Bernard Pagès

sculpteur français
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Bernard Pagès, né le à Cahors (Lot) et mort le à Nice (Alpes-Maritimes), est un sculpteur français contemporain, un moment membre du groupe Supports/Surfaces.

Bernard Pagès
Bernard Pagès en 1995.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités

Biographie

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Bernard Pagès est né le [1] à Cahors (Lot). Le jeune Bernard Pagès passe une enfance dans la ferme de ses grands-parents dans le Quercy, dans un village près de Cahors, dans un paysage de pierres et de bois[1].

En 1959 à Paris, il est recalé à l'oral du concours d'entrée aux Beaux-Arts[1]. Il s'inscrit dans un atelier d'art sacré[1], place Furstenberg.

En 1965, à Coaraze, village de l'arrière-pays niçois, il reprend[1] puis abandonne la peinture en faveur de la sculpture, utilisant des matériaux naturels[1]. Il recourt à un outillage très rudimentaire, le plâtre, la terre, le bois, la pierre.

Il rencontre Jacques Lepage qui lui fait connaître Claude Viallat[1], Erik Dietman, plus tard Patrick Saytour, Daniel Biga, Daniel Dezeuze. En 1968 l'exposition des Nouveaux réalistes à Nice le bouleverse et lui fait abandonner la sculpture traditionnelle. Il participe à de nombreuses expositions collectives avec les artistes de Supports/Surfaces, en Italie, puis à Nice[1]. Ce groupe expose aussi du 13 septembre au 15 octobre 1970 à l’ARC[1] (Animation Recherche Confrontation), le département d’art contemporain du Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Cette dernière exposition fait définitivement connaître le nom du groupe[1]. Même si Bernard Pagès ne participe pas à cette exposition à l'ARC, il accepte d'associer son nom à ce label Supports/Surfaces[1].

En 1971, c'est la rupture avec Supports/Surfaces. Bernard Pagès travaille en solitaire, ne se rend plus à Paris et ne participe plus à aucune exposition. Il entreprend alors des séries de Piquets, répertorie des tas de gravier, classe les états d'un Fil de fer recuit (1972), élabore les premiers Assemblages et illustre leur classement par leurs empreintes. Sa participation en 1974 à l'exposition « La nouvelle peinture en France » au musée d'Art et d'Industrie de Saint-Étienne vient achever cette période de retrait.

Il présente l'année suivante à Paris à la galerie Eric Fabre, sa première exposition personnelle, constituée d'une série d'Assemblages. Il participe également à la neuvième Biennale de Paris. Il est invité en 1978 à réaliser des interventions directes sur la nature en trois lieux : au centre américain de Paris, il exécute un lit de 1200 briques ; à Auzole, dans le Lot, un large quart de cercle d'herbe calcinée ; dans la forêt de Neuenkirchen, un grand parcours coloré. Par la médiation de ces « trois empreintes géométriques dans le paysage », il opère un déplacement vers une rigueur plus marquée. Dès la fin de l'été, il entreprend ses premières Arêtes.

En 1983, le Centre Georges-Pompidou à Paris lui consacre une importante exposition[2]. Il commence à travailler sur de plus grandes dimensions. Outre de nouvelles colonnes en pierre et maçonnerie, il réalise des pièces de métal.

À partir de 1985 il exécute des œuvres monumentales dont l'Hommage à Gaston Bachelard, colonne installée à Mailly-Champagne, la fontaine Olof Palme, à La Roche-sur-Yon, l'Hommage à Albert Camus, implanté à Nîmes et la colonne au siège des Affaires Culturelles de la Mairie de Paris.

En 1986, il organise un cheminement de fûts en demi-cercle sur le flanc d'une colline que domine le château d'Édimbourg.

Dans les années 1990, ses sculptures évoluent vers des œuvres en déséquilibre apparent, obliques, c'est la série des Dévers[1] (Le Dévers aux tuiles 1993, Le Dévers aux entrelacs 1993, Le Grand Dévers 1993, Le Dévers aux cuprès 1994, Le Dévers aux falbalas 1994, La Déjetée 1995).

En 2004, il réalise pour la bibliothèque municipale à vocation régionale (BMVR) Alcazar, à Marseille, une rivière de métal, en inox brossé, gravée d'images appartenant aux différentes époques historiques du lieu.

