Mustapha Benfodil
Mustapha Benfodil (en مصطفى بن فضيل), né le à Relizane, est un écrivain, poète, dramaturge et journaliste algérien[1],[2],[3]. Auteur de romans, de recueils de poésie et de pièces de théâtre, il développe également des projets artistiques associant littérature, arts visuels et performance. Il travaille comme journaliste pour le quotidien El Watan.
| Naissance | |
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| Nationalité |
algérienne |
| Activités | |
| Conjoint |
Amina Menia |
| Distinction |
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|---|
Zarta ! Terminus Babel. |
Biographie
modifierMustapha Benfodil naît le à Relizane[4],[5]. Il est originaire d'Ath Eurvah, un village de Haute-Kabylie situé près d'Ath Yenni, associé au dramaturge Mohya[6].
Après la mort de son père, Mohamed-Salah Benfodil, le , sa famille s'installe à Boufarik. Il obtient un baccalauréat en mathématiques en 1987, puis un baccalauréat en lettres en 1990. Il entreprend des études de mathématiques à l'Université des sciences et de la technologie Houari-Boumédiène (USTHB), à Bab Ezzouar, avant de se réorienter vers le journalisme[6],[5].
Passionné d'astronomie, il rejoint le club d'astronomie Astrolabi de Boufarik, créé en 1981. Il envisage initialement de devenir astrophysicien, avant de s'orienter vers le journalisme. Il poursuit ensuite des études à l'Institut des sciences de l'information de Ben Aknoun, à Alger, où il termine major de sa promotion en 1994[6].
Attiré par la littérature dès son enfance, il écrit des aphorismes, des poèmes, des nouvelles, des contes et des romans. Plusieurs de ses premiers textes restent inédits, tandis que ses poèmes paraissent dans différentes revues, notamment à l'étranger.
Journalisme
modifierMustapha Benfodil exerce le métier de journaliste et travaille notamment pour le quotidien El Watan[1],[4]. Auparavant, il collabore avec le journal Liberté, pour lequel il effectue deux reportages en Irak en pleine guerre, en 2003 et 2004, en qualité d'envoyé spécial.
Il relate cette expérience dans Les Six Derniers Jours de Baghdad : journal d'un voyage de guerre, publié en 2003 par les éditions Casbah, en association avec le journal Liberté[3],[7].
Il est également l'auteur d'une biographie consacrée au caricaturiste algérien Ali Dilem, intitulée Dilem Président : biographie d'un émeutier. Le manuscrit, initialement inédit, est mis en ligne par son auteur.
En janvier 2012, il publie dans El Watan une enquête consacrée aux personnes qui s'immolent par le feu en Algérie, sous le titre Voyage dans l'Algérie des immolés. Ce travail inspire ensuite sa pièce de théâtre Le Point de vue de la Mort.
Le , à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, il reçoit le prix international Omar-Ourtilane du journalisme, décerné par le quotidien El Khabar.
Littérature
modifierRomans
modifierMustapha Benfodil publie son premier roman, Zarta !, en septembre 2000 aux éditions Barzakh, à Alger. Écrit pendant son service militaire, en 1997 et 1998, le livre se caractérise par un ton impertinent et un registre humoristique[1],[7].
En 2003, il publie Les Bavardages du Seul, un roman à la narration complexe, onirique et baroque. L'ouvrage reçoit le prix du meilleur roman lors de la première édition du Festival du roman d'Alger, en 2004[3],[7].
Son troisième roman, Archéologie du chaos (amoureux), paraît en 2007 chez Barzakh. Il est réédité par les éditions Al Dante en 2012. Le livre explore notamment les milieux alternatifs algérois et les rapports entre création artistique et contestation[1],[7].
En 2018, il publie chez Barzakh Body Writing. Vie et mort de Karim Fatimi, écrivain (1968-2014). Ce roman documentaire aborde notamment les événements d'octobre 1988 à partir de notes personnelles prises par l'auteur à Boufarik et à l'USTHB, où il étudiait les mathématiques. Une édition française paraît en 2019 aux éditions Macula sous le titre Alger, journal intense[1],[8].
