Stéphane Weiss, « Du bataillon de l'Armagnac au 158e RI – Première partie », Bulletin de la Société archéologique du Gers, no 412, , p. 226-256
- Maurice Parisot (attribué), Le Bataillon de l'Armagnac : Résistance et Libération dans le Gers
- Stéphane Weiss, « La régularisation des formations combattantes FFI engagées lors des sièges de la Pointe de Grave, de Royan et de La Rochelle en 1944-1945 », Écrits d'Ouest, no 20, , p. 175-192
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Le bataillon de l'Armagnac (1944-1945) », sur Archives départementales du Gers
- « Hauts Lieux de Mémoire du Gers »