Bitti Harey
Le Bitti Harey est une danse traditionnelle du peuple zarma, en particulier de la région du Zarmaganda, au Niger.
Présentation
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Le Bitti Harey s'inscrit parmi les danses traditionnelles exécutées pour célébrer la fin d'une bonne récolte, ainsi que lors de festivals, de tournois de lutte traditionnelle et de mariages[1].
Le Bitti Harey est profondément enraciné dans la tradition culturelle du Zarmaganda[2]. La maîtrise des éléments composant l'ensemble instrumental qui l'accompagne est réservée à des exécutants expérimentés, dotés d'une parfaite connaissance du rythme[3]'[4].
Étymologie et instrument
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Le terme «Bitti Harey» se traduit littéralement par «rythme du tambour». L'instrument principal employé, appelé «bitti» ou «kunce háréy», est un tambour à deux peaux, de forme cylindrique, semblable au dondon mais de plus grande taille. Il se porte en bandoulière devant le joueur, qui le frappe des deux mains. Cet instrument est utilisé presque exclusivement dans le Zarmaganda, cœur historique du peuple zarma au Niger, entre Dosso et Ouallam[5].
À l'instar de leurs voisins ouest-africains, les Zarma disposent d'une riche tradition musicale, incluant la danse collective connue sous le nom de Bitti Harey ainsi que le chant. Les instruments de musique qui accompagnent habituellement ces pratiques comprennent le gumbe (grand tambour), le dondon (tambour parlant), le molo ou kuntigui (instruments à cordes) et le goge (instrument proche du violon). Une partie de cette musique accompagne également le folley, rituels liés à la possession spirituelle.
Pour approfondir
modifierNotes et références
modifier- ↑ (en) « 5 Video Clips from Sahel Zone | norient.com », sur norient.com (consulté le )
- ↑ ONEP, « Bitti Harey : Un genre musical qui résiste au temps », sur Le Sahel, (consulté le )
- ↑ ONEP, « Bitti Harey : L’âme de la culture du Zarmaganda sans relève », sur Le Sahel, (consulté le )
- ↑ Bernard SURUGUE, CONTRIBUTION A L'ETUDE de la MUSIQUE SACREE ZARMA SONGHAY, Office de la Recherche Scientifique et Technique d'Outre-Mer (O.R.S.T.O.M.), (lire en ligne)
- ↑ DeValve, John R., « Chanter des chants étrangers dans la maison du Seigneur : une étude de la musique de culte chantée dans les églises protestantes songhaï/zarma du Sahel ouest-africain, avec une attention particulière portée au Niger », Middlesex University Research Repository, 196 p. (lire en ligne)