Brassenx
Le Brassenx [bʁa.sɛ̃ŋs] est un petit « pays » du département français des Landes. Il est constitutif de la Haute-Lande, occupant la partie centrale des Landes de Gascogne.
| Brassenx | |
Site d'Arjuzanx | |
| Pays | France |
|---|---|
| Région française | Nouvelle-Aquitaine |
| Département français | Landes |
| Région naturelle de France | Haute Lande |
| Villes principales | Morcenx |
| Siège du pays | Arjuzanx |
| Coordonnées | 44° 01′ 52″ nord, 0° 52′ 47″ ouest |
| Cours d'eau | Bez (Midouze) |
| Production | Forêt des Landes |
| Régions naturelles voisines |
Albret landais Pays de Marsan |
Situation du Brassenx sur une carte du Sud-Ouest de la France au Moyen Âge. | |
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Présentation
modifierL'appellation historique de Brassenx n'est, de nos jours, plus guère usitée.
Géographie
modifierLe Brassenx englobe le territoire des communes d'Arengosse, d'Arjuzanx et de Morcenx[1]. Sa capitale historique est Arjuzanx et sa ville principale est aujourd'hui Morcenx. Ce petit pays est le trait d'union entre la Grande Lande, dont il est constitutif, et les pays de l'Adour landais[1]. Son sol se compose d'argiles et sables tertiaires.
Étymologie
modifierNom d'homme gallo-romain : Braccius + suffixe pré-celtique -incum[2].
Histoire
modifierLe Brassenx est une ancienne baronnie et archiprêtré du diocèse de Dax. La baronnie de Brassenx comprend alors quatre jurades, intégrant dix paroisses : Arjuzanx, la capitale, Beylongue, Bezaudun, Garrosse, Morcenx, Ousse, Saint-Saturnin, Suzan, Villenave, Ygos et deux annexes : Arengosse et la Bastide. L'archiprêtré de Brassenx, dont Villenave est le chef-lieu, comprend, en plus des dix paroisses de la baronnie, celles de Luglon et de Saint-Martin d'Oney. Après la concession de privilèges accordés aux habitants d'Arjuzanx par Henri III d'Angleterre[n 1] en 1241, un octroi de coutumes aurait été accordé, dont il subsiste une copie de la fin du XVIe siècle qui présente 62 articles. Vers 1340, le Brassenx entre dans le domaine de la maison d'Albret et s'y maintient jusqu'à sa transmission aux ducs de Bouillon au XVIIe siècle[3].
Jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'économie du Brassenx repose sur le système agro-pastoral dans les Landes de Gascogne. La loi du 19 juin 1857, voulue par Napoléon III, entraîne l'assainissement et la mise en valeur du territoire. Autre facteur de développement et de désenclavement, le tracé de la ligne internationale de train reliant Bordeaux à l'Espagne traverse le Brassenx. La gare de Morcenx est construite en dehors du bourg et le quartier de Morcenx-gare est ainsi créé, ex nihilo, selon un plan orthogonal, à peu près à la même époque que la création du domaine impérial de Solférino. Enfin, en 1958 débute l'exploitation d'une mine de lignite sur le site d'Arjuzanx alimentant une centrale thermique d'Électricité de France. Tous ces facteurs de développement vont un à un s'éteindre : le gemmage prend fin dans les Landes en 1990, la centrale EDF est démantelée en 1992 et les TGV traversent généralement la gare sans s'y arrêter[1].
- La chapelle Notre-Dame-d'Arosse à Ygos.
Culture
modifierLa foire de la Saint-Michel (assemblada de la Sent Miquèu en gascon)[1], organisée chaque année le dans le quartier de Suzan autour de la chapelle romane dédiée à saint Jean-Baptiste datant du XIIe siècle, est d'origine médiévale. C'est une survivance des anciennes assemblades.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Voir l'histoire des Landes.
Références
modifier- 1 2 3 4 Jean-Jacques et Bénédicte Fénié, Dictionnaire des Landes, Éditions Sud Ouest, , 349 p. (ISBN 978-2-87901-958-1)
- ↑ Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Dictionnaire des pays et provinces de France, Bordeaux, Éditions Sud-Ouest, , 349 p. (ISBN 978-2-87901-367-1).
- ↑ Philippe Soussieux, Dictionnaire historique des Landes, Herm, Etudes landaises, , 826 p. (ISBN 978-2-9500625-5-0, présentation en ligne), p 127