Melogale orientalis

espèce de mammifères
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Mélogale de Java, Hélictis orientale

Melogale orientalis
Description de cette image, également commentée ci-après
Une Mélogale de Java (Melogale orientalis sundaicus) dans le district de Cianjur, dans la province de Java occidental, en Indonésie.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Super-ordre Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Mustelidae
Sous-famille Helictidinae
Genre Melogale

Espèce

Melogale orientalis
(Horsfield, 1821)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Description de l'image Javan Ferret-badger area.png.

Synonymes

La Mélogale de Java ou Hélictis orientale (Melogale orientalis) est une espèce de mammifères carnivores de la famille des Mustélidés, appartenant à la sous-famille des Helictidinae.

C'est un petit mammifère discret, dont l'espèce est endémique des îles de Java et Bali en Indonésie. Évalué à plusieurs reprises comme manquant de données, il est considéré depuis 2016 comme une espèce de préoccupation mineure, bien qu'il reste globalement peu connu des scientifiques[4].

Dénominations

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Taxonomie

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Illustration du « Glouton oriental » (Gulo orientalis) dans Zoological Researches in Java, and the neighbouring islands, 1824.

L’espèce a été décrite pour la première fois selon les règles de la dénomination binominale en 1821 par le médecin et naturaliste américain Thomas Horsfield, dans sa publication en plusieurs fascicules intitulée Zoological Researches in Java, and the neighbouring islands[7]. À cette époque, l'animal est décrit sous le nom de « Glouton oriental » (Gulo orientalis), Horsfield choisissant de le rattacher au genre Gulo (qui ne comprend plus aujourd'hui que le Glouton boréal[8]) en raison de sa démarche plantigrade et de sa formule dentaire.

Travaillant à partir d'un spécimen obtenu par l'un de ses assistants dans les régions montagneuses et forestières du centre-ouest de Java, où les populations locales le nommaient Nyentek, Horsfield en livre une description anatomique pointue, particulièrement axée sur la denture et la structure de ses griffes adaptées à l'excavation[7]. La localité type indiquée est Java[9][1] et l'spécimen type pourrait aujourd'hui se trouver dans les collections du Musée d'histoire naturelle de Londres[10]. Bien que Horsfield ait initialement perçu une forte affinité morphologique entre ce petit carnivore javanais et le tayra d'Amérique du Sud (Gulo barbatus, aujourd'hui Eira barbara)[7], l'évolution de la taxonomie des mustélidés a par la suite permis de l'exclure totalement du genre Gulo.

En 1842, le zoologiste René Primevère Lesson l'intègre au genre Helictis. L’espèce reste associée à ce genre pendant plus de 150 ans. C'est sous la combinaison Helictis orientalis sundaicus que le mammalogiste néerlandais Henri Jacob Victor Sody décrit en 1937 une nouvelle sous-espèce dans la revue Temminckia[3]. Sa localité type est fixée au mont Salak (à 600 m d'altitude) dans l'ouest de Java, et son holotype (composé d'un crâne, d'os isolés et de la peau d'un mâle adulte collectés par Abdul Samat) est conservé au Musée d'histoire naturelle de Leyde[11],[12]. En 1940, le zoologiste britannique Frederick Nutter Chasen déduit et restreint par extension le taxon de la sous-espèce type, H. o. orientalis[13][14].

Ce n’est qu’en 1993 que l’espèce est définitivement intégrée au genre Melogale[14], un genre introduit dès 1831 par Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. Ce genre comprend également plusieurs autres espèces de mélogales, telles que le Mélogale d’Everett[9], le Mélogale de Chine[9] ou encore le Mélogale masqué[15]. Ils forment à eux seuls la sous-famille des Helictidinae, l'une des huit sous-familles de la famille des Mustélidés, dont Melogale est l'unique représentant actuel[16]. Le Mélogale de Java a autrefois été considéré comme une simple sous-espèce du Mélogale masqué[9][15], mais la nécessité de poursuivre les recherches reste notable, mettant en avant la très grande similitude morphologique entre les différents représentants du genre[4].

