Dodgers de Los Angeles

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Les Dodgers de Los Angeles (en anglais : Los Angeles Dodgers, « les esquiveurs de Los Angeles ») sont une franchise de baseball des Ligues majeures de baseball située à Los Angeles. Ils évoluent dans la division ouest de la Ligue nationale. Fondée en 1883 à Brooklyn, la franchise, sous les ordres de son propriétaire Walter O'Malley, déménage en Californie durant l'hiver 1958. Les Dodgers jouent leurs rencontres à domicile au Dodger Stadium, un stade de 56 000 places.

Dodgers de Los Angeles

Saison 2026 des Los Angeles Dodgers

Description de l'image Los Angeles Dodgers Logo.svg.
Informations sur l'équipe
Fondation 1883
(en ligue majeure depuis 1884)
Ligue Nationale
Division Ouest
Noms Brooklyn Atlantics (1883-1884)
Brooklyn Grays (1885-1887)
Brooklyn Bridegrooms (1888-1890)
Brooklyn Grooms (1891-1895)
Brooklyn Bridegrooms (1896-1898)
Brooklyn Superbas (1899-1910)
Brooklyn Trolley Dodgers (1911-1912)
Brooklyn Dodgers (1913)
Brooklyn Robins (1914-1931)
Brooklyn Dodgers (1932-1957)
Los Angeles Dodgers (depuis 1958)
Surnoms The Boys in Blue
Couleurs
Propriétaire Guggenheim Partners (en)
Manager Dave Roberts
Stade Dodger Stadium (56 000 places)
Description de cette image, également commentée ci-après
Match au Dodger Stadium en 2021.

Après une période faste où ils furent vainqueurs de la Série mondiale à Brooklyn en 1955, puis à Los Angeles en 1959, 1963, 1965, 1981 et 1988, les Dodgers connaissent une longue traversée du désert sans titre suprême jusqu'en 2020. Après le recrutement de la star nippone Shohei Ohtani à la fin de l'année 2023, les Dodgers réussissent le rare exploit de remporter consécutivement le titre en 2024 et 2025. Les légendes du baseball Jackie Robinson, Sandy Koufax et Roy Campanella évoluèrent sous les couleurs des Dodgers.

En 2026, la franchise est estimée à 7,8 milliards de dollars par le magazine Forbes[1], et possède l'une des plus grandes base de supporters parmi les franchises des Ligues majeures de baseball.

Histoire

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Dodgers de Brooklyn

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Ebbets Field (1913-1957) à Brooklyn

Fondée en 1883 en tant qu'équipe d'une ligue mineure sous le nom de Brooklyn baseball club, la franchise fut admise dans la Ligue américaine (première version) en 1884 et en 1890 dans la Ligue nationale, ligue dont elle fait toujours partie. Le club absorbe plusieurs clubs locaux entre 1888 et 1891 pour assurer sa position dominante à Brooklyn. Surnommée par la presse Bridegrooms de Brooklyn depuis 1888, la franchise est rebaptisée Superbas de Brooklyn en 1899 en référence au nom de son manager, Hanlon Superbras. Le surnom non officiel de Trolley Dodgers apparait lui aussi durant les années 1890 (1895). Il rend hommage aux piétons qui louvoient entre les tramways pour accéder au stade. À cette période, les rencontres se tiennent au Washington Park ou au Eastern Park.

Jackie Robinson

Dès 1902, Hanlon Superbras travaille sur un transfert de la franchise à Baltimore. Charles Ebbets, propriétaire de la franchise depuis 1898, parvient à bloquer ce déménagement, et finance notamment la construction d'un nouveau stade, Ebbets Field, qui est inauguré en 1913. Ce stade sera l'antre des Dodgers jusqu'en 1957. La franchise adopte alors officiellement le nom de Dodgers de Brooklyn (1910) avant de prendre celui de Robins Brooklyn entre 1914 et 1931. Durant cette période, toutefois, le surnom de Trolley Dodgers resta courant. Il faut attendre 1932 pour voir la franchise retrouver son nom de Dodgers de Brooklyn.

La première retransmission télévisée d'un match de ligue majeure de baseball au lieu à Ebbets Field le . Il opposait les Dodgers aux Reds de Cincinnati. Les casques de batteur sont également introduits en ligue majeure à Ebbets Field (1941).

Le , Jackie Robinson joua son 1er match dans les ligues majeures sous les couleurs des Dodgers. Il devint ainsi le 1er joueur noir à évoluer dans une ligue professionnelle de baseball depuis 1887 et l'interdiction de recruter des joueurs noirs. Les afro-américains étaient confinés aux Negro Leagues, des organisations réservées aux personnes de couleur. Le manager des Dodgers fut le premier a oser briser ce tabou, et recruta Robinson.

Sportivement, la franchise connait nombre de succès en remportant les fanions du champion de la Ligue nationale 1890, 1899, 1900, 1916, 1920, 1941, 1947, 1949, 1952 et 1953, mais les Dodgers ne parvenaient pas à remporter les World Series. « Ce sera pour l'année prochaine! » (Wait ’til next year!) devient alors le slogan des supporters de Brooklyn. En 1955, les Dodgers remportent un nouveau fanion de la ligue nationale, et décrochent enfin le graal. Les journaux titrent « This is next year! » (c'est l'année prochaine!). Brooklyn est encore champion de la ligue nationale en 1956.

Et soudain, c'est la douche froide pour les fans des Dodgers. La franchise part à Los Angeles pour la saison 1958. Ce déménagement fut un véritable traumatisme pour les partisans des Dodgers, et plus généralement pour tous les Américains. Walter O'Malley était propriétaire de la franchise depuis 1950, et la Californie lui proposait un pont d'or, des installations de rêve et un considérable marché vierge. O'Malley n'y résista pas, et malgré les émeutes que provoquèrent cette affaire dans les faubourgs de New York et les propositions désespérées de la municipalité pour conserver ses Dodgers, Brooklyn fut rayé d'un trait de plume de la géographie des ligues majeures. Le dernier match des Dodgers à Ebbets Field se tint le . Jackie Robinson ne fit pas partie du déménagement en Californie car il mit un terme à sa carrière durant l'hiver précédent. De même, Roy Campanella ne joua pas à Los Angeles, car en , il eut un accident d'automobile qui le rendit quadraplégique.

Dodgers de Los Angeles

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1958-1979 : l'ère Walter O'Malley, déménagement à Los Angeles et succès immédiat

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Le 18 avril 1958, les Dodgers effectuent leur première sortie à Los Angeles devant 78 672 spectateurs au Los Angeles Memorial Coliseum. C'est là que les Dodgers évoluent pendant 4 saisons, dans l'attente de la construction de leur nouveau stade, le Dodger Stadium, une enceinte de 56 000 places inaugurée en 1962.

1979-1999 : la succession O'Malley, derniers succès avant une traversée du désert

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1999-2004 : l'ère Fox, une courte stabilité sportive

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2004-2012 : l'ère McCourt, entre incertitudes, scandales et banqueroute

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Photographie de Frank McCourt, ancien propriétaire des Dodgers
Frank McCourt, propriétaire de 2004 à 2012

Le 29 janvier 2004, Frank McCourt rachète les Dodgers pour un montant de 430 millions de dollars[2]. Il s'agit pour l'époque de la deuxième plus grosse vente d'une franchise. Il nomme sa femme Jamie McCourt au poste de directrice générale, ce qui fait d'elle la femme la plus haut placée au sein des Ligues majeures de baseball.

À l'occasion du repêchage de 2007, le champ centre Joris Bert est repêché au 19e tour par les Dodgers. C'est le premier joueur français à être repêché pour une franchise de la Ligue majeure de baseball[3]. Néanmoins, il ne jouera jamais pour la franchise.

Le 14 octobre 2009, les époux McCourt annoncent leur séparation[4], ce qui va entrainer la révélation des problèmes financiers des Dodgers devant les tribunaux. Jamie McCourt revendique la moitié de la franchise, ce qui n'est pas au goût de Frank McCourt.

Le commissaire du baseball Bud Selig annonce le 20 avril 2011 la mise sous tutelle financière des Dodgers[5]. Depuis son rachat par Frank McCourt en 2004, la franchise affiche 459 millions de dollars de déficits cumulés en cinq saisons[6]. Le 27 juin, après le rejet par la ligue d'un plan de financement via les droits TV, les Dodgers demandent à se placer sous le statut de banqueroute[7]. Le 1er novembre, McCourt accepte de mettre en vente les Dodgers afin de leur permettre de retrouver une activité normale[8].

Durant les saisons 2010 et 2011, les Dodgers sont à la peine et ne se qualifient pas pour les séries éliminatoires. En 2011, la performance du lanceur Clayton Kershaw est saluée par l'attribution du trophée Cy Young à l'issue de la saison.

Depuis 2012 : l'ère Guggenhaim Partners, retour au sommet et domination

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Photographie de Mark Walter, propriétaire des Dodgers
Mark Walter, propriétaire depuis 2012

Le 27 mars 2012, un accord de principe est annoncé portant sur le rachat de la franchise par la société de services financiers américaine Guggenheim Partners (en), menée par le financier Mark Walter (en) et incluant la légende du basketball Magic Johnson. La vente, approuvée par la Ligue majeure de baseball et la cour des faillites de Los Angeles, s'élève à 2 milliards de dollars US, ce qui en fait la transaction sportive la plus élevée de l'histoire à cette époque, dépassant l'acquisition, en 2005, du club de football anglais Manchester United par Malcolm Glazer pour une valeur estimée à 1,5 milliard de dollars[9].

2012-2020 : remontée en puissance mais échecs en Série mondiale
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À leur arrivée, les nouveaux propriétaires ne perdent pas de temps pour investir sur le marché et renforcer l'effectif. Ils échangent pour récupérer Hanley Ramirez, et Shane Victorino, puis en août, ils décident d'échanger plusieurs joueurs en échange de Adrian Gonzalez, Carl Crawford et Josh Beckett, en provenance des Red Sox de Boston[10]. Ce sont 431 millions de dollars de contrats allant jusqu'en 2018 qui sont ajoutés à la masse salariale des californiens[11]. Malgré ces investissements, ceux-là ne suffissent pas pour les Dodgers qui ne se qualifient pas pour les séries éliminatoires, terminant la saison avec un bilan de 86 victoires pour 76 défaites.

En 2013, après 3 ans sans prendre part aux séries éliminatoires, les Dodgers obtiennent leur qualification grâce à leur titre de division. Ils remportent leur série de division face aux Braves d'Atlanta (3-1) mais s'inclinent face aux Cardinals de Saint-Louis dans la série de championnat (4-2). En 2014, les Dodgers sont à nouveau champions de division mais butent à nouveau sur les Cardinals, cette fois dès la série de division (1-3).

Après ces désillusions, la direction des Dodgers décide de changer son approche pour 2015. Le manager général Ned Colletti est remplacé par Andrew Friedman (qui occupe la fonction de «directeur des opérations baseball») et Farhan Zaidi (qui occupe la fonction de manager général), qui vont mettre l'accent sur la data et le bien-être des joueurs pour leur détection et leur progression[12]. Malgré ces changements, des blessures viennent perturber la saison, et la franchise ne peut compter que sur ses pépites Joc Pederson et Corey Seager, ainsi que Clayton Kershaw et Zack Greinke, pour remporter un troisième titre de division de suite. Néanmoins, comme en 2014, ils s'inclinent en série de division, cette fois contre les Mets de New York.

