Beverly Marsh

personnage du roman Ça

Beverly « Bev » Marsh est un personnage de fiction issu du roman Ça de Stephen King, paru en 1986. Membre du Club des Ratés, elle est la seule fille du groupe, partageant une relation amoureuse avec Bill Benbrough, puis Ben Hanscom[1]. Elle est aussi victime des violences de son père, Alvin Marsh[2].

Beverly Marsh
Personnage de fiction apparaissant dans
Ça.

Alias Bev
Naissance 1946/1947, Derry (Maine)
Sexe Féminin
Activité Styliste
Famille Alvin Marsh (père)
Elfrida Marsh (mère)
Tom Rogan (ex-mari)
Ben Hanscom (mari)
Entourage Bill Denbrough
Richie Tozier
Eddie Kaspbrak
Stanley Uris
Mike Hanlon
Ennemie de « Ça » / Grippe-Sou le Clown Dansant/ Robert « Bob » Gray
Henry Bowers
Patrick Hockstetter

Créée par Stephen King
Interprétée par Emily Perkins
Annette O'Toole
Sophia Lillis
Jessica Chastain
Films Ça
Romans Ça
Séries « Il » est revenu
Ça : Bienvenue à Derry
Première apparition Ça (roman)
Dernière apparition Ça : Bienvenue à Derry

Lors de l’adaptation de 1990 : « Il » est revenu, le rôle enfant est interprétée par Emily Perkins, et le rôle adulte par Annette O'Toole. Lors de l’adaptation au grand écran de 2017, Sophia Lillis prend le rôle et dans la suite de 2019, c’est Jessica Chastain qui interprète le personnage.

Sophia Lillis reprend son rôle de Beverly pour un caméo dans la série HBO Max Ça : Bienvenue à Derry, préquelle aux films diffusée depuis 2025[3].

Le personnage apparaît dans une autre œuvre de King : 22/11/63, paru en 2011[4].

Biographie

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Analyse

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Controverse

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La scène du roman où la préadolescente Beverly couche avec les autres membres du Club des Ratés dans les égouts de Derry après avoir vaincu Ça pour la première fois est devenue l’un des événements les plus controversés du roman. Cette scène a été omis de la série de films d’Andy Muschietti ainsi que de la mini-série de 1990. La scène avait été prévue dans le scénario original de Cary Joji Fukunaga, mais a été retirée une fois Muschietti impliqué[5],[6],[7],[8]. Annette O’Toole a admis ne pas aimer la suppression de la scène d’orgie des Ratés dans la mini-série : « C’était leur plus grand attachement l’un envers l’autre – elle pensait qu’ils allaient tous mourir, et c’était un cadeau qu’elle offrait à chacun d’eux, et moi c’était le plus beau, généreux et rempli d’amour, et cela les unissait tous d’une manière incroyable. »[9]

Représentation des victimes d’abus

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Tout au long du roman, Beverly est constamment maltraitée par les hommes de sa vie. Enfant, elle est victime de violences physiques de la part de son père, Alvin. À l’âge adulte, en raison des souvenirs refoulés de Derry, elle épouse Tom Rogan, qui est violent physiquement, sexuellement et émotionnellement envers elle. Les abus que Beverly a subis de la part de son père ont été décrits comme l’un des éléments les plus troublants du roman en raison de ses connotations réalistes[10],[11],[12].

Perte de l'innocence

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Comme Bill Denbrough, Beverly reflète les thèmes du roman : la maturité et la perte de l’innocence. Si cela est particulièrement évident dans les rencontres sexuelles controversées dans les égouts, Beverly fait aussi face à la maturité de différentes manières tout au long du roman. Beverly lutte avec la naissante de sa féminité et commence à affronter d’autres problèmes. Cela est montré plus explicitement dans l’adaptation cinématographique de 2017, où Beverly tente d’acheter des tampons à la pharmacie locale. Dans cette scène, Beverly rencontre pour la première fois Bill, Eddie et Stan. Beverly croise les garçons dans une tentative d’éviter Greta Bowie (rebaptisée Greta Keene dans cette adaptation), afin d’éviter d’être humiliée davantage de sa part, car Keene avait auparavant déversé un sac de déchets sur Beverly et l’avait « humiliée ». Beverly tente de cacher les produits aux garçons pour éviter l’embarras, puis tente de les cacher à son père violent, sans succès. Après que son père lui a demander si elle était « toujours sa petite fille », Beverly se coupe les cheveux dans sa salle de bain en signe de défi. Beverly doit affronter plus d’idées de maturité que les autres membres du Club des Ratés à cause des abus qu’elle subit à la maison et des rumeurs de promiscuité qui la suivent à l’école. Beverly doit trouver sa propre façon de mûrir pour devenir une femme, ce qui a aidé le personnage à se démarquer auprès de nombreux lecteurs[13],[14],[15].

Adaptations

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Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Beverly Marsh » (voir la liste des auteurs).
  1. (en-US) « Does Beverly ever love Ben? *Spoilers* », sur The StephenKing.com Message Board, (consulté le )
  2. « Client Challenge », sur stephen-king.fandom.com (consulté le )
  3. « Ça Bienvenue à Derry saison 1 : Caméo surprise dans le final lié aux films (spoilers) », sur Brain Damaged, (consulté le )
  4. (en-US) Gilbert Cruz, « How 11/22/63 Fits Into Stephen King’s Ever-Expanding Universe », Time, (ISSN 0040-781X, lire en ligne, consulté le )
  5. (en) Alex Leadbeater, « The Original Script for IT Was Insane », sur ScreenRant, (consulté le )
  6. (en) Carroll Franklin Terrell, Stephen King: Man and Artist, Northern Lights, (ISBN 978-0-9621570-9-7, lire en ligne)
  7. (en) Tony Magistrale, The Dark Descent: Essays Defining Stephen King's Horrorscape, Bloomsbury Academic, (ISBN 978-0-313-27297-4, lire en ligne)
  8. (en) Neil Weiner et Sharon E. Robinson Kurpius, Shattered Innocence: A Practical Guide for Counseling Women Survivors of Childhood Sexual Abuse, Taylor & Francis, (ISBN 978-1-56032-348-8, lire en ligne)
  9. (en) « Stephen King's It: 25th Anniversary », SciFiNow, vol. 2, , p. 162
  10. (en-US) Danielle Turchiano, « ‘It’ Scene Stealer Sophia Lillis on Creating a Rebellious Beverly With Director Andy Muschietti », sur Variety, (consulté le )
  11. (en) Haleigh Foutch, « What the IT Movie Gets Right (And Wrong) About Beverly Marsh », sur Collider, (consulté le )
  12. (en-US) « The Importance of Beverly Marsh - Horror Virgin », Horror Virgin, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  13. (en-GB) Steve Rose, « Innocence lost: Stephen King’s It and the real-life horror of kids in Hollywood », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  14. « INNOCENCE LOST AS A RECURRING MOTIF IN STEPHEN KING’S HORROR », (consulté le )
  15. (en) Adam White, « Why the It movie left out Stephen King's Losers' Club sewer orgy », sur The Telegraph, (consulté le )

Liens externes

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