Boehringer Ingelheim

Boehringer Ingelheim est une compagnie pharmaceutique allemande. C'est un groupe international avec 144 filiales dans 45 pays[réf. nécessaire].

Boehringer Ingelheim
logo de Boehringer Ingelheim
illustration de Boehringer Ingelheim

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Dates clés 1885 : Création de Boehringer Ingelheim
Fondateurs Albert Boehringer (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique AG & Co. KG
Slogan Value through innovation
Siège social Ingelheim-Am-Rhein
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Activité Industrie pharmaceutique
Produits Micardis, Jardiance, Frontline
Filiales Boehringer Ingelheim Animal Health (anciennement Merial)
Effectif 51 000 dans le monde (2020)
Site web http://www.boehringer-ingelheim.fr/;

Chiffre d'affaires 27,8 G ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata

Histoire

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En 1885, Albert Boehringer achète une petite usine chimique à Ingelheim qui fabrique de l'acide tartrique. Le premier produit pharmaceutique de l'entreprise, le Laudanon (analgésique basé sur l'opium), est commercialisé en 1912[réf. nécessaire]. Quinze ans plus tard, Heinrich Otto Wieland, chercheur chez Boehringer, s'est vu décerner le prix Nobel pour ses recherches sur « la composition de l'acide biliaire et des substances voisines »[2].

Plusieurs médicaments et traitements sont commercialisés dans les décennies suivantes : Aludrin, traitement contre l’asthme, en 1941, Micardis en 2000, et Spiriva, contre la BPCO, en 2002. L'année suivante, le Respimat nébuliseur est enregistré[réf. nécessaire].

Son chiffre d'affaires mondial, en 2005, s’élève à 10 milliards d’euros[réf. nécessaire].

En , Hikma acquiert les activités génériques américaines de Boehringer Ingelheim pour 2,65 milliards de dollars[3].

En , Sanofi est en discussion exclusive avec Boehringer Ingelheim pour la vente de Merial, en échange de la division de médicaments sans prescription de Boehringer et d'un acompte de 4,7 milliards de dollars[4].

En , Eli Lilly annonce l'acquisition des activités vétérinaires aux États-Unis de Boehringer Ingelheim pour 885 millions de dollars[5].

Le , Boehringer Ingelheim acquiert le groupe pharmaceutique dédié à la santé animale Merial qui appartenait à Sanofi. La transaction est effectuée sous forme de transfert d'actifs, le laboratoire français cédant sa division de santé animale Merial en échange des activités de médicaments sans ordonnance de Boehringer Ingelheim[6].

Le , le groupe annonce une réorganisation de ses activités en France consécutive à l'acquisition de Merial en 2017, se concrétisant par la suppression de plus de 300 postes dans ses divisions "santé animale" et "santé humaine"[réf. nécessaire].

En 2025, la publication « Madrid Yearly Review 2024 » de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle classe Boehringer Ingelheim n°5 en termes de volume d’enregistrement de noms de marque selon le système de Madrid, avec 106 applications en 2024[7].

Gouvernance

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En tant qu'entreprise privée, Boehringer Ingelheim (BI) n'est pas tenue de divulguer publiquement des informations financières détaillées; les propriétaires ont envisagé une introduction en bourse et l'ont exclue[8]. En 2006, le président du comité des actionnaires, le Dr Heribert Johann, a pris sa retraite et Christian Boehringer reprend le poste de président du conseil d'administration[9]. En 2018, Christian Boehringer occupe toujours ce poste[10]. En 2015, le directeur financier de l'époque, Hubertus von Baumbach, reprend le poste de président du conseil d'administration, pour remplacer Andreas Barner[11] qui avait pris ce poste en 2009.

Recherche et développement

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Boehringer Ingelheim investit 16 % de son chiffre d'affaires pour un budget de recherche et développement[réf. nécessaire]. La France est un moteur à tous les niveaux de la recherche clinique, l'entreprise y possède donc l'une des structures de recherche clinique les plus importantes du groupe[réf. nécessaire]. Cette équipe comprend une centaine de personnes.

La recherche fondamentale du groupe est répartie sur 5 sites :

Domaines thérapeutiques

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Boehringer Ingelheim a cinq branches d’activité : Santé animale, Biotechnologies, Médication familiale, Chimie et Prescription/Hôpital. Les domaines thérapeutiques sont :

Produits de pharmacie

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Produits de microsystème

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Le site de Dortmund est responsable pour la recherche et la fabrication des microsystèmes en combinaison avec les produits de pharmacie pour le système respiratoire[12]. Des biopuces y sont également fabriquées.[réf. nécessaire]

Blockbusters

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Spiriva, un nouveau traitement de B.I. de la BPCO vient de dépasser le milliard de dollars américains de ventes sur 12 mois, après trois années de mise sur le marché dans le monde[Quand ?]. C'est le premier blockbuster du groupe[13].

Programme de dons

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Répondant à l'appel à la mobilisation du Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, Boehringer Ingelheim, aux côtés d'autres laboratoires et d'agences onusiennes, s'est résolument engagé en faveur de l'accès aux antirétroviraux dans les pays du Sud, avec un programme de dons et de prévention de la transmission mère-enfant du virus VIH[14]. Plus de 400 000 couples mère-enfant ont déjà été traités dans 55 pays[Quand ?].

