Bernard de Ruthie
Bernard de Ruthie (alias de Ruthy, de Ruthye, en basque Urruti), né vers 1500, mort le 31 mai 1556, est un prélat, abbé de Pontlevoy et grand aumonier de France.
| Bernard de Ruthie | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | vers 1500 Château de Ruthie (Aussurucq) |
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| Décès | ||||||||
| Abbé de l'Église catholique | ||||||||
| Abbé commendataire de Pontlevoy | ||||||||
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| Autres fonctions | ||||||||
| Fonction religieuse | ||||||||
| Premier aumônier de France (1542-1552) Grand aumônier de France (1552-1556) |
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Biographie
modifierMembre d’une famille de la noblesse basque de Soule[1], fils semble t-il d'un autre Bernard de Ruthie mort jeune (père et fils parfois confondus en une même persionne), il est le neveu[2] de Pierre de Ruthie (+1542), seigneur héréditaire du château de Ruthie à Aussurucq (Soule), premier de sa famille à se mettre au service du roi de France et qui devint conseiller du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, premier écuyer de la petite écurie et lieutenant de la vénerie, capitaine châtelain de Mauléon et gouverneur du pays de Soule, capitaine du Château-Neuf de Bayonne, de ceux de Saint-Germain-en-Laye et de Tombelaine et du pont de Rouen, capitaine des forêts de Livry, de Bondy, de Crécy-en-Brie et de Saint-Germain-en-Laye, et finalement, par achat en 1537, seigneur de Cheverny (Orléanais)[3].
Bernard de Ruthie, cadet de la famille, grandissant auprès de son oncle, est destiné aux affaires religieuses et est nommé en 1541 abbé commendataire de Notre-Dame de Pontlevoy (diocèse de Chartres). Bernard de Ruthie est aussi nommé protonotaire apostolique du Saint-Siège, commandeur de Saint-Jacques du Haut Pas, à Paris, et prieur de Notre-Dame de Hennemont. À la mort de son oncle, il reçoit la seigneurie de Cheverny.
Il se distingue rapidement auprès du roi François Ier qui le nomme aumônier en 1542. Il est maintenu à ce poste par le nouveau roi Henri II en 1547. Bernard de Ruthie est alors un proche de la maîtresse du roi Diane de Poitiers et il est chargé par celle-ci de la gestion de ses intérêts. Il prend ainsi possession en son nom du château de Chenonceau, lorsque le roi Henri II en fit cadeau à sa favorite le 1 septembre 1547, et en devient intendant[4].
En remplacement de Jean de Gaigny, décédé le 25 novembre 1549, il est nommé premier aumônier du Roi[5]. Il est en même temps nommé à la commanderie d'Ordiarp en Soule (1549-1551)[6]. En 1551, il offre le château de Cheverny à Diane de Poitiers.
Le grand aumônier Pierre Duchâtel étant décédé le 3 février 1552, Bernard de Ruthie est nommé grand aumonier de France par lettres du roi Henri II données à Sedan le 1 juillet 1552[7]. Il prête serment le 21 août suivant. Étant donné que Bernard de Ruthie n'avait toujours pas été nommé à une charge épiscopale, en 1555 le roi Henri II écrivit au pape une lettre pour le prier d’accorder à Bernard de Ruthie, abbé de Pontlevoy, grand aumônier, non évêque, et ses successeurs grands aumoniers de france, qu’ils fussent créés, nommés et sacrés évêques de la Cour. Bernard de Ruthie décède cependant le 31 mai 1556 sans avoir reçu la consécration épiscopale. Louis de Brézé, neveu de Diane de Poitiers, fut désigné pour lui succeder à la grande-aumônerie et à l'abbaye de Pontlevoy.
Références
modifier- ↑ Joël Larroque, Le Château de Ruthie à Aussurucq et ses seigneurs, Mauléon-Licharre, Association Ikerzaleak, (lire en ligne).
- ↑ Charles Bonnet, Saint-Germain-en-Laye sous François Ier, d'après les Minutes du Notariat royal de la Ville (juin 1542-juin 1543), Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, (lire en ligne), p. 192.
- ↑ Pierris de Casaliverety, Journal de Pierris de Casalivetery, notaire royal de Mauléon de Soule, Paris, H. Champion, (lire en ligne), p. 22–23.
- ↑ Diane Brochier, Le chantier d’un jardin sur l’eau : l’exemple du parterre de Diane de Poitiers au château de Chenonceau (1551-1557), Journals. Open Edition, (lire en ligne).
- ↑ Abbé Oroux, Histoire ecclésiastique de la cour de France, où l'on trouve tout ce qui concerne l'histoire de la Chapelle, & des principaux officiers ecclésiastiques de nos rois, Paris, (lire en ligne), p. 105.
- ↑ Victor Dubarat, La Commanderie et l'hôpital d'Ordiarp, dépendance du monastère de Roncevaux en Soule (Basses-Pyrénées), Paris, (lire en ligne), p. 45.
- ↑ Abbé Oroux, Histoire ecclésiastique de la cour de France, où l'on trouve tout ce qui concerne l'histoire de la Chapelle, & des principaux officiers ecclésiastiques de nos rois, Paris, H. Champion, (lire en ligne), p. 107.