Bocage (acteur)

acteur français

Pierre François Touzé, dit Bocage, né le 20 brumaire an VIII () à Rouen et mort le à Paris 3e, est un comédien français.

Bocage
Portrait photographique d’Étienne Carjat.
Fonction
Directeur
Théâtre de l'Odéon (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière du Montparnasse ( - ), ossuaire du Père-Lachaise (d) (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Pierre François TouzéVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Parentèle
Paul Bocage (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Bocage (acteur)
Signature de Bocage.

Biographie

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Famille et jeunesse

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Issu d’une famille pauvre d’ouvriers toiliers du quartier de Martainville à Rouen, Bocage est, dès l’enfance, contraint de travailler dans une fabrique de tissage. Ayant appris à lire et écrire sans être allé en classe, il lit dans sa jeunesse Shakespeare. Ayant fini par se retrouver sur scène, il fait, pour réaliser son rêve, le voyage à pied de Rouen vers la capitale où il entre au Conservatoire de Paris. Mais il doit le quitter par manque de ressources[1].

Comédien romantique

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Beau, talentueux et indiscipliné, il connait des débuts difficiles et se produit plusieurs années dans d’obscurs théâtres de province avant de rejoindre la troupe du théâtre de la Porte-Saint-Martin et d'atteindre une grande popularité comme interprète des principales créations romantiques : Antony de Dumas Marion Delorme d'Hugo, La Tour de Nesle, Don Juan de Marana, etc., dans lesquelles il apportait une distinction superbe et une énergie passionnée[2].

Comédie-Française

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Membre de la Comédie-Française, il y joue le répertoire classique et y joue encore la Vieillesse de Richelieu d’Octave Feuillet et Paul Bocage, son neveu, en 1849[3]. Il appartint aussi au théâtre de l'Odéon dont il devint directeur, en , avant d’en être licencié en pour activités anti-gouvernementales. L’ardeur avec laquelle il se mêle au mouvement littéraire de son siècle le conduit en effet à utiliser les représentations de l’Odéon au service de la propagande révolutionnaire lors de la révolution de 1848 et à se mettre sur les rangs pour se faire élire membre de la représentation nationale[2].

En , il joue au Vaudeville dans le Marbrier, d’Alexandre Dumas. En , il remplit plusieurs rôles dans Paris de Paul Meurice, à la Porte-Saint-Martin. En , il crée le rôle de l’amiral Byng dans L’Amiral de l’Escadre bleue, de Paul Foucher, au Cirque impérial. Ayant obtenu, en , la direction du théâtre Saint-Marcel, il y joue plusieurs pièces, mais les éléments du succès manquent à ce théâtre éloigné. En , il joue au théâtre de Belleville son ancien rôle de Buridan et s’y montre avec supériorité. Peu de temps avant de mourir, il crée à l’Ambigu-Comique le rôle du vieux duc dans Les Beaux Messieurs de Bois Doré qui, selon l’expression de Théophile Gautier,

« fit voir à la jeune génération, surprise, ce qu’était ce Bocage dont nous lui faisions des récits[4]. »

Toutes les scènes lui allaient, il avait aussi représenté au Gymnase Jarvis l’honnête homme, Henri Hamelin et Le Marchand de Londres[3].

Vie privée

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Dans les années 1830, il compte au nombre des amants de George Sand[5].

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse puis ses cendres sont transférées à l'ossuaire du Père-Lachaise le . À la vente de sa garde-robe de théâtre, Virginie Déjazet réclame en précieux souvenir le poignard de l’artiste dans Antony de Dumas.

Descendance

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L'auteur dramatique Henry Bocage est son fils et le romancier et librettiste Paul Bocage son neveu[3].

Iconographie

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Bibliographie

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Notes et références

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  1. Edmond-Denis Manne et Charles Ménétrier, Galerie historique des acteurs français, mimes et paradistes : qui se sont rendus célèbres dans les annales des scènes secondaires depuis 1760 jusqu’à nos jours, pour servir de complément à la troupe de Nicolet, N. Scheuring, , 384 p. (lire en ligne), p. 244 et suiv..
  2. 1 2 Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, , 2096 p. (lire en ligne), p. 277.
  3. 1 2 3 William Duckett fils, Dictionnaire de la conversation et de la lecture, t. 1, supplément, Paris, Firmin Didot Frères, , 805 p. (lire en ligne), p. 574.
  4. Théophile Gautier, « Bocage », dans Histoire du romantisme, Paris, G. Charpentier et Cie, , 420 vi-410 p., in-18 (lire en ligne sur Gallica).
  5. (en) Evelyne Bloch-Dano, The last love of George Sand : a literary biography, New York, Simon and Schuster, , 288 p. (ISBN 978-1-62872-560-5, présentation en ligne), p. 279.
  6. « Portrait de Bocage, artiste dramatique », notice no 00000057946, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture

Liens externes

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