À l'intersaison, le manager des Padres de San Diego et ancien joueur des Dodgers Dave Roberts est recruté pour prendre la suite de Don Mattingly[13]. La saison est une nouvelle fois largement tronquée par les blessures, avec un record de temps passé par les joueurs sur la liste des blessés[14]. En séries éliminatoires, les Dodgers disposent des Nationals de Washington en série de division avant de s'incliner face aux futurs champions des Cubs de Chicago en série de championnat. Corey Seager est élu recrue de l'année à l'issue de la saison, et Roberts est élu manager de l'année pour sa première saison aux Dodgers.

Photographie de Dave Roberts en 2015
Dave Roberts en 2015

Enfin en 2017, les Dodgers parviennent à se hisser pour la première fois depuis 1988 jusqu'à la série mondiale en battant les Diamondbacks de l'Arizona (3-0) en série de division et, dans une revanche de l'an passé, les Cubs de Chicago (4-1) en série de championnat. Ils chutent néanmoins en lors de l'ultime rencontre de la série mondiale contre les Astros de Houston sur le score de 4 à 3. Cody Bellinger est élu recrue de l'année à l'issue de la saison, ce qui fait de lui le deuxième membre de la franchise a être récompensé consécutivement. Le résultat de la saison 2017 est un des sujets de la saison 2020 après la révélation du scandale des « vols de signaux » des Astros de Houston, mais ce titre reste en leur possession[15].

En 2018, les Dodgers veulent enfin briser la malédiction et peuvent compter, malgré l'absence de Corey Seager, blessé[16], sur les jeunes Max Muncy et le lanceur Walker Buehler, l'expérimenté Matt Kemp, mais aussi les recrues Manny Machado, Brian Dozier et David Freese pour envoyer la franchise en séries éliminatoires pour la sixième fois consécutive, avec en prime un titre de division glané face aux Rockies du Colorado dans un match de bris d'égalité. Mais comme l'an passé, après avoir battus les Braves d'Atlanta en série de division, puis les Brewers de Milwaukee dans un combat en 7 rencontres lors de la série de championnat, les Dodgers s'inclinent en série mondiale, cette fois-ci en 5 rencontres face au Red Sox de Boston.

Après ces deux échecs au moment décisif, les Dodgers perdent durant l'intersaison leur manager général Farhan Zaidi, parti chez les rivaux de San Francisco[17], qui est remplacé par Jeff Kingston. Yasiel Puig, favori des fans, est échangé pour réduire la masse salariale, ce qui favorise l'émergence de jeunes comme Julio Urias, Alex Verdugo et Will Smith. Ils terminent la saison régulière avec un bilan de 106 victoires pour 56 défaites, ce qui constitue un nouveau record de la franchise. En séries éliminatoires, les Dodgers prennent la porte d'entrée face aux Nationals de Washington en série de division. À l'issue de la saison, Cody Bellinger est élu joueur par excellence[18].

Photographie de Cody Bellinger en 2018
Cody Bellinger en 2018
Depuis 2020 : fin de 32 ans de disette et back-to-back
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La saison 2020 marque un tournant pour les Dodgers, qui après 7 saisons consécutives en séries éliminatoires et 2 échecs en série mondiale, veulent enfin remporter leur premier titre depuis 1988. À l'intersaison, ils échangent Alex Verdugo, des joueurs de ligues mineures et de l'argent pour le joueur par excellence 2018 Mookie Betts, le lanceur David Price et de l'argent en provenance des Red Sox de Boston[19]. Néanmoins, le 12 mars, la ligue annonce le report du début de saison à cause de la pandémie de Covid-19 aux États-Unis[20]. Le début de la saison est finalement décrétée au 23 juillet, pour seulement une saison régulière de 60 matchs[21]. Après un début de saison tonitruant (30 victoires en 40 rencontres, meilleur début de saison sur 40 matchs égalé), les Dodgers finissent la saison régulière avec un bilan de 43 victoires et 17 défaites, et remportent un huitième titre de division consécutif. En séries éliminatoires, ils éliminent les Brewers de Milwaukee en série de meilleurs deuxièmes et les Padres de San Diego en série de division, le tout sans perdre de match, avant de battre les Braves d'Atlanta en série de championnat, remontant un déficit de 2 matchs. En série mondiale, ils battent les Rays de Tampa Bay en six rencontres et remportent leur 7e titre, le premier depuis 32 ans[22]. L'arrêt-court Corey Seager est élu joueur par excellence de la Série mondiale.

