Bordj Ghedir

commune d'Algérie

Bordj Ghedir, dénommée Castellum Cellense à l'époque romaine, est une commune de la wilaya de Bordj-Bou-Arreridj en Algérie.

Bordj Ghedir
Bordj Ghedir
Ruine romaine appelée Bordj Chomayssa
Noms
Nom arabe برج الغدير
Nom amazigh ⴱⵓⵔⴵ ⵍⴻⵖⴷⵉⵔ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Hauts plateaux
Wilaya Bordj Bou Arreridj
Daïra Bordj Ghedir
Président de l'APC
Mandat
M. Dghia Saad
2022-2027
Code postal 34004
Code ONS 3409
Indicatif 035
Démographie
Gentilé Ghediri - Ghediriya
Population 26 042 hab. (2008[1])
Densité 249 hab./km2
Géographie
Coordonnées 35° 54′ nord, 4° 53′ est
Altitude Min. 1 056 m
Max. 1 772 m
Superficie 104,58 km2
Localisation
Localisation de Bordj Ghedir
Localisation de la commune dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj
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Bordj Ghedir
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Géographie

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La commune de Bordj Ghedir est située dans les hauts plateaux au sud-est de Bordj-Bou-Arreridj culminant à 1100 m d'altitude, elle s'étend sur 105 km2 occupée en majeure partie par des montagnes assez élevées. Les températures sont basses l'hiver et les précipitations abondantes sous forme de neige et de pluie, notamment pendant les mois de novembre, février et mars. L'été est très chaud et le thermomètre peut dépasser les 40 degrés.

Localisation

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Localités et lieux-dits

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Les limites territoriales de la commune de Bordj Ghédir sont définitivement réorganisées lors du découpage administratif de 1984, fixant les localités dépendant de son chef-lieu[2].

  • Chenia
  • El Amri
  • El Guettar
  • Ez Zmala
  • Ouled Hamdane
  • Ouled Makhlouf
  • Ouled Moussa
  • Ouled Dechra
  • Rhoder

La Wilaya de Bordj Bou Arreridj se caractérise par un climat continental, qui offre des températures chaudes en été et très froides en hiver avec parfois de fortes chutes de neige. Celui de la commune est semi-aride sec et froid. La pluviométrie annuelle est de 300 à 700 mm[réf. nécessaire].

Données climatiques de la ville de Bordj Bou Arreridj.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Moyenne 6 6 9 11 16 22 26 26 21 15 10 6 14
Précipitations
Hauteur (mm) 32 26 27 35 41 16 11 11 63 33 35 31 360
Source : Weatherbase, statistiques sur 19 ans[3].

Hydrographie

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La ville est traversée par l'oued Ghedir qui se déverse dans le Barrage du Ksob puis dans le Chott el Hodna proche de M'Sila.

Histoire

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Préhistoire

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Différents objets, tels que des armes en silex, des pointes de flèches et de lanceurs ainsi que des poteries, indiquent que la wilaya de Bordj Bou Arreridj était peuplée au Mésolithique et au Néolithique[4].

De l'époque romaine au XIXe siècle

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Durant la période de l'Empire romain la région de Bordj Bou Arréridj s'appelait « Tamanouna ». Elle était partie intégrante de la province romaine de la Maurétanie césarienne devenue la Maurétanie sétifienne suite aux réorganisations administratives du IIIe siècle[5]. La région abritait plusieurs places fortes constituant le limes, notamment le fort romain de Castellum Cellense érigé sur le site de Kherbet Zerga, l'actuel territoire de Bordj Ghedir sous le règne de Septime Sévère aux alentours de l'an 202[6].

L'existence et le statut de ce fort sont confirmés par une inscription latine datée de l'an 243, sous le règne de l'empereur Gordien III, répertoriée au Corpus Inscriptionum Latinarum : CIL VIII, 8777 ; ILS 6888, faisant mention des travaux menés par les colons du fort (murus constitutus a solo a colonis eius castelli Cellensis)[7].

