Beni Mezghenna (en arabe : بني مزغنة, Aït Mezghen en langues berbères[1]) est une tribu berbère qui appartient aux Sanhadjas, citée par Ibn Khaldoun. Au Moyen Âge, elle est établie au niveau des plaines d'Alger et les environs[2].

Le traducteur d'Ibn Khaldoun, William Mac Guckin de Slane, précise en note que « Les B. Mezghenna habitent de nos jours, l’aghalik des B. Djâad, à onze lieux Sud-Est d’Alger ». Il s’agit de la région montagneuse comprise entre les Beni Amran et la ville de Lakhdaria[3].

La translittération des noms berbères par les auteurs arabes a déformé les noms, parfois difficilement reconnaissables pour les Berbères actuels. Les termes par lesquels ils identifient leur pays et leur langue ne sont pas toujours connus dans leur langue originelle. Par exemple, Mezghenna est la transcription arabe d'un mot qui se prononçait "imazighan" et désignait le peuple berbère installé dans le Nord du pays. Il s'est par la suite généralisé à l'ensemble des Berbères et a donné le terme contemporain amazigh. Hérodote situait la tribu des Maces ou Mazices dans le Nord de l'Algérie, deux termes que les berbérisants modernes ont identifiés comme des attestations lointaines de Mazigh cité par Ibn Khaldun.

Notes et références

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  1. « Histoire d'Alger-Centre »
  2. entre MIHOUB et TABLAT Histoire et des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique … De ʻAbd al-Raḥman b. Muḥammad Ibn Khaldûn, p. 8 Lire en ligne
  3. R. Bellil, « Kabylie : La région dans les écrits arabes », Encyclopédie berbère, no 26, , p. 4016–4022 (ISSN 1015-7344, DOI 10.4000/encyclopedieberbere.1405, lire en ligne, consulté le )