Liste des sous-espèces

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En 2005, la base Mammal Species of the World Mammal Species of the World (version 3, 2005) ()[17] répertorie et valide deux sous-espèces distinctes, dont la séparation historique reste d'actualité :

  • Melogale orientalis orientalis (Horsfield, 1821) — Décrite par Horsfield au XIXème siècle.
  • Melogale orientalis sundaicus (Sody, 1937) — Décrite par Sody au XXème siècle.

Description de l'espèce

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La Mélogale de Java est un petit carnivore au corps petit et svelte et bas sur pattes. La longueur combinée de la tête et du corps mesure entre 35 et 40 cm, tandis que la queue mesure entre 14,5 et 17 cm[18][9]. Sa taille globale est similaire à celle du Mélogale d’Everett[9] et du Mélogale masqué[15]. Son poids oscille entre 1 et kg[18], ce qui le rend légèrement plus lourd que le Mélogale de Chine[9]. Il ne semble pas y avoir de dimorphisme sexuel marqué, mais l’espèce reste encore peu documentée[19].

L'animal possède une petite tête caractérisée par un crâne fin, un long museau étroit et obtus, de longues vibrisses et de grands yeux[18]. Le pelage, dense et soyeux sur le dos, est de couleur brune avec des flancs plus pâles, et présente des reflets roux, fauves ou grisâtres selon l'exposition à la lumière[18]. L'arrière de la tête et la gorge affichent une teinte brun foncé[18]. À l'instar des autres espèces de mélogales[9][15] et de certains autres mustélidés[16], sa tête est ornée d'un pelage contrasté dessinant un masque caractéristique de taches blanches ou jaunâtres[9]. Ces marques claires s'étendent de manière continue sur le cou, la gorge, la poitrine et l’abdomen[18].

Répartition et habitat

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Cette espèce est endémique d'Indonésie, où elle est présente uniquement sur les îles de Java et de Bali[9][4]. La sous-espèce type (M. o. orientalis) habite la portion orientale de Java ainsi que Bali, bien que des études récentes émettent des réserves quant à l'affiliation taxinomique exacte des individus de cette région[9][4]. La sous-espèce M. o. sundaicus occupe quant à elle la partie occidentale de Java[9]. L'affiliation des populations vivant dans le centre de Java demeure actuellement inconnue, et l'aire de répartition globale sur l'île apparaît de façon fragmentée[4].

Bien que ses limites géographiques exactes restent incertaines, la Mélogale de Java fréquente principalement les zones vallonnées et montagneuses, tout en étant capable de descendre à des altitudes plus basses[4]. Des individus sauvages ont été documentés dans seulement trente localités distinctes réparties à travers les provinces de Banten, Java occidental, Java central, Yogyakarta, Java oriental et de Bali[20].

Dans l’ouest de Java, sa présence a été confirmée au sein du Parc national du mont Halimun Salak, du Parc national du mont Ciremai et du Parc national de Gunung Gede Pangrango[4]. À Bali, l'animal a été signalé dans une forêt primaire le long d’une piste forestière à une altitude de 1 180 m, ainsi que dans des secteurs de forêt secondaire et de plantations d’hévéas situées à proximité d'habitations humaines[4].

Écologie et comportement

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L'écologie de cette espèce reste globalement mal connue, une part importante des connaissances scientifiques reposant sur des spécimens de musées dont les étiquettes de collecte mentionnent simplement « Java » sans précision de localité[4].

Habitat et altitude

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La Mélogale de Java est observé à des altitudes variant de 260 à 2 230 m au-dessus du niveau de la mer, bien qu'il soit plus généralement rencontré au-dessus de 800 m[4]. Il fréquente les forêts, y compris les forêts secondaires, les zones de broussailles[4] ainsi que les prairies[9]. Des individus ont été observés dans des forêts sempervirentes, mais également dans des mosaïques de forêts secondaires, de cultures ou de plantations d'hévéas. Il s'accommode ainsi de milieux modifiés par les activités humaines, bien qu'il semble dépendre de la présence de zones forestières, sans que celles-ci soient nécessairement primaires[4].

Comportement et alimentation

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Comme les autres mélogales, la Mélogale de Java est un animal fouisseur et sédentaire utilisant des terriers préexistants sur le sol forestier. Principalement nocturne, il s'organise parfois en petits groupes d'adultes et de juvéniles pour rechercher sa nourriture, bien que la nature exacte des relations sociales unissant les individus observés ensemble reste à éclaircir[4]. S'il vit principalement au sol, il s'avère être un grimpeur agile capable d'évoluer dans les arbres et les buissons[9][9].

