Bretagne vivante

association française
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Bretagne vivante, appelée aussi Société pour l'étude et la protection de la nature en Bretagne (SEPNB), est une association fondée en 1958, à une époque où l'écologie ne concernait encore que quelques initiés. Elle est reconnue d'utilité publique en 1968.

Bretagne vivante
Histoire
Fondation
Cadre
Zone d'activité
Type
Forme juridique
Association déclaréeVoir et modifier les données sur Wikidata
Objet social
Protection de l'environnementVoir et modifier les données sur Wikidata
Domaine d'activité
Gestion des jardins botaniques et zoologiques et des réserves naturellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Pays
Organisation
Membres
4 800Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif
70 employésVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
RNA
SIREN
OpenCorporates

Historique

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Cette association est fondée à l'initiative de Michel-Hervé Julien, professeur de musique puis ornithologue, collaborateur du Muséum national d'histoire naturelle et Albert Lucas, professeur de sciences naturelles, qui multiplient les sorties naturalistes dans la région de Quimper et dans les grands milieux naturels de la région (baie d'Audierne, cap Sizun...). Les deux amis y emmènent en excursion des classes de lycéens étudier le milieu naturel et les chants d'oiseaux, avec l'assentiment de Marcel Gautier, leur inspecteur d'académie, géographe de formation et fondateur en 1952 du Cercle des géographes du Finistère[1]. Les professeurs convainquent l'inspecteur d'élargir le champ d'intérêt aux préoccupations naturalistes, fondant avec lui en l'association des Cercles géographique et naturaliste du Finistère[1]. Cette dynamique locale est étendue en lors de l'assemblée générale des Cercles réunie à Crozon, où est adopté le principe de créer, en parallèle aux deux cercles, la Société pour l'étude et la protection de la nature en Bretagne (SEPNB), avec Marcel Gautier comme président et Michel-Hervé Julien comme secrétaire général. La SEPNB est déclarée officiellement le [1].

L'association franchit le cap des 3 000 adhérents en 1968 et change de dénomination pour Bretagne Vivante-SEPNB en 1998. Le nombre de salariés, qui atteint en 2000 un pic de bénévoles pour les cliniques de nettoyage d'oiseaux mises en place à la suite du naufrage de l'Erika, est d'une quarantaine de chargés d’études faune et flore et d'animateurs nature, répartis dans trois pôles régionaux (connaissance et conservation, éducation et formation, vie associative)[2]. Faisant partie intégrante des réseaux scientifiques et institutionnels bretons, l'association gère un réseau de plus de 100 sites protégés dont cinq réserves naturelles d'État. Elle publie trois revues : Bretagne vivante (semestrielle), Penn ar Bed (revue trimestrielle dont le premier numéro paraît le )[3] et L'Hermine vagabonde (trimestrielle).

Jouant un rôle précurseur en créant des réserves ornithologiques sur le littoral, son champ d'action s'est rapidement élargi à tous les problèmes de défense de l'environnement se posant dans l'ensemble de la Bretagne historique (quatre départements de la Région Bretagne et Loire-Atlantique), au sein de 19 antennes locales en 2018[4].

Bretagne vivante est membre de France Nature Environnement.

Actions

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L'amélioration de la connaissance du patrimoine naturel

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Bretagne vivante participe à plusieurs programmes européens LIFE pour la conservation :

Bretagne vivante coordonne la réalisation d’atlas de répartition d’espèces sur la Bretagne :

  • Batraciens et reptiles (2008-2011)[8]
  • Un Atlas des papillons de jour est réalisé conjointement avec l’association du Groupe d’études des invertébrés armoricains (GRETIA) et est publié en [9]
  • Un atlas des longicornes[10],[11] du massif armoricain est réalisé conjointement avec l’association du GRETIA et est publié en .
  • un atlas des libellules de Bretagne, en [12]

Pour faciliter le recueil des données par les naturalistes bénévoles, Bretagne Vivante, le GRETIA, le Groupe mammalogique breton ont mis en place un portail en ligne[13].

La protection et la gestion du patrimoine naturel

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Bretagne vivante est propriétaire et gestionnaire de plusieurs réserves naturelles en Bretagne[14] :

La valorisation du patrimoine naturel

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Bretagne vivante organise des rassemblements de naturalistes afin d'améliorer la connaissance et faire partager avec le grand public la découverte du patrimoine naturel :

L'action juridique

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Bretagne Vivante intervient sur le champ juridique pour faire appliquer le droit de protection des milieux et des espèces :

À la suite de la saisine des tribunaux sur le plan d'élimination des déchets, le département du Morbihan décide d'arrêter les subventions à l'association en [21].

Notes et références

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  1. 1 2 3 Le Démézet et Maresca 2003, p. 5
  2. Le Démézet et Maresca 2003, p. 54
  3. Le Démézet et Maresca 2003, p. 16
  4. « L'association. Bretagne Vivante, en bref », sur bretagne-vivante.org (consulté le ).
  5. « LIFE Nature - Conservation du phragmite aquatique en Bretagne » (consulté le ).
  6. « LIFE Nature - Conservation de la sterne de Dougall en Bretagne » (consulté le ).
  7. « LIFE + Mobilisation pour le retour de la moule perlière d'eau douce » (consulté le ).
  8. « Atlas des batraciens-reptiles de Bretagne »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).
  9. « L'Atlas des papillons en Bretagne : recenser pour préserver » (consulté le ).
  10. « Atlas des longicornes armoricains ».
  11. « Invertébrés Armoricains, les Cahiers du GRETIA sous-titre=Cahier Numéro 07-2011 ».
  12. « Atlas des libellules de la Bretagne à la Vendée » (consulté le ).
  13. « Faune Bretagne » (consulté le ).
  14. « Liste des sites protégés par Bretagne Vivante »
  15. « Biodiversité. La réserve, paradis de l'insecte », Le Télégramme.
  16. « Biodiversité. 1.400 espèces pour un défi », Le Télégramme.
  17. « À la chasse à la biodiversité à Nantes », Ouest-France.
  18. « Les escargots taclent le Stade brestois », Le Parisien.
  19. « Près de Saint-Nazaire, la nouvelle ZAD remporte sa première victoire ».
  20. « À Larmor-Baden, le projet de lotissement retoqué par la Justice », Le Télégramme.
  21. « Des associations de défense de l’environnement dans le collimateur », Ouest-France.

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Maurice Le Démézet et Bruno Maresca, La protection de la nature en Bretagne. La SEPNB (1953-2003), Rennes, Presses universitaires de Rennes, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • François de Beaulieu, « Les revues de « Bretagne vivante » », Le Peuple breton, no 503, , p. 20 (ISSN 0245-9507)
  • Tudi Kernalegenn, Les chemins bretons de l’écologie. Luttes écologistes dans le Finistère (1967-1981), Fouesnant, Yoran Embanner, 2006.

Articles connexes

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Liens externes

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