Boka Yapi

militaire ivoirien

Boka Yapi, né le 3 mars 1968 à Assikoi, dans la sous-préfecture d'Adzopé (Côte d'Ivoire), et mort en exil au Bénin au début des années 2000, est un sous-officier puis officier de l'armée ivoirienne. Il joue un rôle de premier plan lors du coup d'État de décembre 1999 et pendant la transition militaire dirigée par le général Robert Guéï, avant de s'exiler après la chute de ce dernier en octobre 2000.

Boka Yapi
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Biographie

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Coup d'État de décembre 1999

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Alors sergent-chef, Boka Yapi conduit une délégation de trois militaires mutins qui présente au gouvernement une liste de neuf revendications portant essentiellement sur l'amélioration des conditions de vie des soldats, dans le contexte du coup d'État qui renverse le président Henri Konan Bédié fin décembre 1999[1].

Membre du Conseil national de salut public

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Devenu lieutenant, Boka Yapi intègre le Conseil national de salut public (CNSP), la junte militaire dirigée par le général Robert Guéï, où il est chargé de la sécurité du président[2]. Il est présenté par la presse ivoirienne comme le père des groupes armés surnommés les « Zinzins » et les « Bahéfouè », et sa vie personnelle est décrite comme marquée par des excès qui lui valent d'être exclu de certaines réunions du CNSP[2].

Accusations d'exactions

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Selon plusieurs témoignages relayés par la presse, Boka Yapi aurait dirigé une unité surnommée la « brigade rouge », à laquelle une grande latitude aurait été laissée pendant la transition militaire, et qui aurait commis des violences contre des civils[3]. Il aurait également été impliqué dans des actes de torture visant des militaires originaires du nord de la Côte d'Ivoire[2]. Ces accusations, reprises dans plusieurs articles de presse, n'ont pas donné lieu à un procès, Boka Yapi étant mort en exil avant tout jugement.

Exil et mort

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Après la chute du régime de Robert Guéï fin octobre 2000, Boka Yapi se réfugie d'abord à Lomé, au Togo, où il loue une maison, achète un véhicule qu'il utilise comme taxi et ouvre un bar[4]. Il quitte ensuite le Togo pour s'installer au Bénin, dans le village de Houndjohoundji, près de Grand-Popo, à environ 80 kilomètres de Cotonou[2],[5].

Il meurt en exil au Bénin, dans des circonstances qui restent mal établies : selon une source, il est admis dans une clinique de Cotonou où il sombre dans le coma avant de mourir quelques mois après le général Robert Guéï, tué en septembre 2002[2].

Notes et références

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Voir aussi

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