Il meurt le à Nice, à 86 ans[1],[3] des suites d'un cancer.

Vie privée

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Bernard Pagès est le mari de l'autrice Maryline Desbiolles[4].

Œuvres (sélection)

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  • Sans titre, 1979, bois de peuplier peint et ciment coloré, 75 x 135 x 70 cm, musée d'art de Toulon.
  • Clair Obscur III, 1999

Expositions (sélection)

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Expositions personnelles

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Expositions collectives

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Œuvres dans l’espace public

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Collections publiques et privées

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  • Frac (Picardie, Pays de Loire, Limousin, Languedoc Roussillon, Paca, Bretagne, Val de Loire)[8]
  • Ville de Paris
  • Musée Cantini, Marseille
  • Musée Réattu, Arles
  • Musée des Beaux Arts, Toulon
  • Musée Picasso, Antibes
  • Mamac, Nice
  • Musée Art Moderne, Ville de Paris
  • Centre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne
  • Musée de L'abbaye de Sainte-Croix, Les sables d'Olonne
  • Musée de Grenoble
  • Musée d'art moderne, St Etienne
  • Musée de Poitiers
  • Centre d'art de Mont de Marsan
  • FNAC Paris
  • Capc Bordeaux
  • Château d'Arsac, Bordeaux
  • Musée Denys Puech, Rodez
  • Musée de Céret (dépôt du CNAP)
  • Centre d'art contemporain de Vassivière en Limousin
  • BEI - Banque européenne d'investissement, Luxembourg
  • Musée de Anvers, Belgique

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Philippe Dagen, « Bernard Pagès, sculpteur des limites de l’équilibre, est mort », Le Monde, no 25444,‎ , p. 24 (lire en ligne Accès payant)
  2. ↑ « Exposition Bernard Pagès 18 déc. 1982 - 21 févr. 1983,Centre Georges Pompidou, Paris », sur Centre Georges Pompidou
  3. ↑ Damien Allemand, « Il habitait près de Nice : le sculpteur et peintre Bernard Pagès est mort à l’âge de 86 ans », sur Nice-Matin, (consulté le )
  4. ↑ Maryline Desbiolles, « Manger du feu », La Croix, no 40253,‎ , p. 24
  5. ↑ « Sculpter la couleur pure », sur Réseau documents d'artistes (consulté le ).
  6. ↑ Anciennement Plaza Altamira.
  7. ↑ William Chevillon, l'art dans l'espace public à La Roche-sur-Yon, 2016. Archives départementales de la Vendée BIB C 1268-1.
  8. ↑ Œuvres de Bernard Pagès dans les collections publiques françaises d'art moderne et contemporain, site videomuseum.fr.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Bernard Pagès à Saint-Trophime. Arles 1992
  • Bernard Pagès Biennale de la sculpture. Catalogue d’Avalon 1998
  • Bernard Pagès, Élancées de fêtes, mais tenant au socle du monde, James Sacré. Éditions La Pionnière/Pérégrines, 2009
  • Bernard Pagès Xavier Girard. Centre Régional d’Art contemporain de Midi- Pyrénées. 1989
  • Bernard Pagès Installation / peinture. Œuvres de la collection du Musée d’Art Moderne de Saint Étienne. 1999
  • Bernard Pagès in reConnaître. Catalogue de l’exposition du Château de Villeneuve à Vence 2001
  • Méditerranée 1 - Marie-Lyne Constantini, Patrick Lanneau, Bernard Pagès, Serge Plagnol, Publications de l'Hôtel des arts, Conseil général du Var, 2002
  • Pagès in repères, cahiers d’art contemporain no 35 Galerie Maeght Lelong, Paris
  • Pagès Surgeons et acrobates in repères, cahiers d’art contemporain no 100, Éditions Galerie Lelong, Paris
  • Bernard Pagès par Xavier Girard in catalogue des expositions Bernard Pagès aux musées Henri-Martin de Cahors et Henri-Matisse de Nice 1995-1996
  • Bernard Pagès, ou l’inespéré in " reConnaître " Bernard Pagès, œuvres 1966/2000. Éditions Réunion des Musées Nationaux
  • Bernard Pagès à Saint-Trophime. Arles 1992

Liens externes

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