En 2020, Body Writing reçoit le prix Mohammed-Dib du meilleur roman en langue française. Mustapha Benfodil dédie cette distinction au journaliste Khaled Drareni ainsi qu'aux prisonniers politiques et aux détenus d'opinion[9],[10].
En 2023, il publie Terminus Babel, coédité par Barzakh, à Alger, et Macula, à Paris[11].
Il bénéficie également d'une bourse du Centre national du livre en 2023 pour un projet romanesque initialement intitulé Les Bienveillants. Achevé en janvier 2025, le roman prend finalement le titre Oasis Vertige.
Nouvelles et autres textes littéraires
modifierMustapha Benfodil écrit également des nouvelles et des textes littéraires publiés dans des revues et des ouvrages collectifs. Parmi eux figurent :
- L'Homme qui voulait changer le monde à huit heures moins le quart, nouvelle publiée dans le numéro 18 de la revue La Pensée du Midi, en mai 2006 ;
- Bazar de l'amour à Alger, suivi de Petit dictionnaire des amours algéroises, publié dans La Pensée du Midi en 2006 ;
- Temps Maure, publié dans la revue La Pensée du Midi en 2010 ;
- Le Visiteur, nouvelle publiée dans la revue 9 de cœur, anciennement Dada ;
- La Solitude du pantalon / Pasolini à Alger, recueil de nouvelles ;
- Paris-Alger, classe enfer, texte publié en 2003 dans Les Belles Étrangères / 13 écrivains algériens, ouvrage collectif paru aux éditions de l'Aube et Barzakh ;
- Le Roman de Charcot, texte issu d'un atelier d'écriture organisé à Chenôve en 2008.
Autres publications et projets littéraires
modifierParmi ses projets littéraires figure également L'AntiLivre (Objet Verbeux Non Identifié), œuvre consacrée notamment à la destruction des livres et au pilon.
Poésie
modifierLa poésie occupe une place importante dans l'œuvre de Mustapha Benfodil. Ses textes abordent notamment la mémoire, la politique, la guerre et les figures littéraires et artistiques auxquelles il rend hommage.
En août 1993, son poème À la santé de la République !, écrit en hommage à l'écrivain Tahar Djaout, assassiné le , reçoit le prix spécial du jury des Poésiades de Béjaïa.
En 2017, il participe au festival de poésie Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée, à Sète, auquel il avait déjà pris part en 2008.
En mars 2018, il publie en Angleterre, chez Hesterglock Press, Cocktail Kafkaïne : Poésie noire, un recueil bilingue traduit en anglais par Joe Ford[7].
Ses publications poétiques comprennent notamment :
- À la santé de la République !, 1993 ;
- Pâles vénustés de caserne, textes écrits pendant son service militaire en 1997 et 1998 ;
- Matoub mon Qassaman !, hommage au chanteur Lounès Matoub, assassiné le ;
- Je me suis roulé un Juillet levantin, juillet 2006 ;
- Darwish Graffiti / Ode à la digne extinction de la métaphore, hommage à Mahmoud Darwich, 2008 ;
- Cocktail Kafkaïne : Poésie noire, Hesterglock Press, Bristol, 2018 ;
- شظايا / Débris d'un poème trouvé là, publié en 2024 dans Ma mère a refusé que quiconque écrive sur nos corps et autres lettres de Palestine, aux éditions Le Port a jauni ;
- ماللي مات حسني ما بقاش حب, accompagné de La Syntaxe tremblante des rescapés et de La Palestine n'a pas d'intimité, publié dans le numéro 9 de la revue Fassl, aux éditions Motifs, en 2025.
Théâtre
modifierMustapha Benfodil est l'auteur d'une dizaine de pièces de théâtre. Ses premiers textes sont notamment développés dans le cadre de son compagnonnage avec le metteur en scène Mustapha Aouar, directeur de la compagnie Gare au Théâtre, basée à Vitry-sur-Seine[3],[7].