Au Ve siècle, la cité devint un siège épiscopal important. Les documents ecclésiastiques de l'Afrique romaine mentionnent successivement deux de ses évêques : Honorius, consigné en l'an 411 lors du concile de Carthage, puis Castus, recensé en l'an 484 dans la Notitia Episcoporum Africae ordonnée par le roi vandale Hunéric[8].

Patrimoine et histoire des Ouled Silini

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La commune de Bordj Ghedir abrite sur son territoire, entre autres, le village et la fraction foncière des Ouled Silini (en arabe : أولاد سيليني), parfois notée O. Selini dans les archives coloniales[9]. Cette composante constitue historiquement l'un des cœurs battants et l'ancrage sédentaire de la grande tribu arabe des Ayad dans la région du Hodna.

Origines et statut de tribu makhzen

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Arbre généalogique des tribus arabes des Banou Hilal inspiré de l'ouvrage Histoire des Berbères d'Ibn Khaldoun, traduit par le baron de Slane (1852).

Cette lignée s'inscrit en ligne directe dans les migrations vers le Maghreb, depuis la péninsule Arabique, des Banou Hilal descendants d'Athbedj surnommé ibn Abi Rabi'ah fils de Nahik et petit-fils de Hilal. Elle est issue de la descendance d'Iyadh (Ayad, écrit aussi Aiad ou Eïad par les traducteurs), fils de Mochrek ibn Athbedj, dont Ibn Khaldoun identifie au XIVe siècle deux branches établies à l'extrémité ouest de leur territoire : les Aulad-Sakhr et les Aulad-Rahma. L'historien documente également que les Mortafé (El Mortafâa), appartenant à la même souche athbedjienne et établis dans la même région, se divisaient en trois branches : Aulad-Tebban, Aulad-Hannach et Aulad-Ghandous, sans préciser directement leur filiation à Ayad[10].

La confédération Athbedj d'origine arabe adnanite, jouissait d'une « prééminence marquée » sur toutes les autres, car « ce furent eux qui, les premiers, exercèrent le commandement sur le corps entier des Arabes qui vinrent en Afrique » selon le Kitâb al-'Ibar[11]. En son sein, la branche des Ayad appartenait à l'une des « familles » qui se distinguaient « par leur nombre et leur puissance » d'après Ibn Khaldoun. Il explique qu'elle s'était établie historiquement dans la montagne de la Calâ (proche de la Kalâa des Beni Hammad), occupant ce massif depuis El-Cassab (Oued Ksob)[12], un territoire correspondant aux régions actuelles de Bordj Ghedir et du Djebel Maâdid.

Cette localisation est également évoquée par le vice-président de la société historique d'Alger, l'officier et historien français Louis Rinn, qui explique que lors de l'expansion hilalienne, les émirs des Ayad-Athbedj appartenaient aux familles des Ouled-Abdesselem et Ouled-Gandouz. Dans une note géographique, il précise que le massif montagneux situé entre Bordj Bou Arréridj et le Hodna, auparavant appelé Djebel-Kiana ou Djebel-Adjissa, prit à partir du XIe siècle, le nom de Djebel-Ayad également connu sous celui de Djebel-Maâdid[13],[14].

Cette filiation historique est corroborée par les notices ethnographiques des ANOM (Archives nationales d'Outre-Mer) du dossier numéro 261, datées de 1865 et relatives à une confédération tribale voisine. Bien que certains rédacteurs aient pu parfois se tromper sur les origines de certaines tribus, ces registres officiels de délimitation établissent une distinction nette entre les origines des populations locales, définissant formellement les « Arabes » comme se rattachant « à la famille des Aiadh, de la tribu Hilalienne des Athbedj, arrivée en Afrique avec la grande invasion du XIe siècle »[15].

Carte historique de la Kabylie et de la Régence d'Alger (XVIe-XVIIIe siècles) matérialisant l'aire d'influence du Royaume des Beni Abbès et le statut de la tribu makhzen des Ayad.

Lors de son installation sur les terres du Hodna, la fraction Ayad percevait l'impôt des tribus qu'elle avait subjuguées pour son propre compte, avant de le percevoir pour celui du gouvernement almohade, qui l'avait ensuite contrainte à l'obéissance et chargée de protéger les sujets qui habitaient cette région[16].

Au fil des siècles, des familles de Chorfas idrissides et de marabouts (Mrabitin) s'y intégraient pour consolider l'élite religieuse et politique de la tribu[17].

Zoom sur le territoire de la tribu Aiad (Ayad) O. Haddad, faisant apparaître notamment les mentions de O. Selini (O.Silini), Sbir (Zébir) et O. Aiadi, sur la Carte des tribus de l'Algérie par le capitaine Ernest Carette (1842).

Implantée à l'origine sur le territoire historique de la Zmala[18], qui n'avait pas les mêmes limites géographiques que le village actuel de Zemala, la tribu Ayad, comprenant entre autres les Ouled Silini, appartenait à l'aristocratie militaire (Sharaf al-sayf) du Makhzen, rattachée au Royaume des Beni Abbès sous la Régence d'Alger. Elle avait pour dénomination générale Ayad-Ouled-el-Haddad. Louis Rinn la qualifiait de « tribu noble vassale des Moqrani »[19].

Cette position de prestige et de distinction découlait directement de leurs origines au sein de la branche Athbedj, reconnue parmi l'élite guerrière et conquérante des premières vagues arabo-musulmanes. Les traités historiques traditionnels, notamment la Jamharat ansab al-'arab d'Ibn Hazm et le Kitâb al-'Ibar d'Ibn Khaldoun, confirment le rattachement direct de cette lignée aux Arabes adnanites, elle-même issue selon Ibn Hazm des « purs descendants d'Ismaël »[20],[21]. À ce prestige généalogique séculaire s'ajoutait la mémoire de la célèbre bataille de Guidjel (dans l'actuelle wilaya de Sétif) en 1638, où le chef de guerre Slimane El Haddad, qui dirigeait la tribu Ayad (alors subdivisée en fractions incluant notamment les Zmala qui formeront le douar Zébir, et les Rilassa), mena les forces tribales à une victoire décisive contre les armées ottomanes du Beylik de Constantine[22].

Ce statut d'élite guerrière, historiquement consigné dans les anciennes monographies locales, octroyait aux habitants une exemption totale d'impôts (Kharaj)[23] en contrepartie du contrôle militaire des passages stratégiques menant vers les Bibans[24].

Sur la carte des tribus établie en 1842 par le capitaine Ernest Carette, l'inscription O. Selini (Ouled Silini) au-dessus des O. Aiadi (Ouled Ayadi), sous la dénomination générale de O.Haddad (Ouled Haddad), est explicitement mentionnée de plein droit sur la terre matricielle des Aiad (Ayad) en vert sur la carte, confirmant son appartenance historique à cette lignée[25]. On peut y voir également d'autres fractions des Ayads, telles les Ouled Sidi Hacen ou les Ouled Makhlouf.

Évolution administrative et données génétiques

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Couverture officielle du dossier n°269 d'application du Sénatus-consulte du 22 avril 1863, concernant la tribu des Ayad (douars Rilassa et Zébir) au sein de la commune mixte des Maâdid, Algérie. Source : Archives nationales d'Outre-mer (ANOM).

Le dossier numéro 269 d'application du Sénatus-consulte du 22 avril 1863, visant à délimiter la tribu des Ayad, confirme son ancrage sédentaire[26]. Le paragraphe manuscrit en page 99 matérialise le statut foncier des Ouled Silini notamment, tandis que le plan de délimitation en page 323 cartographie l'emplacement des « Silini » dans le périmètre du douar Zébir, alors nouvellement créé[27].

La sedentarité de l'ensemble tribal est solidement établie puisque les rapports de délimitation des ANOM font état de structures durables notées comme des « gourbis maçonnés », dont plusieurs sont recouverts de « tuiles du pays »[28].

