Baybars al-Mansuri
Rukn ad-Din Baybars al-Mansouri est un général et historien égyptien du XIIIe siècle.
| Naissance |
ou |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
بيبرس المنصوري الخطائي الدوادار |
| Activités |
Militaire, historien |
Biographie
modifierIl commence sa carrière en tant que mamelouk de Qalawun. Il participe à la campagne de Baybars I en Syrie et en 1266 au royaume de Petite-Arménie (Cilicie) et à nouveau en Syrie. En 1268, il est au siège d'Antioche et, en 1275, il part pour une autre campagne en Cilicie. En 1280, Qalawun monte sur le trône et en 1286, il est nommé gouverneur de al-Kerak. En 1291, le nouveau sultan Khalil, fils et successeur du sultan Qalawun, le limoge. Il retourne alors en Égypte et participe au siège de Saint-Jean-d'Acre (1291) et de Qalat al-Rum en Asie mineure (1292) ainsi qu'à deux expéditions contre les ilkhanides.
En , An-Nâsir Muhammad ben Qalâ'ûn monte sur le trône pour la première fois et nomme Baybars général et dawatdar (chef de la chancellerie). Lorsque al-Mansour Lajin monte sur le trône (1297), il perd son poste qu'il avait maintenu sous Kitbugha (1295-1297) mais il est restauré lorsque An-Nassir Muhammad revient au pouvoir. Pendant plusieurs années, il assume plusieurs fonctions militaires et administratives jusqu'à la perte de son poste en 1304/1305 ; An-Nassir Muhammad a alors perdu toute influence au profit des mamelouks Baybars II et Salar, et finit par abdiquer. En , Baybars soutient Muhammad, qui est restauré sur le trône, et le sultan le charge de diverses fonctions administratives jusqu'au , date à laquelle al-Mansouri est nommé vice-roi d'Égypte (Naib al-Saltan), second poste du pays après le sultan. Il occupe son poste moins d'un an jusqu'à sa destitution en et son incarcération à Alexandrie où il reste cinq ans.
Libéré en 1317, il se retire et meurt le , à environ 80 ans.
Œuvre
modifierIl écrit une histoire universelle de l'islam jusqu'en l'an 709H (1324), intitulée Zubdat al-Fikra fi tarikh al-Hidjra et un ouvrage sur l'histoire de la dynastie Mamelouk, depuis son arrivée au pouvoir à la suite de la disparition des Ayubbides jusqu'à l'an 711H, intitulé al-Tuhfa al-mulukiyya fi-dawla al-turkiyya[1].
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Janine & Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Paris, PUF, 2004, 1056 pp (pp. 526–529 "Mamlouks syro-égyptiens")
- André Clot, L'Égypte des Mamelouks 1250-1517. L'empire des esclaves, Paris, Perrin, 2009, 474 pp.
LIens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :
Notes et références
modifier- ↑ Abdel Hamid Saleh, « Un mot sur Baybars al-Manṣūrī et son oeuvre, la Tuḥfa », Annales islamologiques, no 20, , p. 55 (lire en ligne)