Parmi ses premières pièces figurent Zizi dans le métro, Ça va merder à l'Élysée, France 0 - Uruguay 0, Dijla / Le Tigre, H. et Papa, c'est quoi un faux barrage ?.
Principales pièces et créations
modifierEn 2006, il écrit Clandestinopolis, publiée en 2008 par L'Avant-scène théâtre. Élaborée à la suite d'une résidence d'écriture à Anvers, la pièce aborde la montée de l'extrême droite en Europe à travers l'histoire d'Hippolyte Wetters, responsable politique flamand dont la fille s'éprend de Slimane, un migrant algérien. L'œuvre est présentée sous différentes formes dans plusieurs théâtres et festivals, notamment au Théâtre du Rond-Point, à Paris, et au festival La Mousson d'été. Des lectures de la pièce ont notamment lieu en juin 2006, en janvier 2007 et en août 2007. Elle est créée en 2011 par la compagnie À l'Affût, à l'Aktéon Théâtre, dans une mise en scène de Nour Jlassi[3],[7].
En 2007, il écrit Les Borgnes ou Le Colonialisme intérieur brut, pièce développée dans le cadre de résidences d'écriture, notamment au Festival des francophonies en Limousin. Le texte fait l'objet d'une collaboration avec le musicien Amazigh Kateb et le metteur en scène Kheireddine Lardjam. Il est créé le à l'ARC-Scène nationale du Creusot par la compagnie El Ajouad, avec notamment le comédien Sid-Ahmed Agoumi. La pièce a été développée au cours de plusieurs étapes de travail et de résidences, entre 2007 et 2010, avant sa création scénique[7].
En 2009, à la suite d'une résidence d'écriture en mer entre Annaba et la Sardaigne, il écrit De mon hublot utérin je te salue humanité et te dis blablabla, une pièce consacrée aux migrants qui traversent la Méditerranée. Après une mise en espace en novembre 2009 lors des Rencontres à l'Échelle, à Marseille, elle est créée le au théâtre des Salins, scène nationale de Martigues, dans une mise en scène de Julie Kretzschmar. La création est portée par la compagnie L'Orpheline est une épine dans le pied[12],[13].
En 2012, il écrit Le Point de vue de la Mort, pièce inspirée notamment de son enquête journalistique sur les personnes qui s'immolent par le feu. L'action se déroule dans la morgue d'une petite ville du Sud algérien, appelée Balbala. Produite par la compagnie El Ajouad, la pièce est créée au Caire le sous le titre End/Igné, avant d'être présentée notamment au festival Off d'Avignon et au Théâtre de l'Aquarium, à Paris. Elle est publiée en France par les éditions Al Dante en 2013[7].
En septembre et octobre 2019, il écrit Fièvres, une pièce qui fait écho au soulèvement populaire algérien commencé le . Commandée par la compagnie El Ajouad, elle est élaborée lors d'une résidence à La Chartreuse, à Villeneuve-lès-Avignon[14].
En février 2025, il achève Générations radieuses, une pièce commandée par Kheireddine Lardjam, directeur artistique de la compagnie El Ajouad. Le texte traite des essais nucléaires français en Algérie, notamment de l'opération Gerboise bleue, réalisée le à Reggane[15],[16].
Autres pièces
modifier- Zizi dans le métro, éditions Gare au Théâtre, 2001 ;
- Ça va merder à l'Élysée (bocal à trois, Paris-Alger-Tunis), éditions Gare au Théâtre, 2002 ;
- France 0 - Uruguay 0 (Bocal varois), éditions Gare au Théâtre, 2003 ;
- Papa, c'est quoi un faux barrage ?, dans Petites Comédies de l'Eau, Gare au Théâtre, 2004 ;
- Dijla / Le Tigre, dans Petites Comédies de l'Eau, Gare au Théâtre, 2004 ;
- Clandestinopolis, L'Avant-scène théâtre, 2008 ;
- Made in Dieu, 2008 ;
- Bac+ Noces ou Trig El Lici, compagnie La Fédération, Lyon, 2010 ;
- De mon hublot utérin je te salue humanité et te dis blablabla, 2009, créée en 2011 ;
- Les Borgnes ou Le Colonialisme intérieur brut, créée en 2012 ;
- Le Point de vue de la Mort, Al Dante, 2013 ;
- Fièvres, 2019 ;
- Générations radieuses, 2025.
