Billy Elliot

comédie dramatique britannique

Billy Elliot est une comédie dramatique britannique réalisée par Stephen Daldry sur un scénario de Lee Hall, mettant en scène Jamie Bell dans le rôle-titre. Produit par Working Title Films, le film est sorti le au Royaume-Uni et le en France. Avant sa sortie, le film a été présenté la même année à la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes sous le titre Dancer.

Billy Elliot
Description de l'image Billy Elliot.png.
Titre original Billy Elliot
Réalisation Stephen Daldry
Peter Darling (chorégraphie)
Scénario Lee Hall
Musique Stephen Warbeck
Acteurs principaux Jamie Bell
Julie Walters
Gary Lewis
Jamie Draven
Sociétés de production Working Title Films
BBC Films
Tiger Aspect Productions
avec l'association de
Arts Council of England
WT2 Productions
Pays de production Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Comédie dramatique
Durée 110 minutes
Sortie 2000

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Billy Elliot a obtenu quatre British Independent Film Awards en 2000[1], un prix lors du Motovun Film Festival 2000, trois British Academy of Film and Television Arts 2001, un London Critics Circle Film Award et un Amanda Award.

Synopsis

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Dans le nord-est de l'Angleterre, en 1984, Billy Elliot est un jeune garçon de onze ans qui habite dans une petite ville minière du comté de Durham avec son père Jackie, son frère aîné Tony et sa grand-mère maternelle. Sa mère est décédée. Comme le voisinage, le père et le fils aîné font le même métier : mineur. Billy, quant à lui, va encore à l'école et fait de la boxe après la classe. C'est son père qui le pousse à pratiquer le noble art, croyant qu'il peut percer et que cela permettrait à la famille de se sortir de l'embarras financier dans lequel elle se trouve, d'autant plus qu'il est engagé avec son fils aîné dans une grève générale pour défendre les salaires des mineurs. Mais Billy n'aime pas beaucoup la boxe et s'intéresse au cours de danse qui partage le local avec son club et dont l'effectif n'est constitué que de filles.

Encouragé par Mme Wilkinson, la professeure de danse, Billy se met à suivre les cours en cachette de sa famille, laquelle estime que la danse n'est pas faite pour les garçons et l'associe à l'homosexualité. Un soir de Noël, Billy comprend que son meilleur ami, Michael, aime les garçons. Il le soutient.

Ce même soir, Jackie, le père de Billy, le surprend avec Michael en train de danser dans la salle de gym. Il se rend compte du talent de son fils et décide de faire ce qu’il faut pour l'aider à atteindre son rêve : Billy veut intégrer une grande école de danse à Londres, la Royal Ballet School. Mme Wilkinson propose de payer les frais pour l’audition de Billy. Le père de Billy refuse, il ne demande pas la charité. Il se résout à reprendre le travail à la mine pour payer le voyage à Londres, mais il en est empêché au dernier moment par son fils aîné. Les collègues mineurs et les voisins du quartier décident de lancer une cagnotte. Le père complète la somme recueillie en mettant en gage les bijoux de la mère de Billy et emmène son fils à Londres pour l’audition.

Très stressé, Billy passe pourtant l'épreuve avec brio. Alors qu'il se rhabille après l'audition il donne une gifle à un autre candidat. Le jury d’audition le convoque, le réprimande sévèrement et lui demande ce qu’il ressent quand il danse. Ses mots le sauvent : il dit que c’est pour lui « comme de l’électricité ». Il rentre chez lui avec son père, la mine dépitée. Quelques jours plus tard, le Royal Ballet School lui fait parvenir la lettre tant attendue. Il est pris. Billy quitte alors ses proches pour aller étudier à Londres.

Une dizaine d’années plus tard, le grand Billy est devenu danseur étoile, et est à l'affiche du Lac des cygnes (version de Matthew Bourne dont la figure des cygnes est confiée à un corps de ballet masculin)[2].

Fiche technique

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Distribution

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Bande originale

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Six titres sur les douze composant la bande originale sont tirés de l'album Electric Warrior de T-Rex. On trouve aussi dans cette bande originale deux titres de The Style Council, Shout to the Top et Walls come tumblin' down, ainsi que London Calling de The Clash, Town Called Malice de The Jam et Burning Up de Eagle-Eye Cherry.

Autour du film

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Adaptations

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Le film inspire un roman au même titre[5], écrit par l'écrivain jeunesse britannique Melvin Burgess, publié l'année suivante, et traduit en français la même année par Vanesso.

Une comédie musicale, Billy Elliot, the Musical, est jouée pour la première fois en 2005 à Londres, également inspirée du film. Stephen Daldry lui-même en assure la mise en scène. La musique est composée par Elton John sur un livret de Lee Hall[6].

Hommages et influence

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  • Le film sert de référence à l'épisode Talents fraternels de la série Cold Case : Affaires classées sorti en 2007[7].
  • En 2015, Burberry réalise une publicité qui rend hommage au film quinze ans après sa sortie, et met en scène entre autres artistes, Elton John, Naomi Campbell ou Julie Walters, qui interprétait le rôle de Mme Wilkinson, utilisant à nouveau le titre Cosmic Dancer, de T. Rex[8].
  • Le film a permis après sa sortie de faire tomber en partie pour les garçons les stéréotypes sur la danse en permettant son essor, notamment au Royaume-Uni, pays d'origine du film[9],[10].
  • Un remake court d'Andrei Borodin, intitulé Ballet, s'inspirant indirectement du film notamment sur les problèmes de faire de la Danse classique pour les garçons, est sorti en Russie en été 2021[11].

Récompenses et distinctions

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Notes et références

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  1. Winners Nominations · BIFA · British Independent Film Awards (2000)
  2. Billy Elliot sur le site Ciné-Ressources (Cinémathèque française).
  3. « Quinzaine 2000 », sur quinzaine-realisateurs.com (consulté le ).
  4. « Billy Elliot », sur Box Office Mojo (consulté le )
  5. Fiche du livre, éditeur Gallimard Jeunesse.
  6. (en) Marianka Swain, « Learn all about the history of 'Billy Elliot the Musical' », sur London Theatre, (consulté le )
  7. Noémie Jadoulle, « Saturday Night Fever, Rocky... ces épisodes de 'Cold Case' qui rendent hommage à des films cultes », sur RTBF, (consulté le )
  8. (en) Lauren Milligan, « WATCH: Burberry's Billy Elliot Moment », sur vogue.co.uk, (consulté le ).
  9. (en) Antonia Hoyle, « 'Billy Elliot' effect sees young males take over dancing world », sur Mail Online, (consulté le )
  10. (en-US) Chino Hernandez, « Billy Elliot At 25: How Dance Redefined Masculinity », (consulté le )
  11. [vidéo] « Balet - nemuzhskoye zanyatiye (2021) : distribution, critique, photos et bandes-annonces » (consulté le )
  12. « BIFA 2000. Nominations », sur bifa.film (consulté le ).
  13. « Film in 2001 : BAFTA Awards », sur awards.bafta.org (consulté le ).

Voir aussi

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