Benoit Vaivolet
Benoît Vaivolet né le , à Régnié dans le Rhône et mort à Saint-Lager, est un botaniste français.
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Biographie
modifierBenoist Vaivolet est né le , il est baptisé le lendemain à Regnié. Il est le fils de Claude Vaivolet, notaire royal et de Madaleine Fevat[1].
Il occupe les fonctions de lieutenant en la sénéchaussée de Villefranche et de Syndic du bailliage de Beaujolais. Vers 1786, à l’âge de cinquante ans, il démissionne de sa charge et se retire à Saint-Lager en Beaujolais pour se consacrer à la botanique[2].
A l'époque de la Révolution, il pourrait avoir été interné à Paris[3]. Lorsqu'il revient dans sa région, il devient président du directoire du département. Il se rallie au Consulat. Il est administrateur du district de Villefranche et président du conseil d'arrondissement[3].
Il herborise dans le Lyonnais, le Pilat, le Forez, le Beaujolais et dans les Alpes. En Oisans dans le Dauphiné, il accompagne Dominique Villars, auteur de l'Histoire des plantes du Dauphiné en compagnie de Monnier et de Dumarché et de François Victor Bravais[4],[5].
Il est ami avec Pierre Antoine Barou du Soleil, avec qui il herborise dans les environs de Lyon[5].
Il correspond avec son ami Jean Emmanuel Gilibert, auteur de l'Histoire des plantes d'Europe. Un exemplaire annoté de sa main, indiquant la station des plantes du Beaujolais, peut être considéré comme la première Flore beaujolaise[6].
Il rassemble une importante collection de livres de botanique d’auteurs anciens et de ses contemporains. Il les annote en ajoutant ses observations[4]. Il fait don de 100 volumes à la Société linéenne de Lyon, il est considéré comme le fondateur de la bibliothèque de la Société linnéenne de Lyon[7].

Dans le catalogue du fonds ancien de la Bibliothèque Municipale de Lyon, se trouvent seize ouvrages de botanique ayant appartenu à Benoit Vaivolet.
Il meurt à l’âge de 92 ans, en son domicile du hameau des Nazins à Saint-Lager, le [8].
Sociétés Savantes
modifier- Société d'agriculture de Lyon : membre associé-correspondant en 1798[9].
- Société linnéenne de Lyon : membre correspondant 1822-1828[9].
Publications
modifierSelon Antoine Magnin, "Vaivolet peut être considéré comme le premier auteur d'une véritable Flore du Beaujolais, restée manuscrite"[5].
Notes et références
modifier- ↑ « Acte de naissance », sur archives.rhone.fr (consulté le )
- ↑ Antoine Magnin, « La vie et les travaux de Vaivolet », Publications de la Société Linnéenne de Lyon, vol. 4, no 2, , p. 39–41 (DOI 10.3406/linly.1886.15075, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Grands notables du Premier Empire, Guénégaud, (ISBN 978-2-85023-159-9)
- 1 2 Antoine Magnin, « Annales de la Société botanique de Lyon », sur www.linneenne-lyon.org, (consulté le )
- 1 2 3 Antoine Magnin, « B. Vaivolet et les premiers explorateurs de la flore du Beaujolais », Publications de la Société Linnéenne de Lyon, vol. 14, no 1, , p. 37–160 (DOI 10.3406/linly.1887.4837, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Aunier 1829, p. 3.
- ↑ « Vaivolet, Benoit, 1734-1828 », sur numelyo (consulté le )
- ↑ « Acte de décès », sur archives.rhone.fr (consulté le )
- 1 2 « CTHS - VAIVOLET Benoist », sur cths.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Antoine Aunier, Notice sur B. Vaivolet, Lyon, Perrin, , 4 p. (lire en ligne)
- Magnin Antoine, « La vie et les travaux de Vaivolet », Bulletin mensuel - Société botanique de Lyon, tome 4, bulletin 2, , p. 39-41 (lire en ligne).
- Magnin Antoine, « B. Vaivolet et les premiers explorateurs de la flore du Beaujolais », Annales de la Société botanique de Lyon, tome 14, Notes et Mémoires, , p. 37-160 (lire en ligne).
Liens externes
modifier- Ressource relative à la recherche :