Arts visuels et performances
modifierMustapha Benfodil développe des projets artistiques qui associent textes, objets, installations et performances.
Maportaliche
modifierEn 2011, il est invité à participer à la 10e Biennale d'art contemporain de Sharjah, aux Émirats arabes unis, organisée du 16 mars au 16 mai. Il y présente Maportaliche / It has no importance, une installation composée de 23 mannequins sans tête disposés comme des joueurs de football. Des textes de l'auteur sont imprimés sur leurs maillots, portant les noms de personnages issus de ses romans et de ses pièces de théâtre[17],[18].
L'œuvre est retirée de la biennale sur ordre du gouverneur de Sharjah, le cheikh Soltane Bin Mohammed Al Qassimi, après avoir été jugée blasphématoire. Jack Persekian, directeur de la biennale, est limogé à la suite de cette affaire, qui suscite une controverse internationale[17],[19],[20].
En juillet 2016, Benfodil présente une nouvelle version de l'installation au Carreau du Temple, à Paris, sous le titre Maportaliche / FC Kafka, en marge de l'Euro 2016.
L'AntiLivre
modifierEntre janvier et juin 2012, il effectue une résidence de création à Marseille dans le cadre de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. En partenariat avec la bibliothèque d'Aix-Marseille Université, il développe un projet consacré au pilon, c'est-à-dire à la destruction des livres, intitulé L'AntiLivre.
Ce projet donne lieu à une œuvre littéraire et à différentes formes d'exposition, de lecture et de performance. Il est présenté notamment à Aix-en-Provence en mai 2012, lors du Festival du Livre de la Canebière et de la biennale Dream City à Tunis et Sfax en octobre 2012, au festival Masnaa à Casablanca en avril 2013, au festival actOral à Marseille en octobre 2013, au Théâtre de l'Aquarium à Paris en septembre 2014 et à la Bibliothèque nationale d'Alexandrie en octobre 2014.
Le , à l'invitation de Wassyla Tamzali, il présente aux Ateliers Sauvages, à Alger, une installation-performance intitulée L'AntiLivre. Fragments de déchets littéraires.
Bibliocaust et autres projets
modifierParmi ses projets artistiques figure également Bibliocaust, associé à documenta 14[21], ainsi que Noms (pas très) propres, présenté dans le cadre du Théâtre du Rond-Point.
Journalisme, littérature et ateliers d'écriture
modifierEn 2008, alors qu'il séjourne en résidence d'écriture à Chenôve, près de Dijon, Mustapha Benfodil crée MediaFictions, un atelier d'écriture expérimentale qui détourne des matériaux médiatiques pour les transformer en textes littéraires et poétiques.
Ce dispositif explore les relations entre le journalisme et la littérature. Il donne lieu à des ateliers organisés notamment à l'École supérieure de journalisme de Lille, à Limoges, Marseille, Casablanca, au Caire, à Alexandrie et à Alger, en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert.
En 2009, il lance en Algérie le cycle Pièces détachées – Lectures sauvages, consacré à des lectures publiques dans l'espace urbain. Certaines de ces manifestations sont interrompues par la police.
Engagement citoyen
modifierLe , Mustapha Benfodil participe, avec les écrivains Kamel Daoud, Chawki Amari et Adlène Meddi, à la fondation du groupe d'action citoyenne Bezzzef !. Ce collectif milite pour la réappropriation de l'espace public dans un contexte marqué par l'état d'urgence en vigueur depuis 1992.
Le , il est également membre fondateur du mouvement citoyen Barakat, opposé à la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un quatrième mandat présidentiel.
