Benoît Chamoux
Benoît Chamoux, né le à La Roche-sur-Foron (Haute-Savoie) et mort le dans l'Himalaya, est un alpiniste français.
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| Nationalité | France |
|---|---|
| Naissance |
, La Roche-sur-Foron |
| Décès |
(à 34 ans), Kangchenjunga |
| Disciplines | himalayisme |
|---|
Il aurait gravi treize des quatorze sommets du monde dépassant 8 000 mètres d'altitude. Cependant, plusieurs de ces ascensions sont contestées[1],[2].
Il est mort pendant l'ascension du Kangchenjunga, en compagnie de Pierre Royer et de leur sherpa Riku. Deux autres alpinistes, les Suisses Jean Troillet et Erhard Loretan, avaient atteint le sommet la veille vers 14 h 30 et un troisième, l'Italien Sergio Martini, avait renoncé. Jean Troillet, ayant appris que Chamoux et Royer avaient fait demi-tour près du sommet, les guida par radio, au matin du , dans la direction du col ouest, au-dessus du camp IV, puis perdit le contact. Une semaine plus tard, les conditions météo étant redevenues favorables, un avion survola plusieurs fois le sommet sans déceler une trace des trois hommes, à la suite de quoi les recherches furent définitivement abandonnées[3].
Ascensions notables
modifierLes sommets de plus de 8 000 m réalisés :
- Gasherbrum II (8 036 m) le ;
- Gasherbrum I (8 068 m) le ;
- Broad Peak (8 047 m) le (ascension en 16 h). Cette ascension est sujette à caution car le sommet principal n'aurait pas été atteint[1],[2] ;
- K2 (8 611 m) le (ascension en 23 heures depuis le camp de base)[4] ;
- Nanga Parbat (8 125 m) le ;
- Annapurna (8 091 m) le (face Sud) ;
- Manaslu (8 183 m) le (face Sud) ;
- Cho Oyu (8 201 m) le . Le plateau sommital a été atteint, mais l'équipe n'aurait pas été en mesure de distinguer le sommet réel à cause des conditions météorologiques, ce qui a conduit la journaliste Elizabeth Hawley à ne pas reconnaître cette ascension[1],[2] ;
- pic central du Shishapangma (8 013 m) le [5] ;
- Everest (8 849 m) le ;
- Dhaulagiri (8 167 m) le ;
- Lhotse (8 516 m) en 1994 ;
- Makalu (8 463 m) le . Cette ascension est contestée car le groupe se serait arrêté en dessous de la pyramide sommitale[2].
Œuvre
modifier- Benoît Chamoux et Marc Maisonneuve, Le Vertige de l'infini, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-03481-6)
- Benoît Chamoux, Everest moins 2 mètres, Initiative, (ISBN 978-2-9507758-0-1)
- Benoît Chamoux, Benoît Chamoux, Petit Prince de l'Himalaya, Solar, (ISBN 978-2-263-02528-0)
Citations
modifier« Le bonheur dans la vie c'est de savoir qu'il y a toujours des cimes à atteindre et des sommets à conquérir. »
— Benoît Chamoux[réf. souhaitée]
« Physiquement, psychologiquement atteint par ces disparitions successives, j'en viens à trouver absurde de grimper. Mais de cette sorte de travail de deuil, je sors régénéré. Animé d'une énergie nouvelle j'entrevois que si certains meurent pour une montagne, c'est que cela doit être incroyablement nécessaire pour eux d'aller là-haut. S'ils ont essayé de le faire c'est que cela en vaut la peine. Ce que l'on va chercher en montagne m'apparaît toujours déraisonnable, mais tellement humain. »
— Benoît Chamoux[réf. souhaitée]
Annexes
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Pascal Tournaire, Marc Buscail, Montagnes de l'esprit, Robert Laffont, 1989 (ISBN 978-2-221-06560-0)
- Marc Beynié, Everest, une expédition scientifique, Albin Michel Jeunesse, 1993 (ISBN 978-2-226-06256-7)
- Charlie Buffet, Les derniers jours de Benoît Chamoux. Retour sur ce jeudi 5 octobre où l'alpiniste choisit d'aller vers son rêve, Libération, .
Liens externes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 8000ers.com :: File Repository
- 1 2 3 4 (en) Elizabeth Hawley, « The Himalayan Database ».
- ↑ « ALPINISME. Plus d'espoir pour Benoît Chamoux et Pierre Royer »
, sur Libération, . - ↑ Josef Rakoncaj et Ceskoslovensky Horolezecky Svaz, « AAC Publications - Asia, Pakistan, Broad Peak and K2 », sur publications.americanalpineclub.org, (consulté le ).
- ↑ (en) Alan Hinkes, « Asia, Tibet, Cho Oyu and Shisha Pangma Central (West) Summit »
, sur publications.americanalpineclub.org, (consulté le ).