Bertrand Badré
Bertrand Badré, né le à Versailles, est un homme d'affaires français.
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Banquier, fonctionnaire, directeur financier |
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HEC Alumni (d) |
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En 2003, il est membre du cabinet du président de la République Jacques Chirac, puis devient directeur financier de deux grandes banques françaises : d'abord du Crédit agricole de 2007 à 2011, puis de la Société générale de 2011 à 2013. De 2013 à 2016, il est directeur financier de la Banque mondiale et, en 2016, il crée le fonds d'investissement Blue like An Orange.
Biographie
modifierJeunesse
modifierBertrand Badré est né à Versailles le 10 . Il est le fils de Denis Badré, sénateur des Hauts-de-Seine jusqu'en 2011, maire de Ville-d'Avray et directeur général de l’Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA).
Élève du lycée Hoche, Bertrand Badré est diplômé de l'université Paris-IV en histoire, de HEC Paris, de Sciences Po Paris et de l'École nationale d'administration (ENA), dont il sort dans le corps de l'Inspection générale des finances[1].
Carrière
modifierIl commence sa carrière à BFI-Ibexsa en 1989, et travaille ensuite au ministère des Finances au sein de l'Inspection générale des finances[2].
En 1999, il devient directeur-adjoint de la banque Lazard à Londres, puis vice-président, et directeur à New York (2000)[2]. Il devient associé à Paris en 2004, et travaille notamment sur la restructuration de l’Eurotunnel[3],[1].
En 2003, il rejoint le cabinet du président de la République Jacques Chirac et participe à l’organisation du sommet du G8 à Évian : il prépare l’adoption du Plan d'Action pour l'Eau, ainsi qu'un partenariat entre le G8 et le projet Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD)[4].
Il contribue à la conception financière du Finance Facility for Immunization (IFFIm) pour l’Alliance globale pour les vaccins et l'immunisation (GAVI)[réf. souhaitée]. En 2004, il est également rapporteur général du rapport Landau sur « le financement et développement et taxation internationale », à l’origine de la création de Unitaid, où près de 2 milliards de dollars sont mobilisés pour la recherche et les vaccins grâce à une taxe de solidarité sur les billets d'avion[5],[6].
Le , Bertrand Badré devient directeur financier du Crédit agricole[1] puis, entre 2011 et 2013, du groupe Société générale[1].
D' à , il est vice-président de la Société de financement de l'économie française (SFEF), créée par le gouvernement pour soutenir les banques et le financement de l’économie[7].
À la Banque mondiale
modifierEn 2013, Bertrand Badré est nommé directeur général finances de la Banque mondiale, et dans ce cadre va représenter l’organisation au sein du G7, du G20, et du Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board ou FSB).
Le passage de Badré à la Banque mondiale est également marqué par un conflit avec le personnel en . Jim Yong Kim, alors président de l'institution, verse en effet une prime inhabituelle de 189 000 $ à Badré, alors que celui-ci avait pour mission de faire des économies en interne grâce à des réductions d'effectifs, des baisses de salaires et des restructurations[8].
Fonds d'investissement
modifierIl quitte la Banque mondiale en 2016, et lance un fonds d'investissement baptisé Blue like An Orange. Le , sa société boucle sa première levée de fonds, recueillant 180 millions d'euros[9],[10].
Autres mandats
modifier- Membre du Conseil d'Administration de l'Institut Aspen France[réf. souhaitée]
- Young Leader de la French-American Foundation (2002)[11]
- Membre du Conseil d'Administration d'Eurazeo (2010-2012)[12]
- Membre du comité de parrainage du Collège des Bernardins[13]
- Président de la fondation Paris Agreement Research Commons (PARC)[14], qui fait partie du réseau de l'Institut Louis Bachelier et qui héberge notamment l'Observatoire de la finance durable
Vie privée
modifierIl est le petit-fils de Louis Badré, un ingénieur général des eaux et forêts qui fut directeur général de l'Office national des forêts, et le fils de Denis Badré, polytechnicien et ingénieur des eaux et forêts, ancien patron de l'administration du ministère de l'Agriculture et de celui de l'Environnement, et homme politique. Il a hérité de ces deux ancêtres un catholicisme militant[10].