Le logo de Boehringer Ingelheim est une tour de Charlemagne à Ingelheim, qui se veut un symbole pour une entreprise européenne. Il s'agit d'une interprétation de la partie centrale du palais impérial de Charlemagne. Le roi des Francs, couronné Empereur, est resté à Ingelheim pendant la fin du VIIIe siècle, probablement vers 774.[réf. nécessaire]

Litiges

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En , Boehringer Ingelheim a réglé une affaire de dénonciation avec le gouvernement américain pour 95 millions de dollars, affaire alléguant une commercialisation « hors AMM » des médicaments Aggrenox, Atrovent, Combivent et Micardis pour des utilisations qui n'étaient pas approuvées par la Food and Drug Administration américaine et n'étaient pas couvertes par les programmes fédéraux de soins de santé[15].

En , les plaintes concernant Pradaxa déposées devant la Cour fédérale ont été regroupées dans un litige multi-districts dans le district sud de l'Illinois devant le juge en chef David R. Herndon. Le , un règlement de 650 millions de dollars a été annoncé au nom d'environ 3 900 plaignants lésés par le médicament Pradaxa, fabriqué par Boehringer Ingelheim Pharmaceuticals, Inc. Ce médicament était accusé de provoquer de graves saignements et/ou hémorragies chez les personnes qui le prenaient[16].

En , Boehringer Ingelheim a été condamné à payer une amende de 10 millions d'euros pour fixation illégale des prix qui s'était déroulée à l'échelle mondiale sur une période de près de quinze ans[17],[18],[19]. Boehringer supporte la plus grande part d'une amende antitrust totalisant 13,4 millions d'euros[19],[20]. Les régulateurs de la concurrence[20] ont souligné que toute personne affectée par le comportement anticoncurrentiel pouvait réclamer des dommages et intérêts.

Boehringer Ingelheim rue André Huet à Reims.

Boehringer Ingelheim France

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Les marchés pour Boehringer Ingelheim France sont la France et le Maghreb. Boehringer Ingelheim est une entreprise à capitaux familiaux. Les laboratoires de recherche se situent dans la région de Lyon (à Saint-Priest et à Saint-Vulbas) et à Reims.

Le groupe allemand possède des usines de fabrication dans les villes suivantes :

  • Toulouse : production de produits pharmaceutiques et biologiques vétérinaires, emploie 420 personnes ;
  • Saint-Herblon : développement, production et conditionnement de produits pharmaceutiques vétérinaires, emploie 92 personnes ;
  • Lentilly : centre de répartition, conditionnement et stockage de vaccins vétérinaires, emploie 135 personnes ;
  • Lyon Gerland et Portes des Alpes : production de vaccins vétérinaires, emploie 745 personnes.

Le groupe emploie un total de 2800 personnes, dont 2300 issues de l'acquisition de Merial en 2017. Les activités françaises ont représenté un chiffre d'affaires total de 1 milliard d'euros en 2017, dont 575 millions à l'export[réf. nécessaire].

Notes et références

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  1. « https://www.boehringer-ingelheim.com/de/unternehmensbericht/2025/files/Boehringer-Ingelheim-Geschaeftsbericht-Highlights-2025.pdf »
  2. (en-US) « The Nobel Prize in Chemistry 1927 », sur NobelPrize.org (consulté le )
  3. Hikma to buy Boehringer's U.S. generics unit for $2.65 billion, Reuters, 28 juillet 2015
  4. Sanofi plans to reshape via $20 billion asset swap with Boehringer, Andrew Caluus et Ben Hirschler, Reuters, 15 décembre 2015
  5. Lilly to buy Boehringer's U.S. pet vaccines unit, Reuters, 5 octobre 2016
  6. « Sanofi et Boehringer ont bouclé leur échange d'actifs », sur challenges.fr, (consulté le )
  7. (en) World Intellectual Property Rights, « Madrid Yearly Review 2025 », sur wipo.int,
  8. (en) « This Secretive Clan Wants to Beat the World's Biggest Drugmakers », Bloomberg Businessweek, (lire en ligne, consulté le )
  9. (en) « Further step in generation change at Boehringer Ingelheim decided », thepigsite.com (consulté le )
  10. « Annual Report (2017) », Boehringer Ingelheim
  11. (en) « Boehringer Ingelheim picks family member to lead it through tough times », FiercePharma (consulté le )
  12. « Dortmund », sur www.boehringer-ingelheim.com (consulté le )
  13. (en) « Boehringer's blockbuster Spiriva under pressure, profits down », sur pharmaphorum, (consulté le )
  14. « COMMUNIQUE CONJOINT DU SECRETAIRE GENERAL ET DE SEPT PRINCIPALES MULTINATIONALES PHARMACEUTIQUES SUR L'ACCES AUX SOINS ET AUX TRAITEMENTS CONTRE LE VIH/SIDA | Couverture des réunions & communiqués de presse », sur press.un.org, (consulté le )
  15. « Boehringer Ingelheim pays $95 million to settle whistleblower case », Phillips & Cohen,
  16. Thomas, Katie, « $650 Million to Settle Blood Thinner Lawsuits », The New York Times, (lire en ligne)
  17. (de) red, « Zehn Mio. Euro Strafe für Pharmakonzern Boehringer », news.ORF.at, (consulté le )
  18. (en) « EU issues first-ever pharmaceutical cartel decision », globalcompetitionreview.com (consulté le )
  19. 1 2 (de) Aktuell, « Illegale Preisabsprachen: Pharmakonzern Boehringer muss 10 Millionen Euro Strafe zahlen », swr.online, (consulté le )
  20. 1 2 (de) « Preisabsprache: 10-Millionen-Strafe für Pharmakonzern Boehringer », boerse.de (consulté le )