Bette Nesmith Graham
Bette Nesmith Graham, née le à Dallas et morte le à Richardson, est une secrétaire dactyolographe et entrepreneuse américaine connue pour avoir inventé le correcteur liquide de même que la marque Liquid Paper, qu'elle vend à partir de 1956[1].
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Correcteur liquide, Gihon Foundation (d) |
Elle est également la mère du musicien Michael Nesmith (1942-2021) du groupe The Monkees.
Biographie
modifierEnfance et éducation
modifierInvention du correcteur liquide
modifierBette Nesmith Graham débute comme secrétaire[2],[4] exécutive auprès du président du conseil d'administration de la Texas Bank and Trust[5]. Les machines à écrire électrique se démocratisent et de nombreuses erreurs sont commises lors de l'apprentissage, alors qu'il faut dactylographier rapidement, même en cas de fatigue. Les erreurs sont difficiles à effacer du fait des rubans de film carbone désordonnés[C'est-à-dire ?][3],[5].
Bien que sans formation d'ingénieure, son intérêt pour la peinture et la conception graphique l'amène à inventer le correcteur liquide en 1951 pour aider les femmes dans leur travail[2]. L'outil simple permet de rectifier les erreurs écrites rapidement[4]. À la manière des peintres qui recouvrent leurs erreurs de peinture, Nesmith prépare un mélange de tempera et de teinture blanche[5] dans un flacon de vernis à ongles dans sa cuisine[6].
Carrière de dirigeante
modifierÀ l'origine, le produit s'appelle Mistake Out autour duquel elle fonde et dirige une entreprise en 1956. Il prend la forme d'une petite bouteille ou d'un stylo[2]. Le produit est perfectionné à l'aide du chimiste en polymère Bill Mallow[6]. L'entreprise prospère grâce aux réseaux de ventes traditionnelles aux distributeurs et par l'industrie des produits de bureau[2].
En 1957, elle vend une centaine de bouteilles de correcteur par mois[7]. Cette même année, le vendeur de machines à écrire IBM refuse de souscrire au produit. Ils changent d'avis suite à la communication de General Electric à ce sujet un an plus tard[8].
Le produit est finalement breveté[5] et devient une marque : l'entreprise prend ainsi le nom de Liquid Paper Corporation[2]. En 1964, l'entreprise devient rentable en vendant 500 bouteilles de correcteur par semaine. Son secret commercial[Lequel ?] l'aide à se défaire de la concurrence qui sont au nombre de 30 en 1979[8], comme Wite-Out créée en 1966[6].
En 1968, l'entreprise est valorisée plusieurs millions de dollars et innove dans une usine de fabrication et de stockage à Dallas comprenant des machines de production automatisées[6]. En 1969, l'entreprise vend un million de bouteilles de correcteur, en 1972 cinq millions et en 1975, 25 millions[7]. L'entreprise ouvre par la suite des bureaux et usines au Canada, en Angleterre, en Belgique et en Australie. Elle emploie 300 personnes et exporte dans 31 pays[2].
En 1979, Bette Nesmith vend sa société à la Gillette Corporation pour 47,8 millions de dollars[5]. Une partie de l'argent de la vente est réinvestie dans la création du studio de musique Pacific Arts Studio de son fils Michael Nesmith des Monkees[3]. Son fils entretient l'entreprise en paraissant dans des publicités commerciales pour ses produits dans les années 1990, trente ans après avoir percé[pas clair][6].
Engagement féministe et philanthrope
modifierAu-delà de sa participer à l'amélioration du quotidien des femmes, Nesmith met en place des actions sociales dans son entreprise pour améliorer le quotidien de ses salariés en faisant créer une bibliothèque, une garderie, en mettant en place une politique de recrutement anti-raciste et en incluant les salariés dans les décisions de l'entreprise[5].
Elle consacre une partie de sa fortune à la création de deux fondations pour aider les femmes[5] : la Fondation Gihon en 1976 sur la collection d'artistes femmes comme Georgia O'Keeffe, Mary Cassatt et Helen Frankenthaler[9] et la Fondation Bette Clair McMurray en 1978 pour aider les femmes défavorisées[5].
Notes et références
modifier- ↑ « Bette Nesmith Graham: Liquid Paper Inventor », sur www.women-inventors.com (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 (en) Tanya Tarr, « How This Former Secretary Built A Multimillion-Dollar Corporation (Without Any Capital) »
, sur Forbes, (consulté le ). - 1 2 3 (en) See Mothers, « Bette Nesmith Graham: Liquid Paper », Chicago Tribune, , p. 73 (lire en ligne
, consulté le ). - 1 2 (en) « Overlooked No More: Bette Nesmith Graham, Who Invented Liquid Paper », The New York Times, (lire en ligne
). - 1 2 3 4 5 6 7 8 « Bette Graham | Lemelson », sur lemelson.mit.edu (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 (en) Zachary Crockett, « The secretary who turned Liquid Paper into a multimillion-dollar business »
, sur thehustle.co, (consulté le ). - 1 2 « Liquid Paper - About Us » [archive du ], sur www.liquidpaper.com (consulté le ).
- 1 2 (en-US) « Perseverance, thy name is Bette », sur www.uspto.gov (consulté le ).
- ↑ (en) Texas State Historical Association, « Bette Graham: The Inventor of Liquid Paper and Philanthropist », sur Texas State Historical Association (consulté le ).
Liens externes
modifier- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :