Bijan Abdolkarimi
Bijan Abdolkarimi (en persan : بیژن عبدالکریمی), né le à Téhéran, est un philosophe iranien et un professeur d'université dont le travail porte sur la pensée heideggerienne.
| Naissance | |
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| Principaux intérêts |
La philosophie de Heidegger |
| Idées remarquables |
Monde Nietzschéenne |
| Œuvres principales | Monde Nietzschéenne |
| Influencé par |
Il est, depuis 2002, titulaire d'une chaire à l'Université islamique Azad. La même année, Abdolkarimi obtient un doctorat en philosophie de l'Université musulmane d'Aligarh. Il est également titulaire d'une licence de philosophie de l'université de Téhéran[1],[2].
Points de vue
modifierLes principales caractéristiques de la pensée d’Abdolkarimi peuvent être résumées comme suit :
Abdolkarimi cherche à proposer une interprétation spirituelle et méditative de la pensée de Heidegger. La relation entre l’Occident et l’Orient constitue la principale question de sa réflexion philosophique. Il critique fermement toute compréhension idéologique ou théologique de l’Occident et de l’Orient, et privilégie une compréhension historique et phénoménologique de ces deux traditions. Il a travaillé sur la théorie de la « fin de la théologie » et sur ses implications critiques. Dans le sillage de Gianni Vattimo, il considère que la principale caractéristique philosophique de notre époque est l’« ontologie détruite » (destroyed ontology). Abdolkarimi interprète cette idée de Vattimo comme une forme d’« absence de métaphysique » (metaphysicslessness) propre à notre époque. Toutefois, dans sa pensée, le terme « métaphysique » ne se limite pas à son sens grec classique et désigne plus largement toute tradition théorique historiquement constituée. Abdolkarimi estime que la pensée future de l’être humain prendra la forme d’une pensée non séculière et non théologique : une manière de penser qui s’oppose à une interprétation séculière et matérialiste du monde, tout en ne s’inscrivant dans aucun système théologique historique particulier.
Bibliographie
modifier- Réflexions sur le paradoxe de la démocratie dirigée, Eshraghieh Press, Téhéran, 1989.
- Shariati et le fait d’être politisé, Resa Institute of Cultural Service, Téhéran, 1995.
- Pensée et politique, Téhéran : Elmi o Farhangi, 1977.
- L’histoire de moi et de toi, Téhéran : Critique de la culture, 2001.
- Heidegger et la transcendance (Commentaire de l’interprétation par Heidegger de la Critique de la raison pure de Kant), Téhéran : Critique de la culture, 2002.
- Émancipation ou domination ? (Critique du système d’éducation religieuse en Iran), avec Mohammad Ali Mohammadi, Téhéran : Critique de la culture, 2002.
- Monisme ou pluralisme ? (Pensée mobile ou pensée sans domicile) (Critique de L’Enchantement du monde moderne de Daryoush Shaygan), Téhéran : Critique de la culture, 2004.
- Le monde nietzschéen et nous, Elm Publication, Téhéran, 2009.
- Hegel ou Marx ? (Critique des intellectuels iraniens), Téhéran : Critique de la culture, 2002.
- Heidegger en Iran, Institut iranien de philosophie, 2013.