Brice de Nice
Brice Agostini, alias Brice de Nice est un antihéros créé et incarné par l'humoriste et acteur Jean Dujardin. Apparu tout d'abord dans les sketchs de Dujardin, notamment au sein du groupe d'humoristes Nous Ç Nous, le personnage de fiction de Brice de Nice devient ensuite, grâce à sa popularité, le personnage central des films Brice de Nice (2005) et Brice 3 (2016), réalisés par James Huth.
| Brice de Nice | |
| Personnage de fiction apparaissant dans Brice de Nice. |
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Cosplay de Brice de Nice lors de la Comiccon de Montréal 2015. | |
| Alias | Brice Bertrand Agostini[1] (véritable identité ; nom complet) |
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| Naissance | 18 janvier 1969, Nice, Alpes-maritimes, France |
| Origine | |
| Sexe | Homme |
| Activité | « Surfeur winner, ascendant snowboardeur »[1] |
| Caractéristique |
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| Famille | Bertrand Agostini (père), une mère inconnue, Alice de Nice (alter-ego et ex-petite amie), Fabrice de Nice (fils adoptif et poisson rouge) |
| Entourage | Marius de Fréjus (meilleur ami de Brice) |
| Ennemi de | Igor d'Hossegor Gregor d'Hossegor Colin de Cogolin |
| Interprété par | Jean Dujardin |
| Films | Brice de Nice Brice 3 |
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Brice représente le stéréotype du surfeur arrogant, égocentrique et prétentieux, spécialiste de la « casse » et originaire de la ville de Nice.
Création du personnage
modifierUn personnage de café-théâtre
modifierLe personnage de Brice de Nice apparaît dans une saynète de café-théâtre[2] de Jean Dujardin. La saynète passe à la télévision pour la première fois dans l'émission Graines de star dans les années 1990.
Jean Dujardin s'était inspiré d'un des camarades de classe de sa jeunesse pour créer un personnage prétentieux, égocentrique, obnubilé par son apparence et par le fait de « casser » ses interlocuteurs, pratique consistant à les désarçonner par des réparties cinglantes.[réf. souhaitée]
Des saynètes aux films
modifierEntre la dernière diffusion des saynètes des émissions des Nous Ç Nous (fin des années 1990) et la sortie du film Brice de Nice en 2005 de James Huth, le personnage de Brice a vécu par le bouche à oreille. Les saynètes ont circulé sous forme numérique via Internet. Des sites internet de fans ont également diffusé de très nombreux fan art, organisé des concours de déguisements (cosplay), contribuant ainsi à maintenir la notoriété du personnage.[réf. souhaitée]
Face à la popularité latente de Brice de Nice, Jean Dujardin a décidé d'incarner le personnage sur grand écran. Grâce à la scénariste Karine Angeli, il construit tout un univers autour de son personnage, pour servir de base à une aventure cinématographique de 98 minutes.[réf. souhaitée]
Personnage
modifierLe personnage de Brice de Nice, outre sa passion pour le surf, aime à souligner lors de ses discussions qu'il vient de « casser » son interlocuteur avec un de ses sarcasmes, disant alors : « J' t'ai cassé ! » avec un geste en biais du bras[1].
Brice, cherche aussi à se donner une image de surfeur dans le vent (il se qualifie de « surfeur winner, ascendant snowboardeur »[1]), un personnage qui peut être attachant par sa naïveté et sa déconnexion totale de la réalité. À l'image de Bodhi, le héros du film Point Break (1991) qu'il vénère, Brice attend le moment où il pourra surfer sur « sa » vague à Nice[1].
Brice est amoureux d’une sirène imaginaire de ses rêves nommée Chantal, jouée par Alexandra Lamy[3]. À la fin de ses rêves avec elle, Brice orgasme et éjacule dans son short de lit, et remarque, sous son étonnement, que son sperme fait des formes de pays (comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande), sans que nous le voyons.
Brice de Nice est remarquable par ses longs cheveux blonds avec une petite queue de cheval derrière, son t-shirt jaune à son nom, son sarouel noir à géante fermeture éclaire jaune, et ses chaussures Asics jaune dans le premier, et ses chaussures Nike jaune dans la suite.
Brice ne veut surtout pas faire d’enfants avec une femme, certainement parce qu’il trouve difficile de s’en occuper. Brice est aussi bête, sachant que sa capacité active du cerveau est de 7% (dans Brice 3).
Brice prie en Bodhi, personnage joué par « le grand, selon Brice » Patrick Swayze dans le film Point Break. On sait qu’il existe 3 adeptes du Boddhisme de différentes variations: on peut dire que Brice est « catholique », un « protestant », et un « orthodoxe ». Malgré les positions des deux autres, Brice se fâche et continue de dire que Bodhi a « ressuscité ». Brice garde aussi sa cassette VHS sacrée de Point Break dans un coffre.
