Bernadette Colomine
Bernadette Colomine, née le [1] à Tarbes[2] est une actrice, directrice artistique, traductrice, autrice-compositrice-interprète, librettiste et entrepreneuse franco-américaine[3]. Enseignante au lycée français de Los Angeles au début des années 1980, elle entame une carrière artistique principalement versée dans le doublage et la voix-off en français puis particulièrement dans la réalisation de doublages en français et en anglais aux États-Unis[4],[5].
| Naissance |
Tarbes (France) |
|---|---|
| Nationalité |
|
| Profession | Actrice, directrice artistique, adaptatrice audiovisuelle, autrice-compositrice-interprète, librettiste, entrepreneuse |
| Site internet | https://www.bernadettecolomine.com/ |
Elle exerce parallèlement une activité musicale qui la voit notamment chanter au sein de différentes formations et co-écrire le livret de l'opéra Prima Donna (en) avec Rufus Wainwright[6].
Biographie
modifierBernadette Colomine grandit dans la région de Bordeaux dans une famille passionnée d'opéra[7],[8]. Elle quitte la France pour les États-Unis à l'âge de 23 ans, en 1981 ou 1982, afin d'enseigner au lycée français de Los Angeles[4],[9]. En parallèle de sa profession, elle exerce une activité artistique en co-écrivant par exemple un ballet parodique intitulé Apocalypse Nut en 1984[10] et en se produisant sur scène avec son groupe Apache Dancers au moins dès 1986[11]. Elle est en outre chargée des relations publiques de la revue artistique 4 Taxis co-réalisée par sa sœur[12].
Elle débute dans le doublage au début des années 1990 par l'entremise de Claude Gaignaire en prêtant sa voix à une émission que ce dernier produit. Elle participe ensuite au doublage français de jeux vidéo dont Gabriel Knight 2[4] et effectue des missions de traduction dans ce domaine en traduisant notamment le manuel du jeu Civilization II[13].
Elle fait ses premiers pas dans la direction artistique grâce à Charles de Vries, dirigeant d'une entreprise traduction nommée Voicegroup Inc., qui lui confie la direction d'une séance d'enregistrement puis de films entiers par la suite[4]. Son travail, aussi bien en tant que doubleuse que directrice artistique, s'inscrit en majeure partie dans une niche particulière : celle du doublage en français de films américains diffusés dans les avions dans lesquels les passagers ont la possibilité de choisir leur langue de visionnage et celui de films dont le DVD est vendu aux États-Unis[4].
En 2000, elle fonde sa propre entreprise, Speakeasy Prods, qui réalise le doublage français de films de la traduction à l'enregistrement. Bernadette Colomine supervise aussi l'enregistrement de doublages anglais pour le compte d'autres sociétés et effectue des prestations de consulting en langue française auprès de divers acteurs du monde du divertissement[14],[15],[16]. Elle continue en outre à prêter sa voix à divers projets[4],[17],[18].
Au-delà de sa discographie personnelle, elle participe à d'autres projets musicaux. Elle est à l'origine de l'adaptation en français de chansons de films tels que Moulin Rouge, le Chat potté ou Super Mario Bros.[19]. Elle co-écrit avec Rufus Wainwright le livret de l'opéra Prima Donna (en) dont les premières représentations ont lieu en à Manchester[20],[21]. Elle est également l'autrice de sous-titres français pour les concerts de Leonard Cohen[16].
Vie privée
modifierElle a été mariée pendant 11 ans au chanteur et musicien Terry Durbin jusqu'en septembre 1999 avec lequel elle s'est produite au sein des groupes Apache Dancers et Shoofly[22].
Elle habite le quartier de Silver Lake de Los Angeles depuis son arrivée aux États-Unis[9],[3].
Elle obtient la nationalité américaine en 1992[23].
Doublage
modifierBernadette Colomine a doublé et dirigé le doublage de nombreux films en français destinés à être diffusés dans des avions et en DVD aux États-Unis. Ce mode de distribution particulier empêche de réaliser un inventaire exhaustif de son travail en la matière.
Téléfilms
modifier- 2016 : Un petit souhait pour Noël : Sara Thomas (Lacey Chabert)
Jeux vidéo
modifier- 1995 : The Beast Within: A Gabriel Knight Mystery : Grace Nakimura
- 1996 : Lighthouse: The Dark Being : Liryl, la mère
- 1997 : Koala Lumpur : Voyage vers l'abîme : voix additionnelles
Direction artistique
modifierTélévision
modifier- Hollywood 26 : voix-off de la rubrique « les potins de Bernadette »
Discographie
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Bernadette Colomine in the USA », sur besthistorysites.net (consulté le )
- ↑ « Quelle surprise! », The Advocate, , p. 70 (lire en ligne)
- 1 2 Emily Alpert Reyes, « Hundreds attend vigil for Paris victims at L.A. City Hall », Los Angeles Times, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 Philippe Garnier, « Bernadette et ses voix », Libération, (lire en ligne)
- ↑ « French Dubbing, French Voice Over », sur bernadettecolomine.com (consulté le )
- ↑ Renaud Machart, « « Le monde flamboyant de l’opéra m’attirait » », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Philharmonie de Paris, Programme du week-end Divas, (lire en ligne), p. 14
- ↑ « Daily Dose: Tour De France – Autodidacte », sur jammerzine.com, (consulté le )
- 1 2 François le Grelle, « « Ils arrêtent des parents devant les écoles » : à Los Angeles, les habitants à la recherche de la démocratie en Amérique », Sud Ouest, (lire en ligne)
- ↑ « Performance Art », L.A. Weekly, vol. 7, no 4, , p. 139 (lire en ligne)
- ↑ « Scoring the Clubs », L.A. Weekly, vol. 8, no 7, , p. 97 (lire en ligne)
- ↑ « Deep in the Art of Taxis », L.A. Weekly, vol. 10, no 14, , p. 55 (lire en ligne)
- ↑ « Other Translations », sur bernadettecolomine.com (consulté le )
- ↑ « Bernadette Colomine », sur https://radaris.com (consulté le )
- ↑ « French Dubbing », sur bernadettecolomine.com (consulté le )
- 1 2 « French Language Consulting », sur bernadettecolomine.com (consulté le )
- ↑ « Voice Over in French », sur bernadettecolomine.com (consulté le )
- ↑ « Bernadette Colomine | Voice over actor | Voice 123 », sur voice123.com (consulté le )
- ↑ « French Dubbing, French Voice Over », sur bernadettecolomine.com (consulté le )
- ↑ Renaud Machart, « « Prima Donna », la cantatrice sauve de Rufus Wainwright », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « PRIMA DONNA - Rufus Wainwright », sur rufuswainwright.com (consulté le )
- ↑ « Quelle surprise! », The Advocate, , p. 69-70 (lire en ligne)
- ↑ « « Il y a des antiguerre » », La Dépêche, (lire en ligne)