Benoît Frèrejean

maître des forges français

Benoît Frèrejean, né le à Lyon et mort le au château des Charmes à Guéreins, est un maître de forges français, membre de la famille Frèrejean.

Benoît Frèrejean
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
GuéreinsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Famille
Père
Louis Frerejean (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Francisque Frerejean (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Il est le seul propriétaire des forges, mines et hauts-fourneaux de Cran en Savoie à partir de 1859.

Il est également un représentant de la troisième génération des maitres de forges lyonnais, héritier de son père Louis Frerejean et de son grand-père Antoine Frerejean.

La tradition métallurgiste

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Antoine Frerejean (1737-1789), négociant et importateur de cuivre, fonde l'entreprise quand il achète, en 1774, près de Vienne, une fonderie de ce métal. Ses deux fils lui succèdent : Georges (né le ) et Louis (né le ) qui épousent les deux sœurs, Jeanne et Aimée Grangé.

Louis Frerejean, acquéreur du site de Terrenoire (Saint-Jean-Bonnefonds), près de Saint-Étienne, en 1819, est le véritable fondateur de la première société lyonnaise (en 1821) : la Société Anonyme des Fonderies et forges de la Loire et de l'Isère, au capital de 1,2 million, dont l'ampleur lui fait finalement perdre le contrôle et la direction de l'entreprise.

Il se consacre ensuite à son entreprise savoyarde des Mines et hauts-fourneaux de Cran, reprise, après son décès en 1832, par ses fils Louis-Marie (né le ) et Benoît Frèrejean (né le 3 brumaire XI).

Un an après le décès accidentel de Louis-Marie Frèrejean, en 1845, Benoit Frèrejean devenu propriétaire de l'entreprise de Cran, s'associe et céde la moitié des parts à Tardy frères en 1846. Mais en 1859, l'association est dissoute et Benoit Frèrejean reste seul propriétaire des forges.

Les forges de Cran

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Les origines de l'usine remontent au XVIIIe siècle.

Contrairement à nombre d'usines alpines souvent isolées au cœur des vallées, les Forges et Fonderies de Cran (ou Crans) sont implantées à proximité d'un grand centre urbain, Annecy. C'est là un trait d'originalité qui s'explique d'une part par son ancienneté et d'autre part par la nature de sa fabrication. Le site produit d'abord du fer blanc, or l'aluminium est très consommateur d'énergie. Avant l'essor de la houille blanche, l'industrie haut-savoyarde reste très dépendante des ressources naturelles et se confine aux débouchés intérieurs.

En 1817, l´entreprise est reprise par l'industriel Louis Frerejean qui assure le développement du site. L'industriel lyonnais lui donne le nom de Manufacture Royale de la Tôle et du Fer-blanc établie au hameau de Cran (ou Crans)[1]. En 1819, l´usine est reconnue comme Manufacture Royale par le pouvoir de Turin. En 1826, l'usine adopte le puddlage pour affinet la fonte et les premiers laminoirs pour la fabrication des tôles. En 1838, un haut fourneau est mis en service.

Durant 200 ans, l'usine a connu bien des évolutions techniques.

Rattachement à la France

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Le rattachement en 1860 de la Savoie à la France marque le début du déclin de la société qui emploie alors 6 000 employés et qui comprend : un haut fourneau à bois, 6 feux comtois au charbon de bois, 2 fours à puddler, 2 fours à gaz pour le réchauffage du fer, 3 fours à tôles, 8 paires de cylindres pour le laminage du fer en barres, 2 laminoirs à tôles, des martinets et une fonderie pour pièces de fonte.

La manufacture de Cran perd subitement ses débouchés commerciaux vers le Piémont et, quatre ans plus tard, licencie 4 000 employés, soit les 2/3 de son personnel. Il lui faut se contenter d'affiner et de mouler de la fonte étrangère.

À partir du , la société prend le nom de Société Frerejean, Roux et Cie. Benoît Frèrejean s'associe alors à Henry Roux de Bézieux, son cousin[2].

Le site de Cran-Gevrier fonctionne alors avec les forges de Pont-Évêque spécialisées dans le cuivre.

En 1864, Benoît Frèrejean se retire à l'âge de 62 ans de la direction des forges de Cran et s'installe dans l'Ain à Guéreins dans son château des Charmes. Son fils aîné, Stanislas Frèrejean, lui succède et crée le haut fourneau de Reynès en 1860[3].

La mise en place de la voie ferrée en 1875, puis la construction du réseau routier donnent un coup de fouet au développement industriel.

À partir du la société anonyme des Fonderies et Forges de Crans passe sous le contrôle majoritaire des familles Frèrejean et Roux de Bézieux.

Au cours du XXe siècle, le contrôle historique des Fonderies et Forges de Crans par les deux familles s'efface progressivement au profit de nouveaux propriétaires du site.

Aujourd'hui, la société existe toujours à Cran-Gevrier et appartient au groupe financier américain AIAC sous la dénomination sociale de Compagnie Alpine d'Aluminium.

Notes et références

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  1. ACTIMAGE SAS, « Les Forges de Cran », sur musees.agglo-annecy.fr (consulté le )
  2. « http://patrimoine.rhonealpes.fr/dossier/pdf/e8639a73-c59b-478f-b582-8baf623b3789/forges-et-fonderies-de-cran-pechiney-rhenalu-actuellement-compagnie-alpine-d-aluminium.pdf?vignette=Vignette », sur patrimoine.rhonealpes.fr (consulté le )
  3. « APHPO articles », sur www.aphpo.fr (consulté le )