Brice est égocentrique: il croit que tout le monde s’intéresse à lui et veut toujours être au centre de l’attention, sauf quand il y a Brice d’Hawaiice, son double plus mature et plus vilain (voir Brice 3), où Brice s’incline.
Brice est multiple champion de la « casse », c’est-à-dire des concours de clashs (joutes verbales violentes qui critique le physique ou la personnalité d’autrui). Il se qualifie de « surfeur winner, ascendant snowboardeur ». Il veut dire qu’il est un grand surfeur, avec un style de snowboard. Brice n’a par ailleurs aucune empathie: il ne ressent aucune peine lorsqu’il « casse » quelqu’un et que la victime soit vexée ou pleure.
Brice a un tic: il secoue sa mèche, tout comme son père (comme un cheval avec sa crinière).
Le père de Brice s’appelle Bertrand Agostini. Il est un mafieux accusé de blanchiment d’argent. Bertrand avoue lui-même que son fils est débile (« dixit: Ça ne se voit pas que c’est un con, non?), tout ça pour le défendre. Malgré ça, il finit en prison. Brice le lit sur le journal Nice-Matin, sauf qu’il n’a rien compris de ce qu’il a lit.
Ses phrases fétiches sont « Salut, ça farte? » (farter signifie mettre du gras sur une planche de surf pour qu’elle glisse mieux) et « J’t’ai cassé! » lorsqu’il réussit un « casse ». Pour dire au revoir, il dit « Allez, moi je glisse! », et « Tchou! » (comme « tchuss »).
Brice a un objet fétiche: sa « vraie » dent de requin faite en résine. On sait dans la suite que cette dent a des pouvoirs magiques en récitant ce texte: « Dento spiral, dento fusion, dans tes dents!!! ». Suite à cette formule, la dent devient rouge et fonce vers l’ennemi.
Brice ne se sépare jamais de sa planche de surf jaune à son nom, même s’il ne surfe pas.
Aujourd’hui, Brice vit dans un chalet dans la montagne en racontant des bobards à des enfants.
Apparitions sur scène et à la télévision
modifierLe personnage de Brice de Nice apparait pour la première fois sur scène dans la saynète de Jean Dujardin intitulée « Le surfeur », puis dans l'émission Graine de star et dans une émission de Patrick Sébastien.[réf. souhaitée]
Le personnage est ensuite repris dans quatre saynètes de l'émission figurant les Nous Ç Nous, diffusée dans différentes émissions télévisuelles (dont Farce Attaque)[réf. souhaitée]. Ces saynètes n'ont jamais été officiellement intitulées :
- « La leçon de casse », où Brice y enseigne les différentes techniques et gestuelles pour bien « casser » ;
- « Les bars branchés », où Brice y enseigne comment « assurer dans les bars branchés » ;
- « La drague », où le personnage de Jean-Guillaume se transforme soudainement en Brice de Nice quand il se fait rejeter par les filles. Dans cette saynète, les autres personnages sont Natacha (incarné par Bruno Salomone) et la fille nommée « le Meuble » (incarné par Manu Joucla) ;
- « Brice et MC Saturn en vacances » (ou « Brice à la plage »), tournée aux îles des Saintes avec le personnage de Saturnin, dit MC Saturn (incarné par Bruno Salomone). MC Saturn apparaît également en rôle principal des sketches Lascars infos et préfigure celui d'Igor d'Hossegor du film Brice de Nice, incarné par le même acteur avec plusieurs répliques identiques.
Au cinéma
modifierRéférences dans d'autres œuvres
modifierAuto-parodies
modifier- Dans la série télévisée Un gars, une fille (1999) où joue Jean Dujardin, son personnage de Jean (alias « Loulou ») fait de temps en temps le signe « cassé » quand le personnage d'Alex (alias « Chouchou », Alexandra Lamy) reste sans voix après un échange de mots.
- Dans le film Hellphone (2007) de James Huth, un personnage joué par Jean Dujardin et ayant les mêmes mimiques que Brice de Nice, apparaît. Ce personnage est crédité au générique de fin comme étant joué par « Brice Agostini », qui est le nom réel de Brice de Nice. Il s'agit évidemment d'un clin d'œil du réalisateur à son précédent film. Brice dira d'ailleurs au héros du film, en parlant du téléphone maléfique : « Fais attention la prochaine fois. T'aurais pu le... casser ».
Musique
modifierDans le clip de la chanson Le bateau blanc de Karol, on peut voir une planche de surf jaune avec la virgule noire et le mot « Nice » écrit en noir.
