Le Berghof est un monument connu depuis le XIIIe siècle, dans le centre de l'agglomération, à l'emplacement de l'ancien camp romain de Vindobona. Le Berghof est considéré comme l'origine de la ville de Vienne, qui va se développer dans les siècles à venir.

Historique

modifier

Le Berghof occupait les sites actuels des maisons du Hoher Markt, de la rue Marc Aurèle, de la Sterngasse et de la Judengasse à proximité de l'église Saint Ruprecht. Le Berghof devait être solide et fortifié.

En 1280, Jans der Enikel mentionne le site en tant que Berghof[1]. Son œuvre, le Fürstenbuch, se rapporte au XIe siècle et, selon ses indications, l'endroit est encore païen.

Le site n'étant pas montagneux, le bâtiment devait servir à l'administration d'un vignoble[2]. À proximité, se trouve alors la Pressgasse (aujourd'hui Sterngasse)[3] ainsi que des maisons appelées au Moyen Âge « Zur Großen Presse » et « Zur Kleinen Presse »[4], qui évoquent la production de vin dans cette région. Les anciens Viennois poursuivront probablement la tradition romaine et feront du commerce avec leur vin.

Entre le Berghof et l'église Saint Ruprecht, se trouvait à l'époque le Kienmarkt, le premier marché de Vienne. Au Haut Moyen Âge, le commerce était fréquent dans le bâtiment de l'église et même au cimetière.

Sources

modifier
  • (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Berghof (Wien) » (voir la liste des auteurs).
  • (de) Hertha Ladenbauer-Orel, Der Berghof, Vienne, 1974.

Notes et références

modifier
  1. Jans der Enikel, Fürstenbuch.
  2. En allemand Weinberg.
  3. En français rue du pressoir.
  4. En français Au grand pressoir et Au petit pressoir, aujourd'hui Sterngasse n⁰ 5 et 7.

Voir aussi

modifier