Ce mode de vie enraciné s'accompagne d'un patrimoine foncier privé considérable : les propriétés privées, qualifiées en droit musulman de terres Melk, s'étendent sur 10 236 hectares (soit 102 km2), 23 ares et représentent près des deux tiers de la superficie totale de l'assise foncière de la tribu[29].

Suite à l'insurrection de 1871[30],[31] et à la découverte de riches gisements de phosphates de 3 260 hectares dans le sous-sol[32], un terrain de 2 295 hectares[33] est « abandonné » à l'État dans le cadre du séquestre foncier[34] au centre de la plaine agricole des Ayads afin de fonder le centre colonial de Bordj Ghédir (anciennement Bordj R'dir)[35].

Par un arrêté du 11 août 1902, l'administration coloniale française applique le sénatus-consulte du 22 avril 1863 pour scinder leur territoire. D'une superficie totale de 17 952 hectares pour 8 058 habitants, il est alors rattaché à la commune mixte des Maâdid et se divise en deux douars distincts[36] :

  • Le douar de Ghilassa (ou Rilassa) d'une superficie de 6 252 hectares pour 3 335 habitants.
  • Le douar de Zébir, qui tire son nom en référence à la principale forêt de l'époque[37] et qui affiche une superficie de 11 700 hectares pour 4 723 habitants. Il se substitue ainsi à son ancien nom de Zmala, auquel est administrativement rattachée la fraction des Ouled Silini[38].

Ce dernier reprend finalement son appellation d'origine (orthographiée Ez-Zmala ou Zemala), en vertu d'un arrêté en date du 14 janvier 1957. Cette année marque la suppression définitive des communes mixtes en Algérie[39].

Aujourd'hui, les modélisations en génétique des populations, s'appuyant notamment sur les données de l'ingénierie généalogique collectées par les projets de recherche basés sur le volontariat du Family Tree DNA Algeria Genes Project, mettent en évidence la continuité de cette lignée patrilinéaire arabe par la présence exclusive de l'haplogroupe J1-M267 (Y- ADN) chez les descendants testés de cette fraction, s'inscrivant dans la continuité des récits historiques des migrations arabes hilaliennes dans la région[40].

À l'échelle nationale, la diffusion et l'impact de ces lignées de l'haplogroupe J dans le pool génétique algérien ont été mis en évidence par les travaux fondateurs d'Ornella Semino (2004), qui soulignent les dynamiques migratoires et de peuplement en Méditerranée et en Afrique du Nord[41].

Période française de 1870 à 1962

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Les colons français se sont installés en 1881.

Durant la colonisation française, le territoire de Bordj Ghédir, qui appartenait historiquement à l'aire d'influence de la confédération des Ayad-Athbedj, est directement rattaché à l'ancienne circonscription territoriale de la commune mixte des Maâdid. Créée par arrêté le 27 mars 1890, cette circonscription succédait à la précédente commune mixte de Bordj Bou Arreridj[42].

Traditionnellement tournée vers une vocation agro-pastorale, l'économie de la région connaît un tournant industriel à la fin du XIXe siècle : un important gisement sédimentaire de phosphates de chaux datant de l'Éocène (Yprésien-Thanétien), situé au sud-est de l'agglomération, est découvert[43].

Des analyses révèlent des gisements d'une « richesse insoupçonnée » selon la société des Phosphates de Bordj R'dir, fondée en 1895 et dissoute en 1911 faute d'actifs[44].

La Compagnie Centrale des Phosphates a exploité un gisement de phosphates de chaux. Pour assurer l'évacuation efficace du minerai à travers le relief montagneux du Hodna, il était acheminé via un téléphérique bicâble de 16 kilomètres jusqu'à la gare d'El Anceur (El Anasser), autrefois appelée Galbois. Bien que l'activité d'extraction souterraine ait cessé après la période coloniale, ce passé minier a durablement marqué l'organisation spatiale et l'histoire des infrastructures de la commune[45].

Durant la guerre de libération (1954-1962), la ville a été le théâtre de plusieurs embuscades menées par les moudjahidines du FLN, notamment dans le maquis de Taglait. La bataille du 15 juillet 1959, opposant les forces de l'A.L.N dirigées par le moudjahid Larbi Bennour face à un bataillon de la légion étrangère française commandé par le capitaine Guillou dans la chaine montagneuse des Ouled Hanneche, a permis la récupération d'une quantité importante d'armes, de cartes et de munitions. Cet engagement s'est inscrit comme un fait marquant des opérations révolutionnaires dans la région [46].

Un grand cimetière des martyrs (chuhadas) et victimes de la Guerre d'Algérie a d'ailleurs été créé dans la commune de Ghilassa[47].

Depuis l'Indépendance en 1962

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Démographie

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Selon le recensement général de la population et de l'habitat de 2008, la population de la commune de Bordj Ghedir est évaluée à 26 042 habitants contre 10 745 en 1977 :

Évolution démographique
1958 1977 1987 1998 2008 2018
5 80010 74516 82723 34326 04234 136 [48]
(Source : recensement [49])

Économie

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La commune est caractérisée par une vocation agro-pastorale, l'activité économique la plus importante est l'agriculture et l'élevage.

L'artisanat, les services et le commerce occupent une minorité de la population. La commune est restée enclavée pendant plusieurs années faute d'infrastructures routières et ferroviaires.

Transports

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La commune est traversée par la route wilayale 42 qui croise la Route nationale 5 et l'autoroute Est-Ouest (à 16 km). Elle relie Bordj Bou Arreridj à Berhoum sur la Route nationale 40 du nord au sud en traversant la Daïra de Bordj Ghedir.

La commune se trouve à 20 km de la gare ferroviaire d'El Anasser qui relie les villes de Bordj Bou Arreridj à Sétif et à 25 km de la gare ferroviaire de Bordj Bou Arreridj qui dessert Alger et Constantine. Elle est distante de 42 km de l'aéroport de Sétif - 08 mai 1945.

La commune dispose d'une gare routière comprenant des taxis et des minibus à destination des villes avoisinantes.

Administration

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La commune fait partie de la daïra de Bordj Ghedir qui comprend cinq communes : Belimour, Bordj Ghedir, El Anceur, Ghilassa et Taglait.

Éducation

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La ville possède plusieurs établissements destinés à l'éducation. On compte une dizaine d'écoles primaires, cinq établissements d'éducation moyenne (CEM), et quatre lycées, dont un lycée technique.

Bien que la ville compte pas moins de 26 000 habitants, elle ne possède qu'un petit centre hospitalier de 40 lits, une clinique maternité et un centre de santé. Compte tenu du manque de centres de soins, la population n'a pas d'autre choix que de se rendre au chef-lieu de la wilaya situé à 26 km.

Monuments et lieux touristiques

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Cascade Oued Dachra Ouled Ayadi, Bordj Ghedir.
Paysages de buttes-témoins de Ouled Ayadi, Bordj Ghedir.


La commune possède trois jardins romains ainsi que des ruines romaines dont celle appelée Bordj Chemissa. Elle est également reconnue pour son eau de source.

La ville est adossée à des montagnes sur un dénivelé de plus de 700 mètres, ce qui en fait un lieu de randonnée.

As Bordj Ghedir.

La ville possède un des plus vieux clubs de football d'Algérie, l'AS Bordj Ghédir, fondé en 1957, qui évolue dans la Ligue nationale du football amateur.

Le stade communal, nommé Echahid Belhaddad en hommage au Cheikh Mokrani, a une capacité de 5 000 places.

Diaspora scientifique

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Plusieurs chercheurs scientifiques exerçant leurs activités à l'étranger sont issus de Bordj Ghédir, comme Malek Boualem, chercheur dans le domaine du multilinguisme en informatique et du traitement automatique des langues, exerçant en France.

Notes et références

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  1. ↑ Wilaya de Bordj Bou Arreridj — Population résidente par âge et par sexe
  2. ↑ Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, Loi no 84-09 du 4 février 1984.
  3. ↑ « Bejaia, Bordj Bu Arrerij », sur www.weatherbase.com (consulté le ).
  4. ↑ Monographie de la wilaya de Bibans sur le site gouvernemental www.bibans-info.gov.dz, consulté le 13 septembre 2013.
  5. ↑ Stéphane Gsell, Atlas archéologique de l'Algérie, Alger, 1911.
  6. ↑ « Castellum », Encyclopédie Berbère, t. XII, 1993, p. 1822-1834.
  7. ↑ Corpus Inscriptionum Latinarum (CIL), Volume VIII : Inscriptiones Africae Latinae, p. 8777.
  8. ↑ Pour l'évêque Honorius (en 411) : Gesta Collationis Carthaginensis, I, 126, 55. Pour l'évêque Castus (en 484) : Notitia Episcoporum Africae, MS 17 (Cresciturus Cellensis prbt.).
  9. ↑ Archives Nationales d'Outre-Mer (ANOM) : Dossier de délimitation n°269 (Tribu des Ayad, douars Rilassa et Zébïr). Cote de communication: GGA 1M 98, GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, 117 MIOM 174
  10. ↑ Ibn Khaldoun (trad. Baron de Slane), Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale, t. 1, Alger, Imprimerie du Gouvernement, (lire en ligne), p. 55, p. 56 (Google Books). L'auteur y détaille les ramifications médiévales de la branche d'El-Mortafaa.
  11. ↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes en Afrique septentrionale.Traduit par le Baron de Slane, t. 1, Alger, Imprimerie du Gouvernement (lire en ligne), p. 50, p. 51 (Google Books)
  12. ↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, Volume 1.Traduit par le Baron de Slane., t. 1, imprimerie du Gouvernement, (lire en ligne), p. 55 (Google Books). Passage décrivant la fixation des Eïad (Ayad) dans la montagne de la Calâ et leurs limites territoriales historiques près d'El-Cassab.
  13. ↑ Louis Rinn, Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie, Alger, Adolphe Jourdan, (lire en ligne), p. 9 (corps de texte et note 1 de bas de page)
  14. ↑ Sénatus-Consult.Tribu Ayad. Dossier n°269. Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269. Congruence de la localisation des Ayads par Ibn Khaldoun, Louis Rinn avec celle des archives coloniales: massif montagneux du Hodna, oued Ksob, région de Bordj Bou Arréridj, 1894-1902, p. 11 (lire en ligne)
  15. ↑ Sénatus-consulte dossier n°261. Tribu des Righa Dahra. Le rédacteur évoque la tribu voisine des Ayad (il écrit Aiadh) et ses origines Arabes Hilaliennes. Cote d'archives GGA 1M 70/261, CP GGA 1M 70/261, Aix en Provence, ANOM (Archives nationales d'Outre-mer), 1865-1866 (lire en ligne), p. 13
  16. ↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes en Afrique septentrionale.Traduit par le Baron de Slane,, Alger, Imprimerie du Gouvernement, (lire en ligne), p. 55
  17. ↑ Cette agrégation de lignées lettrées ou chérifiennes au sein des grandes confédérations hilaliennes sédentarisées est un phénomène classique de la sociologie maghrébine, documenté comme un vecteur essentiel de légitimation spirituelle et foncière pour l'élite guerrière locale. Voir à ce sujet : Jacques Berque, Maghreb, histoire et sociétés, Éditions Duculot, 1974,(notamment la première partie consacrée aux permanences et structures de la ruralité).
  18. ↑ Sénatus-consulte. Dossier numéro 269.Tribu Ayad. Création de deux douars : Zébir et Rilassa. Changement de nom de Zmala en Zébir, ANOM, (lire en ligne), p.13, p.165
  19. ↑ Louis Rinn, « Le royaume d’Alger sous le dernier Dey (Chapitre V : Beylik Qsantina, IV Vassaux et alliés) », Revue Africaine, p.19. 1898 lire en ligne.p.1 du texte en ligne.
  20. ↑ Ibn Hazm, Jamharat ansāb al-ʻarab (جمهرة أنساب العرب), édition en langue arabe, Dar al-Ma'arif, p. 275 (Lignée des Banu Hilal bin 'Amir).
  21. ↑ Ibn Khaldoun (trad. Baron de Slane), Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale, t. 1, Imprimerie du Gouvernement, 1852 lire en ligne. p. XII (Tableau généalogique des Banou Hilal remontant à Adnan).
  22. ↑ Louis RINN, Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie, Alger, Librairie Adolphe Jourdan, (lire en ligne), p.13
  23. ↑ Sur le statut d'exemption fiscale, l'analyse du rôle makhzen historique de Slimane el-Haddad et de la confédération des Ayad dans la Medjana, voir l'analyse historique in Louis Rinn, Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie, Alger, Imprimerie Jourdan, 1891.
  24. ↑ Youssef Benoudjit, La Kalaa des Béni Abbès : au XVIe siècle, Alger, Éditions Dahlab, 1997.
  25. ↑ Capitaine Ernest Carette, Carte de l'Algérie divisée par tribus, Exploration scientifique de l'Algérie (1840-1842).
  26. ↑ ANOM, sénatus-consulte. Dossier numéro 269 : Tribu Ayad:Création des douars Zébir et Rilassa. Ancrage sédentaire de la tribu. Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, (lire en ligne), p.12
  27. ↑ Gouvernement général de l'Algérie Application du Sénatus-consulte du 22 avril 1863 : Délimitation de la tribu des Ayad (Dossier n°269, création des douars Rilassa et Zébir). Par arrêté du 11 août 1902, la tribu Ayad est officiellement scindée en deux douars : Rilassa et Zébir, rattachant administrativement les Ouled Silini au douar Zébir. Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, Archives nationales d'outre-mer (ANOM), (lire en ligne), p. 99 (registre manuscrit de délimitation) et p. 323 (carte du plan de délimitation du douar Zébir)
  28. ↑ ANOM, Sénatus-consulte. Dossier numéro 269 : Tribu Ayad. Création des douars Zébir et Rilassa. Ancrage sédentaire ancien, description de l'habitat par les rédacteurs chargés de délimiter le territoire de la tribu. Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, 1894-1902 (lire en ligne), p. 12
  29. ↑ ANOM, Sénatus-consulte. Dossier numéro 269 : Tribu Ayad. Création des douars Zébir et Rilassa. Patrimoine foncier privé important : superficie des propriétés privées (Melk) de la tribu. Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, 1894-1902 (lire en ligne), p. 40
  30. ↑ Louis Rinn, Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie., Alger, librairie Adolphe Jourdan,
  31. ↑ ANOM, sénatus-consulte. Dossier numéro 269  : Tribu Ayad.Evocation de la participation de la tribu à la révolté de 1871 et aux liens avec les Mokrani. Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, 1894-1902 (lire en ligne), p. 12
  32. ↑ ANOM, sénatus-consulte. Dossier numéro 269  : Tribu Ayad. Création des douars Zébir et Rilassa. Découverte de gisements de phosphates. Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, (lire en ligne), p. 20-22
  33. ↑ ANOM, Sénatus-consulte. Dossier numéro 269 : Tribu Ayad. Création des douars Zébir et Rilassa. Séquestres fonciers. Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, (lire en ligne), p.12
  34. ↑ ANOM, Dossier général collectif n° 249. Cote d'archives GGA 8M 42/249. Tribu des Ayads (cercle de Bordj-Bou-Arréridj). Carte. « Centre de Bordj Ghedir.Documents et carte sur terrain cédé par la tribu des Ayads. Superficie 3000 ha, (lire en ligne), p. 19, p. 117, p. 121, p. 145, 192, p. 211, p. 212