Liberté de circulation
modifierEn juillet 2026, Mustapha Benfodil révèle faire l'objet d'une interdiction de sortie du territoire national (ISTN). L'information est rapportée par le site Le Matin d'Algérie[22]. L'organisation de défense des droits humains SHOAA rapporte également qu'il a été empêché de voyager le 13 juillet 2026[23]. En septembre 2026, Télérama rapporte une nouvelle interdiction de sortie du territoire, alors qu'il devait rejoindre une résidence de création en France[16].
Vie privée
modifierMustapha Benfodil partage sa vie avec l'artiste Amina Menia. Le , ils deviennent parents d'une fille prénommée Leïla, dont certains dessins figurent dans le roman Body Writing.
Le , le couple a une deuxième fille, Nina. L'auteur évoque ses filles comme son « seul et unique chef-d'œuvre ».
Publications
modifierRomans
modifier- Zarta !, Alger, Barzakh, 2000, (ISBN 9961-892-08-9).
- Les Bavardages du Seul, Alger, Barzakh, 2003, (ISBN 9961-892-51-8).
- Archéologie du chaos (amoureux), Alger, Barzakh, 2007 ; réédition, Al Dante, 2012, (ISBN 978-2-84761-830-3).
- Body Writing. Vie et mort de Karim Fatimi, écrivain (1968-2014), Alger, Barzakh, 2018.
- Alger, journal intense, Paris, Macula, 2019, (ISBN 978-2-86589-119-1).
- Terminus Babel, Alger et Paris, Barzakh et Macula, 2023, (ISBN 978-2-86589-146-7).
- Oasis Vertige, 2025.
- Bus 54, Alger, Barzakh, 2026.
Poésie
modifier- À la santé de la République !, 1993.
- Pâles vénustés de caserne, textes de 1997-1998.
- Matoub mon Qassaman !.
- Je me suis roulé un Juillet levantin, juillet 2006.
- Darwish Graffiti / Ode à la digne extinction de la métaphore, 2008.
- Cocktail Kafkaïne : Poésie noire, Bristol, Hesterglock Press, 2018.
- شظايا / Débris d'un poème trouvé là, Le Port a jauni, 2024.
- La Syntaxe tremblante des rescapés et La Palestine n'a pas d'intimité, revue Fassl, no 9, éditions Motifs, 2025.
Théâtre
modifier- Zizi dans le métro, éditions Gare au Théâtre, 2001.
- Ça va merder à l'Élysée (bocal à trois, Paris-Alger-Tunis), éditions Gare au Théâtre, 2002.
- France 0 - Uruguay 0 (Bocal varois), éditions Gare au Théâtre, 2003.
- Papa, c'est quoi un faux barrage ?, 2004.
- Dijla / Le Tigre, 2004.
- H., pièce de théâtre.
- Clandestinopolis, L'Avant-scène théâtre, 2008, (ISBN 978-2-7498-1054-6).
- Made in Dieu, 2008.
- De mon hublot utérin je te salue humanité et te dis blablabla, 2009.
- Bac+ Noces ou Trig El Lici, 2010.
- Les Borgnes ou Le Colonialisme intérieur brut, créée en 2012.
- Le Point de vue de la Mort, Al Dante, 2013.
- Fièvres, 2019.
- Générations radieuses, 2025.
Récits, essais et ouvrages collectifs
modifier- Les Six Derniers Jours de Baghdad : journal d'un voyage de guerre, Alger, Casbah, 2003.
- Paris-Alger, classe enfer, dans Les Belles Étrangères / 13 écrivains algériens, Paris, L'Aube et Barzakh, 2003. Le texte fait notamment l'objet de lectures par Fellag et Marcel Bozonnet.
- Alger Nooormal, ouvrage collectif avec M. Ali Allalou, Aziz Smati et J.-P. Vallorani, éditions Françoise Truffaut, 2005, (ISBN 2951661460).