Son régime alimentaire, décrit comme principalement carnivore ou potentiellement omnivore[9], se compose de petits animaux, d’oiseaux, d’amphibiens, d’œufs, de charognes et d’invertébrés, complété par la consommation de fruits[18]. Dans le Parc national de Gunung Gede Pangrango, où l'espèce semble assez commune, des individus ont été observés après la tombée de la nuit en train de retourner la litière de feuilles ou de glaner des restes de nourriture dans des aires de pique-nique. Peu perturbé par la présence humaine, un jeune spécimen a même été vu en train de se nourrir de biscuits directement dans la main d’un observateur[21].

Reproduction et cycle de vie

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La durée d'une génération est estimée à 5,9 ans[4]. La femelle donne naissance à des portées comprenant un à trois jeunes[9]. Les données issues des individus proposés à la vente sur les plateformes de commerce en ligne suggèrent l'existence d'un pic des naissances situé entre les mois de décembre et mars[20].

Parmi les parasites externes et internes répertoriés chez cette espèce figurent l'acarien Lutrilichus javanicus[22] ainsi que les apicomplexes de l'espèce Eimeria melogale[23].

Menaces et conservation

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Statut de protection

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L'évaluation globale de l'espèce la classe en tant que « préocupation mineur »[4]. Son statut a historiquement évolué : considérée comme insuffisamment documentée lors de sa première évaluation en 1988 (statut maintenu en 1990 et 1994), l'espèce a été classée « préoccupation mineure » en 1996, avant de retourner temporairement au statut de données insuffisantes (DD) en 2008, pour finalement retrouver son statut actuel de « préoccupation mineure » en 2016[4].

Bien que la tendance démographique globale reste inconnue, la population totale semble importante et ne paraît pas fortement fragmentée, bien que les pièges photographiques capturent cette mélogale moins fréquemment que d'autres mammifères de taille similaire[4]. Bien qu'il ne bénéficie pas formellement d'une protection légale spécifique, l'animal est présent au sein de plusieurs espaces protégés, tels que le Parc national de Gunung Halimun Salak, le Parc national du mont Ciremai et le Parc national de Gunung Gede Pangrango[4].

Menaces

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Une grande partie de la forêt primaire de Java a été détruite, fragmentée et dégradée au profit du développement agricole. Toutefois, la Mélogale de Java est considéré comme au moins partiellement adaptable aux changements d’habitat, puisqu’il a été observé dans des forêts secondaires et des plantations[4].

Parmi les autres menaces figure la prédation par les chiens domestiques, omniprésents à Java et souvent laissés en liberté la nuit pour éloigner les sangliers, d'autant plus que les mélogales vivent fréquemment à quelques kilomètres seulement des implantations humaines[4]. En revanche, la pression de la chasse directe à Java semble moins intense que dans la partie septentrionale de l'Asie du Sud-Est[4].

Commerce illégal et captivité

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L'espèce est régulièrement confrontée au commerce d'animaux sauvages. Sur une période de dix ans, de 2011 à 2020, des mélogales de Java ont été observés proposés à la vente dans onze marchés d’animaux sauvages à Java et à Bali, ainsi que sur plusieurs plateformes de vente en ligne[20].

La mélogale est présente sur les marchés, notamment les marchés aux oiseaux (qui opèrent souvent en toute illégalités)[24]. Il est parfois capturé accidentellement lors de chasses aux oiseaux avant d'être revendu comme animal de compagnie. S'il est régulièrement disponible à l'achat depuis 2014[4], il y reste un produit moins courant que la Civette palmiste[24]. Néanmoins, les amateurs de Viverridés regroupés au sein de clubs locaux appelés cinta musang manifestent également un intérêt pour d'autres petits carnivores, incluant les mélogales[4].

