Beauwelz
Beauwelz (en wallon Beawé[1]) est une section de la commune belge de Momignies, située en Wallonie dans la province de Hainaut. La commune est bornée au nord, à l'est et au sud par Momignies et à l'ouest par Anor (France). Source de l'Eau d'Anor, qui se dirige vers la France. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
| Beauwelz | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Thuin | ||||
| Commune | Momignies | ||||
| Code postal | 6594 | ||||
| Code INS | 56051G | ||||
| Zone téléphonique | 060 | ||||
| Démographie | |||||
| Population | 439 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 72 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 00′ 57″ nord, 4° 09′ 24″ est | ||||
| Superficie | 609 ha = 6,09 km2 | ||||
| Localisation | |||||
Localisation de Beauwelz au sein de Momignies | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : Hainaut
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Beauwelz se trouve sur le territoire du Parc national de l'Entre-Sambre-et-Meuse (ESEM).
Toponymie
modifierGéographie
modifierÉvolution démographique
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- Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
Histoire
modifierLa première mention du nom du village date du début du XIVe siècle. Beauwelz est l’un des villages appelés les neuf villes du sart de Chimay, qui ont appartenu au seigneur de Chimay jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. En 1406, on y compte 15 feux ou maisons et 6 seulement en 1445, à la suite des continuels de passages de troupes qui pillent et détruisent tout.
Le moulin à eau est détruit par les Français en 1544 . Il sera converti par la suite en fourneau par les Lobbet et Jacquier. En 1602, il appartient à Laurent Polchet, d'Eppe-Sauvage, qui a épousé Catherine Jacquier, et qui sera mayeur de Sivry six ans plus tard.
Une chapelle, desservie par le vicaire de Momignies, est construite en 1631. En 1803, la paroisse devient autonome et en 1840, on construit l'église actuelle dédiée à saint Quentin.
En 1829, la commune compte 667 habitants et 134 maisons couvertes de chaume pour les ¾ d'entre elles et d’ardoises pour le restant. Les bois couvrent 188 bonniers. Au début du XXe siècle, on compte 18 voituriers dans la commune. A la même époque, on recense 41 chevaux, 5 poulains, 154 bêtes à cornes, 31 veaux, 20 porcs et 18 ruches. On cultive surtout les pommes de terre, base de la nourriture, et l’on produit du beurre et du fromage. Il existe alors 30 métiers de fabrication de bas en laine, pour le compte de fabricants de bonneterie qui fournissent la laine provenant des provinces de Namur et de Liège. Les femmes, elles, filent la laine. Il y a aussi 3 métiers à tisser le lin. La saboterie se développe au milieu du XIXe siècle. Au début du Xe siècle, neuf patrons occupent 36 ouvriers.
Le , on a inauguré deux stèles fixées sur un bloc de pierre en souvenir des Cadets de Gascogne qui ont libéré la commune le et à la mémoire du caporal Seillier, qui sonna l’armistice deux jours plus tard.
Le , l’abbé Desmoutiers, curé, et M. Delahaye, instituteur, sont conduits comme otages au casino de Dinant, en compagnie d’une trentaine de personnes[2].

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
modifierPatrimoine et culture locale
modifierPatrimoine architectural
modifier- L'église Saint-Quentin, construite en 1840, arbore un style néo-classique[3].
- La chapelle Notre-Dame del Brouffe, potale datant de la fin du XVIIIe siècle, située rue Pilarde[3].
- La ferme de la Dame-au-Lit, également appelée Dame Adeline, date du XVIIIe siècle. Cette double ferme s'organise autour d'une cour rectangulaire[4].
Culture
modifierEnseignement
modifierÉconomie
modifierVie associative
modifierNotes et références
modifier- ↑ localement BiôwéJean Germain, Les Noms officiels des communes de Wallonie, de Bruxelles-Capitale et de la Communauté germanophone : Évolution et fixation orthographique des toponymes majeures de 1795 à nos jours avec indication de la prononciation française (API), de la forme régionale wallonne et du gentilé, Louvain-Paris, Peeters, coll. « Mémoires de la Commission royale de toponymie et de dialectologie. Section wallonne » (no 27), , 410 p. (ISBN 978-9-042944-01-5), p. 55.
- ↑ André Lépine, « Beauwelz - Conseils communaux 1836-1976. Notes d’histoire », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 277,
- 1 2 Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 591.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 593.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- n.c. (Ministère de la Communauté Française, Administration du Patrimoine Culturel), Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Thuin, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 906 p. (ISBN 2-8021-0045-9)
- André Lépine, « État civil de Beauwelz au 19e s. », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 276,