Bertrand Dufourcq

diplomate français

Bertrand Dufourcq, né le dans le 7e arrondissement de Paris et mort le dans le 15e arrondissement de Paris, est un diplomate français, ambassadeur de France, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, président du Centre de musique baroque de Versailles de 1998 à 2009 et de la Fondation de France de 2000 à 2007.

Biographie

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Famille

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Bertrand Dufourcq est né le dans le 7e arrondissement de Paris[1]. Fils du musicologue Norbert Dufourcq, il étudie à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'École nationale d'administration (1959-1961, promotion Lazare Carnot)[2],[3].

Il est l'époux d'Élisabeth Dufourcq, historienne, haute fonctionnaire, écrivaine et secrétaire d'Etat à la Recherche en 1995 et le père de Nicolas Dufourcq, directeur général de la Banque publique d'investissement[4].

Parcours professionnel

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Diplomate, Bertrand Dufourcq est notamment ambassadeur au Congo (1976-1978), près le Saint-Siège (1985[5]-1988), en URSS puis en Russie (1990-1992) et en Allemagne (1992-1993)[6],[7] ; et secrétaire général du ministère des Affaires étrangères (1993-1998)[8].

En tant que directeur des affaires politiques au Quai d'Orsay, il participe en 1990 aux négociations du traité 4+2 portant sur la réunification allemande[9]. Il est le chef de la délégation française qui négocie en avec les deux États allemands, les trois autres États alliés (États-Unis, URSS et Royaume-Uni) et la Pologne les modalités de la réunification allemande, défendant la nécessité d'un accord formel germano-polonais de reconnaissance de la ligne Oder-Neisse. Dans son rapport, il souligne la satisfaction des différents pays signataires[10].

En 1998, en tant que secrétaire général du Quai d'Orsay, il est envoyé à deux reprises par le président Jacques Chirac comme négociateur auprès de Saddam Hussein[11],[12].

Bertrand Dufourcq est président du Centre de musique baroque de Versailles (1998-2009) et de la Fondation de France (2000-2007)[13].

Il meurt le dans le 15e arrondissement de Paris[1],[14].

Son fils, Nicolas Dufourcq, publie en 2020 un livre de documents et de témoignages autour des principaux événements auxquels a participé son père, la réunification allemande et la chute de l'URSS[3].

Distinctions

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Notes et références

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  1. 1 2 « Dufourcq Bertrand Charles Albert Antoine », sur matchID - Fichier des décès (consulté le ).
  2. Laurance N'Kaoua, « Bertrand Dufourcq, ambassadeur de France, est décédé », Les Échos, (lire en ligne).
  3. 1 2 Thomas Gomart, « Bertrand Dufourcq ou la diplomatie en action », Études, (lire en ligne).
  4. 1 2 « Biographie de Bertrand Dufourcq, Ambassadeur de France », sur www.whoswho.fr (consulté le ).
  5. « M. Bertrand Dufourcq est nommé ambassadeur auprès du Saint-Siège », Le Monde, (lire en ligne).
  6. « Allemagne - Bertrand DUFOURCQ », Les Échos, (lire en ligne).
  7. Thomas Wieder, « Regards de diplomates sur la chute du Mur », Le Monde, (lire en ligne).
  8. « Bertrand Dufourcq a été nommé secrétaire général du Quai d'Orsay », Le Monde, (lire en ligne).
  9. « Bertrand Dufourcq : « Pour Mitterrand, tout s’articule autour de l’idée de la construction européenne » », sur Toute l'Europe.eu (consulté le ).
  10. Tilo Schabert (trad. de l'allemand par Olivier Mannoni), Mitterrand et la réunification allemande : Une histoire secrète (1981-1995), Bernard Grasset, (ISBN 978-2-246-65711-8), p. 538-541, 550-552.
  11. Jean-Pierre Perrin et Jacques Amalric, « Comment la diplomatie a évité la deuxième guerre du Golfe. A l'issue d'une course contre la montre, la crise irakienne a été désamorcée sans recours à la force. Récit, vu des coulisses. », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
  12. « Jacques Chirac envoie un message de fermeté à Bagdad », L'Humanité, (lire en ligne, consulté le ).
  13. « L’ancien ambassadeur Bertrand Dufourcq est décédé », sur Acteurs publics, (consulté le ).
  14. « Hommage à Bertrand Dufourcq, un homme de cœur », sur www.fondationdefrance.org, (consulté le ).
  15. 1 2 3 4 5 6 « Dufourcq Bertrand Charles Albert Antoine », sur Liste unique des décorés Archives de la Légion d'honneur (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Nicolas Dufourcq, Retour sur la fin de la guerre froide et la réunification allemande: témoignages pour l'histoire, Paris, Odile Jacob, (ISBN 978-2-7381-5457-6).
  • Frédéric Bozo, Mitterrand, la fin de la guerre froide et l'unification allemande. De Yalta à Maastricht, Odile Jacob, 2005.

Liens externes

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