Benjamin Matip

écrivain camerounais

Benjamin Matip, né le à Éséka, dans la région du Centre, et mort le à Douala est un écrivain camerounais francophone. En 1970, il est considéré comme l'un des quatre plus grands romanciers camerounais, aux côtés de Mongo Beti, Joseph Owono et Ferdinand Oyono[1].

Benjamin Matip
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
DoualaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Biographie

modifier

Benjamin Matip naît à Song Mandeng, dans la commune d'Éséka, au Cameroun. Tout d'abord élève à l’école primaire de la mission protestante américaine, il entre en 1948 au lycée Leclerc de Yaoundé. Ayant obtenu une bourse, il fait des études de droit à Paris[2], où il publie son premier roman, Afrique, nous t'ignorons !. Par la suite, il exerce comme magistrat à Douala[1].

Benjamin Matip est décrit comme un auteur « prolifique et protéiforme ». Son roman Afrique, nous t'ignorons ! contient une critique féroce de la religion chrétienne, de sa mission évangélisatrice, et des missionnaires, à l'instar d'autres romanciers camerounais de l'époque (Ferdinand Oyono, Mongo Beti, ou René Philombé) qui dénoncent le rôle soporifique de la religion, « opium du peuple », au service d'une société coloniale se livrant à des exactions aussi contre les individus que contre la collectivité africaine[2].

Sélection d'œuvres

modifier
  • Afrique, nous t'ignorons !, R. Lacoste, 1956
  • Histoire diplomatique et sociale de l'Afrique Noire du XVe au XVIIIe siècle, Université de Paris, 1957, 81 p. (mémoire de DES)
  • Heurts et malheurs des rapports Europe et Afrique noire dans l'histoire moderne (du 15e au 18e siècle), la Nef de Paris, 1959 (texte remanié du mémoire)
  • À la belle étoile : contes et nouvelles d'Afrique, Présence africaine, 1962
  • Le Jugement suprême (théâtre), 1963
  • Laisse-nous bâtir une Afrique debout : roman dialogué, drame en 3 actes et 26 tableaux, Éditions Africascope, 1979

Notes et références

modifier
  1. 1 2 Philippe Decraene, « Sa littérature est l'une des plus riches de toute l'Afrique francophone », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 Alphonse Moutombi, « Christianisme, éducation, création littéraire et vision du monde chez quelques romanciers camerounais des décennies cinquante et soixante », Études littéraires africaines, no 35, (lire en ligne [PDF])

Annexes

modifier

Bibliographie

modifier
  • (en) Dorothy S. Blair, African Literature in French: A History of Creative Writing in French from West and Equatorial Africa, CUP Archive, 1976, p. 64-66 et p. 216-217 (ISBN 9780521211956)
  • (en) Donald E. Herdeck, African authors: a companion to Black African writing, Black Orpheus Press, 1973, p. 227-228 (ISBN 9780879530082)
  • Wilberforce A. Umezinwa, La religion dans la littérature africaine : étude sur Mongo Beti, Benjamin Matip et Ferdinand Oyono, Presses universitaires du Zaïre, Kinshasa, 1975, 185 p.

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier