Branès

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Les Branès, également appelés Baranis ou Baranès, sont l’une des deux branches historiques qui composent le peuple berbère. Selon l’hypothèse généalogique de l’historien Ibn Khaldoun[1],[2], l’autre branche est le groupe des Botr.

D’après Ibn Khaldoun, les Branès sont constitués de sept grandes tribus: les Azdadja (dont font partie les Ghomaras) qui vivaient auparavant dans la région d’Oran[3],[4],[5], les Masmouda, les Awerba, les Adjica, les Kutama, les Sanhadja et les Awrigha[6]. Le généalogiste Sabec ibn Soleïman, ajoute à cette liste les Lemta (ou Lemtouna), les Heskoura et les Guezoula. Branès est le fils de Mazigh[7].

Pendant la conquête arabo-musulmane du Maghreb au VIIe siècle, le roi berbère des Aurès Koceila, qui avait mené une farouche résistance, était qualifié de "roi des Branès". En effet, il existe encore de nos jours, la localité de Branès à Biskra en Algérie, non loin de Tahouda, lieu du décès du gouverneur et général arabe Oqba Ibn Nafi, tué par Koceila[8],[9].

Ibn Khaldoun considérait les Baranis comme un peuple sédentaire et les ancêtres des Berbères sédentaires, tandis que l’autre groupe, les Butr, étaient considérés comme les ancêtres des Berbères nomades.

Aujourd’hui, une population dénommée Branès est établie au nord-ouest de la province de Taza. La tribu est constituée de quatre fractions: les Awerba, les Taifa, les Beni Bouyahla et les Beni Fekkouss. De meme, nous trouvons des Branès à El Khroub au sud de Constantine[10], tandis qu'à Saïda se trouve la tribu des Aïoun El Branès[11]. Il existe également une banlieue de Bouzareah du nom de Branès[12].

Liens connexes

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Notes et références

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  1. 'Abd al-Rahman ibn Mohammad Ibn Khaldoun et Mac Guckin de Slane, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, Imprimerie du gouvernement, (lire en ligne)
  2. Richard Bulliet et Jean-Paul Desaive, « Botr et Beranès : hypothèses sur l'histoire des Berbères », Annales, vol. 36, no 1, , p. 104–116 (DOI 10.3406/ahess.1981.282718, lire en ligne, consulté le )
  3. Université d'Alger Institut d'études orientales, Annales de l'Institut d'études orientales, Librairie d'Amérique et d'Orient., (lire en ligne)
  4. Société archéologique du département de Constantine, Recueil des Notices et Memoires, (lire en ligne)
  5. (en) Nagendra Kr Singh et Abdul Mabud Khan, Encyclopaedia of the World Muslims: Tribes, Castes and Communities, Global Vision Publishing House, (ISBN 978-81-87746-05-8, lire en ligne)
  6. (en) John Innes Clarke, Field Studies in Libya, Department of Geography, Durham Colleges in the University of Durham, (lire en ligne), p. 11
  7. Ibn Khaldoun (trad. William Mac Guckin de Slane), Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, Imprimerie du gouvernement, (lire en ligne), p. 169
  8. Ernest Carette, Origine et migrations des principales tribus de l'Afrique septentrionale: Et particulièrement de l'Algérie, Collection XIX, (ISBN 978-2-346-06735-0, lire en ligne)
  9. Yves Modéran, Les Maures et l’Afrique romaine (IVe-VIIe siècle), Publications de l’École française de Rome, (ISBN 978-2-7283-1003-6, lire en ligne), p. 751
  10. Ernest (1808-1890) Fonction indéterminée Carette et Auguste (1810-1875) Fonction indéterminée Warnier, « Carte de l'Algérie divisée par tribus / par MM. E. Carette et Auguste Warnier ; Membres de la Commission Scientifique de l'Algérie », sur Gallica, (consulté le )
  11. Ismaël Hamet et Alfred le Chatelier, Les Musulmans français du nord de l'Afrique, Collection XIX, (ISBN 978-2-346-08448-7, lire en ligne)
  12. Labeche Ahmed Karim, Le bordj Erriah de Bouzaréah, LABECHE, (ISBN 978-9947-0-4382-0, lire en ligne)

Bibliographie

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  • Gabriel Camps, « Branès », Encyclopédie berbère, Aix-en-Provence, Edisud, no 11, (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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