  35. ↑ ANOM, Sénatus-consulte. Dossier numéro 269 : Tribu Ayad. Création des douars Zébir et Rilassa. Création également de Bordj R'dir (Bordj Ghédir) en plein centre de la territorial de la tribu. Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, (lire en ligne), p. 55
  36. ↑ ANOM, Sénatus-consulte. Dossier numéro 269 : Tribu Ayad scindée en deux territoires distincts. Création des douars Zébir et Rilassa. Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, (lire en ligne), p.103, p.104, p.111, p.114, p.305, p.312, p.314, p.322
  37. ↑ ANOM, Sénatus-consulte. Dossier numéro 269. Tribu Ayad. Création des douars Zébir et Rilassa. Changement du nom Zmala en Zébir, qui était donné en référence à la principale forêt de l'époque. Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, (lire en ligne), p.13
  38. ↑ ANOM, Sénatus-consulte. Dossier numéro 269  : Tribu Ayad scindée en deux territoires distincts. Création des douars Zébir et Rilassa. Superficie, population et validation par le Gouvernement Général de substituer le nom de Zmala à Zébir. Carte sur laquelle on peut voir au sein du douar Zébir créé en remplacement de l'historique territoire Zmala, sur fond rosé, le territoire des Ouled Silini avec la mention « Silini ». Cote d'archives GGA 1M 98/269, CP GGA 1M 98/269, (lire en ligne), p.13, p.323
  39. ↑ Suppression de la commune mixte des Bibans en 1957. Cote : 93701 1-91. FRANOM_01661, Aix-en-Provence, France Archives. ANOM, 1874 - 1958 (lire en ligne)
  40. ↑ « Algeria Genes Project : Base de données généalogique et d'anthropologie génétique de l'Afrique du Nord », FamilyTreeDNA. Consultée le 28 octobre 2026. Note : Les données individuelles anonymisées des participants porteurs de la lignée de la fraction confirment l'appartenance à l'haplogroupe J1-M267.
  41. ↑ Ornella Semino, Chiara Magri, Giorgia Benuzzi et al., « Origin, Diffusion, and Differentiation of Y-Chromosome Haplogroups E and J: Inferences on the Neolithization of Europe and Later Migratory Events in the Mediterranean Area », American Journal of Human Genetics, vol. 74, no 5, mai 2004, p. 1023–1034 (DOI 10.1086/386295, lire en ligne).
  42. ↑ Archives Nationales d'Outre-Mer (ANOM) : Fonds de la Commune mixte des Maâdid puis sous-préfecture de Bordj-Bou-Arreridj (1861-1960), Cotes extrêmes de l'instrument de recherche général : FR ANOM 93703 1-112.
  43. ↑ Azouz Daas et Mounir Adam Cherchour, Étude pétrographique et sédimentologique des phosphates sédimentaires de la région de Bordj Ghedir (Wilaya de Bordj Bou Arreridj), Thèse de Master, Université Sétif-1, 2024.
  44. ↑ Société des Phosphates de Bordj R'dir, entreprises coloniales, 1895-1911 (lire en ligne), p. 3
  45. ↑ Ayoub Guilane et Abdelmounaim Hendouil, Contribution à l'étude des minéralisations phosphatées du Bordj Ghedir, Université des sciences et de la technologie Houari-Boumédiène (USTHB), 2023.
  46. ↑ Fouad Daoud, « Montagnes de Ouled Hannache : Un refuge de choix pour les moudjahidines », El Moudjahid (journal, Algérie),‎ (lire en ligne)
  47. ↑ وزارة المجاهدين (Ministère des Moudjahidine), السجل الذهبي لشهداء الثورة التحريرية الكبرى 1954-1962 (Le Registre d'or des martyrs de la Grande Révolution de Libération), Alger, Direction du Patrimoine historique et culturel.
  48. ↑ « Bordj Ghdir », sur peakvisor.com
  49. ↑ (en) Population de Bordj Ghedir (World Gazetteer)

Voir aussi

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