Notes et références

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  1. Nouvelle dénomination pour Gulo orientalis Horsfield, 1821.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  2. C.J. Temminck, Monographies de mammalogie: ou Description de quelques genres de mammifères, dont les espèces ont été observées dans les différens musées de l’Europe, vol. 1, Paris, G. Dufour, (lire en ligne), xx
  3. 1 2 (en) H.J.V. Sody, « Notes on some mammals from Sumatra, Java, Bali, Buru, and New Guinea », Temminckia, vol. 2, , p. 211
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 UICN, consulté le .
  5. (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names) (ill. Lluis Sogorb), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p. (ISBN 978-84-16728-66-4, présentation en ligne), p. 686
  6. Paul Gervais, Histoire naturelle des mammifères, vol. 2, Paris, L. Curmer, , passage=105
  7. 1 2 3 (en) T. Horsfield, Zoological researches in Java, and the neighbouring islands, Londres, Printed for Kingsbury, Parbury, & Allen, (OCLC 16801376, DOI 10.5962/bhl.title.44848, lire en ligne), texte et pl. 15
  8. Wilson et Mittermeier 2009, p. 627–628.
  9. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 Wilson et Mittermeier 2009, p. 635.
  10. (en) J.S. Zijlstra, « Gulo orientalis Horsfield, 1821:pl. 15 », (DOI 10.5281/zenodo.7654755)
  11. (nl + en) « RMNH.MAM.33678.a », sur Naturalis Bioportal (consulté le )
  12. (nl + en) « RMNH.MAM.33678.b », sur Naturalis Bioportal (consulté le )
  13. (en) F.N. Chasen, « A handlist of Malaysian mammals: a systematic list of the mammals of the Malay Peninsula, Sumatra, Borneo and Java, including the adjacent small islands », Bulletin of the Raffles Museum, vol. 15, , p. 91 (lire en ligne)
  14. 1 2 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  15. 1 2 3 4 Wilson et Mittermeier 2009, p. 635–636.
  16. 1 2 Wilson et Mittermeier 2009, p. 565-.
  17. Mammal Species of the World (version 3, 2005), consulté le .
  18. 1 2 3 4 5 6 7 Denryter, Kristin, « Melogale orientalis: Javan ferret-badger », sur Animal Diversity Web, University of Michigan, (consulté le )
  19. Myers, P., R. Espinosa, C. S. Parr, T. Jones, G. S. Hammond, and T. A. Dewey. The Animal Diversity Web (online). Accessed at https://animaldiversity.org, consulté le .
  20. 1 2 3 (en) Eilish M. Thomas ; K. Anne-Isola Nekaris ; Muhammad Ali Imron ; Phillip Cassey ; Chris R. Shepherd ; Vincent Nijman, « Shifts of trade in Javan ferret badgers Melogale orientalis from wildlife markets to online platforms: implications for conservation policy, human health and monitoring », Endangered Species Research, vol. 46, , p. 67–78 (DOI 10.3354/esr01142, lire en ligne)
  21. (en) J. Duckworth ; S. Roberton ; N. Brickle, « Further notes on Javan ferret badger Melogale orientalis at Gunung Gede Pangrango National Park, Java », Small Carnivore Conservation, vol. 39, , p. 39–40 (lire en ligne [archive du ])
  22. (en) Bochkov, A.V., « External morphology of postembrionic stages of Lutrilichus javanicus (Acariformes: Chirodiscidae) from Melogale moschata (Carnivora: Mustelidae) from Vietnam », Acarologia, vol. 58, no 4, , p. 763–772 (lire en ligne)
  23. (en) Hofmannová, L., Jirků, M., Mazánek, S., Gremlicová, D., & Kvičerová, J., « Eimeria melogale n. sp.(Apicomplexa: Eimeriidae) in the Javan ferret-badger (Melogale orientalis) », European Journal of Protistology, Elsevier, vol. 73, , p. 125668 (lire en ligne)
  24. 1 2 (en) Chris R. Shepherd, « Observations of small carnivores in Jakarta wildlife markets, Indonesia, with notes on trade in Javan Ferret Badger Melogale orientalis and on the increasing demand for Common Palm Civet Paradoxurus hermaphroditus for civet coffee production », Small Carnivore Conservation, vol. 47, , p. 38–41 (lire en ligne)

Bibliographie

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  • (en) D.E. Wilson et R.A. Mittermeier, Handbook of the Mammals of the World, vol. 1. Carnivores, Barcelone, Lynx Edicions, (ISBN 978-84-96553-49-1)

Liens externes

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