Bras oscillant
Le bras oscillant est un composant de la suspension arrière des motos modernes.

Historique
modifierHistoriquement, les motos n'avaient pas de suspension arrière car la fonction amortisseur était dévolue à la selle.
Apparut ensuite la suspension coulissante, l'arrière du cadre était rigide, seule la roue était mobile.
Afin de permettre une plus grande amplitude, la solution fut de rendre l'arrière du cadre articulé ; c'est le bras oscillant, dont on trouve trace au moins peu après la Première Guerre mondiale sur une moto ABC-Gnome et Rhône. Depuis les années 1950[réf. souhaitée], la technique du bras oscillant s'est généralisée. Il s'agit d'un bras (mono-bras oscillant) ou de deux bras articulés situé(s) soit à l'arrière du cadre, soit à l'arrière du groupe moteur-boîte de vitesses.
Montages
modifierDans le montage classique, le bras oscillant est composé de deux branches (une de chaque côté de la roue) et d'une paire de combinés ressort-amortisseur qui relient l'arrière du bras au haut du cadre de la moto.
Dans d'autres montages, le bras est unique (mono-bras) et actionne un seul combiné de suspension (en 1948, Imme utilisait ce montage).
Le bras peut aussi être double, et actionner un seul combiné situé devant la roue arrière (ou à n'importe quel endroit), souvent par l'intermédiaire de biellettes. Le combiné situé devant la roue arrière est apparu avec la Vincent HRD 500 en 1949 (système cantilever).
Dans le cas des motos modernes à transmission par arbre, l'arbre passe à l'intérieur du bras oscillant.
Dans les années 1960 à 1970, les repose-pieds du passager étaient fixés sur le bras oscillant de nombreux modèles de motos. Cette solution, la plus simple à mettre en œuvre, faisait assurer une partie de la suspension au passager, ce qui n'est plus envisageable aujourd'hui.
Certaines suspensions avant modernes font appel à un bras oscillant, ce qui n'est pas sans poser de problème, car le bras doit prévoir de laisser le passage à la roue pour tourner, ce qui contraint à l'élargir, diminuant ainsi la garde au sol. La suspension avant Earles intègre aussi un bras oscillant.
Galerie
modifier- Un bras oscillant démonté.
- Kawasaki 500, équipée d'un bras oscillant classique, avec deux combinés.
- Honda Hornet, équipée d'un bras oscillant moderne, avec combiné unique devant la roue arrière.
- Mono-bras oscillant sur une Ducati 848.
- Triumph Speed Triple 1050 avec un mono-bras.
- Paralever sur une BMW R 1150 GS.