Biodôme de Montréal


Espace pour la vie ( Biodôme et Planétarium ), Montréal, 2024

Le Biodôme vu depuis la tour du stade olympique.

Zone de la forêt amazonienne.

Capybaras au Biodôme de Montréal

Zone de la forêt laurentienne.
![Porc-épic d'Amérique dans le secteur de la forêt laurentienne.]()
Porc-épic d'Amérique dans le secteur de la forêt laurentienne.
![Zone du Golfe du Saint-Laurent (surface).]()
Zone du Golfe du Saint-Laurent (surface).
![Zone de l'Arctique.]()
Zone de l'Arctique.
Quatre manchots dans le biodôme.
Le Biodôme de Montréal est un musée « vivant » situé dans l'ancien Vélodrome de Montréal qui avait été construit pour les Jeux olympiques d'été de 1976 de Montréal. La conversion en musée « vivant » a été terminée en 1992 pour le 350e anniversaire de Montréal. Il est chapeauté par le complexe muséal Espace pour la vie.
| Ouverture | |
|---|---|
| Visiteurs par an |
950 000 |
| Site web |
| Pays |
Canada |
|---|---|
| Division administrative | |
| Commune | |
| Adresse |
4777, avenue Pierre-De Coubertin |
| Coordonnées |

En 2021, une rénovation de 37 millions de dollars est achevée[1].
Description et histoire
modifierUne fois les Jeux olympiques d'été de 1976 terminés[2], le bâtiment n'était utilisé que partiellement et Pierre Bourque, alors directeur du Jardin botanique de Montréal eut l'idée de transformer le Vélodrome en Biodôme. Le Biodôme est une combinaison de zoo, d'aquarium et de jardin botanique ; en effet, dans un espace restreint, l'habitat naturel des animaux a été recrée (végétation, luminosité, température, humidité, saisons, etc.). Les animaux y ont alors des interactions « normales » avec leur environnement. Le Biodôme présente plusieurs milliers d'espèces animales et végétales recueillies sous les différentes latitudes du continent américain. Au Biodôme, bien que la majorité des plantes soient réelles, certains végétaux ont dû être reproduits de manière artificielle. C’est principalement le cas du figuier étrangleur[3].
Rénovation
modifierEn , il a été annoncé que le Biodôme et l'Insectarium fermeraient leurs portes au public de à , afin d'être rénovés dans le cadre du 375e anniversaire de la Ville de Montréal. Cependant, en , le maire de Montréal a annulé le contrat de rénovation du Biodôme, les résultats des appels d'offres reçus par la Ville étant bien supérieurs aux estimations initiales. Le projet de rénovation a fait l'objet d'un nouvel appel d'offres. Le Biodôme a fermé ses portes pour rénovation le [4]. La réouverture a été repoussée de à , puis au printemps 2020 en raison d'une pénurie de fournitures et de main-d'œuvre spécialisée. La pandémie de COVID-19 a entraîné des retards supplémentaires, et le Biodôme a finalement rouvert ses portes au public le . Une application mobile a également été lancée, offrant des fonctionnalités de réalité augmentée et des informations plus approfondies sur les différentes plantes et animaux.
Les thématiques de l'exposition
modifierL'espace intérieur du bâtiment a été entièrement transformé afin d'y accueillir des zones reproduisant quatre des écosystèmes des Amériques qui cohabitent en un seul endroit :
- La forêt tropicale humide (2 600 m2);
- La forêt laurentienne, c'est-à-dire la forêt mixte québécoise (1 518 m2);
- Le Golfe du Saint-Laurent (1 620 m2);
- Le Pôle Nord et le Pôle Sud (617 m2).
Composition des écosystèmes[5]:
| Collection vivante | Quantité |
|---|---|
| Espèces animales (excluant les invertébrés) | 229 |
| Animaux (excluant les invertébrés) | 4802 |
| Espèces végétales | 750 |
| Végétaux | 1500 |
Le Biodôme au service de la nature
modifierEncadrées par une politique conforme aux normes internationales en matière de santé animale et végétale, les actions de conservation du Biodôme portent sur ses propres collections vivantes mais aussi sur la sauvegarde du milieu naturel. Le Biodôme participe ainsi à plusieurs programmes nationaux et internationaux de conservation visant à prévenir la disparition et à favoriser la réintroduction en milieu naturel d'espèces menacées.


Visite du Biodôme
modifierLe visiteur suit un parcours de 500 mètres. Après avoir passé un premier sas ou écotransit, destiné à préserver les écarts de température, il pénètre dans l'espace dédié aux forêt tropicale humide des Amériques, isolé par une structure de verre pour assurer une humidité de 75 % et une température grimpant jusqu'à 28 °C durant la journée. Le second écotransit donne ensuite accès à l'Érablière des Laurentides, inspirée par les paysages montagneux de la Mauricie, au Canada. Un nouvel écotransit assure une très nette baisse de température avant le Golfe du Saint-Laurent doté d'un bassin géant. Le dernier écotransit donne accès à un couloir traversant le Monde polaire. Des présentations sont offertes à l'amphithéâtre. Les enfants peuvent explorer les coulisses du Biodôme avec la Bio-machine, une exposition multimédia interactive simulant le contrôle des écosystèmes. Il est aussi possible de découvrir des spécimens d'animaux naturalisés dans l'exposition Une nature tissée serrée.
En 2008, le Biodôme mentionne que la fréquentation du musée est d'environ 950 000 visiteurs sur une base annuelle[6].
- Zone de la forêt amazonienne.
- Capybaras au Biodôme de Montréal
- Zone de la forêt laurentienne.
- Porc-épic d'Amérique dans le secteur de la forêt laurentienne.
- Zone du Golfe du Saint-Laurent (surface).
- Zone de l'Arctique.
- Quatre manchots dans le biodôme.
Notes et références
modifier- ↑ (en-CA) Alex Bozikovic, « At Montreal’s Biodome, a design competition brings architecture to life », The Globe and Mail, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Wayback Machine » [archive du ], sur www.la84foundation.org (consulté le )
- ↑ « La construction du Biodôme de Montréal; un défi architectural de taille ! | Archives de Montréal » (consulté le )
- ↑ (en-US) « Montreal’s Biodome shutting down until 2019 for renovations - Montreal | Globalnews.ca », sur Global News (consulté le )
- ↑ Dossier de presse - Guide d'expédition, Biodôme de Montréal
- ↑ Direction des institutions scientifiques, Ville de Montréal, Guide d'expédition - Biodôme de Montréal - Une journée à travers les Amériques, p. 12, consulté en ligne le 27 décembre 2008.