- Dilem Président : biographie d'un émeutier, manuscrit inédit, 2002-2008.
- La Littérature est-elle une langue de bois ?, texte d'une conférence donnée à la Bibliothèque nationale en mars 2007.
- Le Roman de Charcot, texte issu d'un atelier MediaFictions, 2008.
- Art, Action et Esthétique de la révolte, revue Lignes, 2011.
- Bibliocaust, projet associé à documenta 14.
- L'AntiLivre (Objet Verbeux Non Identifié), projet littéraire et artistique.
- Noms (pas très) propres, Théâtre du Rond-Point.
- Pouvoirs et Funérailles, dans Les Années Boum, sous la direction de Mohamed Kacimi, éditions Chihab, Alger, 2016.
- Contribution à Bidonvilles contre Bétonvilles, de Rachid Sidi Boumedine, APIC, 2016.
Distinctions
modifier- 1993 : prix spécial du jury des Poésiades de Béjaïa pour le poème À la santé de la République !.
- 2004 : prix du meilleur roman lors du premier Festival du roman d'Alger pour Les Bavardages du Seul.
- 2008 : prix international Omar-Ourtilane du journalisme.
- 2020 : prix Mohammed-Dib du meilleur roman en langue française pour Body Writing[6],[9],[10].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 « Mustapha Benfodil – Villa Gillet », sur villagillet.net (consulté le )
- ↑ « Mustapha Benfodil », sur Éditions Barzakh (consulté le )
- 1 2 3 4 5 « Mustapha Benfodil », sur L'Avant-scène théâtre (consulté le )
- 1 2 (en) « Mustapha Benfodil », sur Words Without Borders (consulté le )
- 1 2 « Notice de personne : Benfodil, Mustapha (1968-....) », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le )
- 1 2 3 4 « Mustapha BENFODIL », sur Cultures algériennes (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « Mustapha Benfodil », sur Arab Fund for Arts and Culture (consulté le )
- ↑ « Résidences « Livres des deux rives » à la Cité internationale de la langue française », sur Institut français, (consulté le )
- 1 2 « Remise des distinctions aux lauréats du prix littéraire Mohammed-Dib », sur Radio Algérienne, (consulté le )
- 1 2 « Le 7e Prix Mohammed Dib attribué à Abdelmonaim Bensayeh, Mourad Zimu et Mustapha Benfodil », sur Algérie1, (consulté le )
- ↑ « Regards croisés : résidence « Livres des deux rives » – Ahmed El Falah et Mustapha Benfodil », sur Institut français, (consulté le )
- ↑ « De mon hublot utérin je te salue humanité et te dis blablabla », sur Les Archives du spectacle (consulté le )
- ↑ « Mustapha Benfodil », sur Lavoisier (consulté le )
- ↑ « Uprising and creation – Fièvres or making theater “with the Hirak” », sur Cairn.info (consulté le )
- ↑ « Générations radieuses », sur Les Archives du spectacle (consulté le )
- 1 2 « En route pour la France, l’auteur et journaliste algérien Mustapha Benfodil empêché de quitter le territoire », sur Télérama, (consulté le )
- 1 2 (en) « Sharjah Biennial 10 », sur Frieze, (consulté le )
- ↑ (en) « Director's Ouster Jeopardizes Sharjah Art Foundation's Future », sur ArtAsiaPacific, (consulté le )
- ↑ (en) « Biennial exhibit led to director's dismissal, organisers say », sur The National, (consulté le )
- ↑ (en) « When Workers Toil Unseen, Artists Intervene: On the In/visibility of Labor in the Arabian Gulf State », sur Taylor & Francis (consulté le )
- ↑ « bibliocaust », documenta14 (consulté le )
- ↑ « Le journaliste Mustapha Benfodil interdit de sortie du territoire national », sur Le Matin d'Algérie, (consulté le )
- ↑ « L’interdiction de voyager imposée au journaliste Mustapha Benfodil révèle le décalage entre le discours officiel et la réalité », sur SHOAA, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative à l'audiovisuel :