Marié en 1995 à Vanessa du Merle, juriste et historienne d'art, Bertrand Badré est le père de quatre enfants[15].
Décorations
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Chevalier de la Légion d'honneur, avec la mention 30 ans de services, en 2019[16].
Publications
modifierOuvrages
modifier- Entreprises en Révolution, avec Philippe Colombet, J.-C. Lattès, 1990 (ISBN 978-2-7096-0903-6).
- La mondialisation a-t-elle une âme ? : textes réunis à l'occasion du séminaire « Morale, spiritualités et vie des affaires » de l'Université Paris IX-Dauphine (novembre 1997-février 1998), sous la direction de Bertrand Badré, Philippe Chalmin et Nicolas Tissot, Economica, 1998 (ISBN 978-2-7178-3769-8).
- Eau, avec Michel Camdessus, Ivan Chéret et Pierre-Frédéric Ténière-Buchot, Robert Laffont, 2004 (ISBN 978-2-221-10188-9).
- Le Sursaut : vers une nouvelle croissance pour la France, rapport du groupe de travail présidé par Michel Camdessus, La Documentation française, 2004 (ISBN 978-2-11-005779-2).
- Money Honnie : et si la finance sauvait le monde ?, Débats Publics, 2016 (ISBN 978-2-37509-004-6).
- Voulons-nous (sérieusement) changer le monde ?, avec la contribution de Vincent Pellissier de Féligonde, Mame, 2020 (ISBN 978-2-7289-2810-1).
- Des femmes et des hommes : le pouvoir en partage, avec Fabienne Alamelou-Michaille, Actes Sud, 2024 (ISBN 978-2-330-19030-9).
Préfaces
modifier- L'Après-crise en 60 leçons, de Sandrine Voizot, préface de Bertrand Badré, Michalon, 2014 (ISBN 978-2-84186-735-6).
- Le financement des biens publics mondiaux, Revue d'économie financière, no 151, préface de Bertrand Badré et Bruno Cabrillac, Association d'économie financière, 2023 (ISBN 978-2-37647-087-8).
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Marie Visot, « Bertrand Badré: «Il faut mettre la finance au service du bien commun» », Le Figaro Économie, , p. 31 (lire en ligne
). - 1 2 « Bertrand Badré, Banque mondiale », Ouest-France, (consulté le )
- ↑ « Communiqué de presse : Nouvelle arrivée au Conseil d’Administration de Groupe Eurotunnel SE », sur Getlink, .
- ↑ Ninon Renaud, « Bertrand Badré veut repenser la finance », Les Échos, (lire en ligne
). - ↑ (en) « Rapport Landau sur le financement et développement et taxation internationale » [PDF], sur Convention sur la diversité biologique, .
- ↑ Bertrand Badré et Jean-Pierre Landau, « Une fiscalité internationale pour le développement ? », .
- ↑ Arrêté du 22 décembre 2009 portant agrément des nouveaux dirigeants de la Société de financement de l'économie française.
- ↑ (en) « The World Bank: Rebellion in ranks, essentially between the haves and have-mores », The Economic Times, (ISSN 0013-0389, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Isabelle Chaperon, « Bertrand Badré ou la nouvelle vie d’un chantre de la finance durable », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Laurance N'Kaoua, « Bertrand Badré, financier militant », Les Échos, (lire en ligne).
- ↑ (en) « The World After COVID-19 », sur French-American Foundation, (consulté le ).
- ↑ (en) « World Bank Group Announces Bertrand Badré as Managing Director for Finance and CFO », sur World Bank, .
- ↑ « Comité de parrainage », sur Collège des Bernardins (consulté le )
- ↑ Séverine Leboucher, « Bertrand Badré, Président de la fondation PARC », sur L'Actuariel, (consulté le ).
- ↑ « Bertrand Louis Maurice Badré », Who's Who in France, , p. 168.
- ↑ « Décret du 31 décembre 2019 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur », sur Légifrance, .