Le bec Bunsen est un appareil de laboratoire destiné à produire une flamme ouverte avec du gaz combustible afin de chauffer des préparations, stériliser du matériel ou brûler des substances.

Un bec Bunsen.

Historique

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Le bec Bunsen (ou parfois « brûleur Bunsen », sous l'influence de l'anglais Bunsen burner) fait référence au chimiste Robert Wilhelm Bunsen, à qui l'on attribue à tort son invention. L'inventeur du bec Bunsen est en réalité son assistant de laboratoire, Peter Desaga, qui avait perfectionné en 1855 un autre modèle créé par Michael Faraday.

Principe

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Flammes d'un bec Bunsen. De gauche à droite : virole fermée, virole mi-ouverte, virole presque ouverte, virole entièrement ouverte.

Le bec Bunsen se présente sous la forme d'une cheminée, reliée à une arrivée latérale de gaz combustible. Une virole permet de varier l'arrivée d'air par des orifices latéraux afin de régler l'intensité et la chaleur de la flamme.

Ainsi, on distingue quatre sortes de flammes :

  • une flamme éclairante, jaune, due à une combustion incomplète, dont la température est d'environ 800 °C ;
  • une flamme douce bleu-violet ;
  • une flamme moyenne que l'on ne distingue presque pas ;
  • une flamme forte, due à une combustion complète, qu'on ne voit pas, mais qu'on entend (1 200 °C).

Le bec Bunsen est couramment utilisé dans les laboratoires de chimie et de biologie.

  • En chimie, il permet de faire chauffer des préparations placées par exemple dans un tube à essai.
  • En biologie, il est employé pour décontaminer l'air, les instruments et les surfaces du laboratoire, la flamme étant censée générer des courants de convection capables d'éloigner les particules porteuses de microbes. En 2026, une étude révèle non seulement que ces dispositifs sont inefficaces pour débarrasser les espaces de travail des particules chargées de bactéries, mais qu'ils peuvent même aggraver la contamination[1],[2].

Notes et références

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  1. ↑ (en) Kaia Glickman, « Bunsen burners’ reputation for sterilizing workplaces flames out », Nature, vol. 657, no 8132,‎ , p. 581-582 (DOI 10.1038/d41586-026-02758-0 Accès libre).
  2. ↑ (en) Kate DeVincent, Ariana Carretta, Vanessa Colina, Imani Laporte, Tyler Oung et Hannah E. Gavin, « As a component of aseptic technique, Bunsen burners do not universally decrease deposition of microbe-containing particles », Microbiology Spectrum (en),‎ (DOI 10.1128/spectrum.01028-26 Accès libre).

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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  • [Oxford Index] (en) « Bunsen burner » [« bec Bunsen »], notice d'autorité no 20110803095535605 de l'Oxford Index, sur la base de données Oxford Reference de l'OUP.
  • « Bec bunsen », sur linternaute.fr (consulté le ).