Pour la défense de leur titre en 2021, et le retour à une saison normale à 162 rencontres, les Dodgers remportent 13 des 15 premiers matchs de leur calendrier, avant de perdre 14 des 18 suivants. De nombreuses blessures, dont notamment celles de Cody Bellinger, Clayton Kershaw et de Dustin May, viennent perturber leur saison[23]. Les signatures[24] à la trade deadline de Max Scherzer, Trea Turner et de Albert Pujols permettent à l'effectif d'égaler leur record de victoires en saison régulière, avec 106 victoires, sans pour autant remporter le titre de division. Néanmoins, en séries éliminatoires ils parviennent à battre les Giants de San Francisco en série de division, avant d'échouer face aux futurs champions, les Braves d'Atlanta, en série de championnat.

Photographie de nuit d'un match au Dodger Stadium
Match au Dodger Stadium en 2024

Après plusieurs saisons ratées et des déceptions en séries éliminatoires en 2022 et 2023 (défaites face aux rivaux de division des Padres de San Diego et des Diamondbacks de l'Arizona), les Dodgers veulent se racheter en 2024 et vont employer les grands moyens. À l'intersaison, la signature de la star japonaise Shohei Ohtani (qui évoluait aux Angels), pour un montant record de 700 millions de dollars sur 10 ans[25], accompagnée de celle des lanceurs Yoshinobu Yamamoto[26] et Tyler Glasnow, ainsi que celle du joueur de champ extérieur Teoscar Hernandez, viennent renforcer encore plus l'effectif californien. Ils retrouveront les sommets avec une 8e victoire en série mondiale face aux Yankees de New-York (4 victoires à 1)[27],[28]. Une série qui sera notamment marquée par le walk-off grand chelem de Freddie Freeman lors de la 10e manche du match 1, le premier de l'histoire de la ligue[29].

En 2025, les Dodgers sont annoncés comme favoris à leur propre succession[30]. La plupart des joueurs titrés la saison précédente font leur retour, seul le lanceur Walker Buehler signera en tant qu'agent libre chez les Red Sox de Boston. Ils recrutent à l'intersaison les lanceurs Blake Snell ainsi que le prospect japonais Roki Sasaki qui aura du mal à s'intégrer à la rotation et qui jouera dans un second temps en lanceur de relève. De nombreuses blessures et un équipe de releveurs peu productive[31] vont venir ternir la saison. C'est la première saison ou la star japonaise Shohei Ohtani jouera à la fois en tant que lanceur et frappeur pour les Dodgers. Ils remportent le titre de la Division Ouest de la Ligue Nationale, le 12e titre sur les 14 dernières saisons. En séries éliminatoires, les Dodgers vont vaincre successivement les Reds de Cincinnati (2-0), les Phillies de Philadelphie (3-1) ainsi que les Brewers de Milwaukee (4-0) pour retourner une 2e fois consécutive aux Séries mondiales ou ils affrontent les Blue Jays de Toronto. Après avoir été menés 2 matchs à 3, les Dodgers s'imposeront par deux fois lors du match 6 et et du match 7 au Centre Rogers pour remporter les Séries mondiales[32] et donc réaliser un back-to-back, le premier en MLB depuis 2000.

Photographie de la céremonie de remise des bagues de la série mondiale 2025
Cérémonie de remise des bagues de la Série mondiale 2025

Palmarès

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Palmarès officiel des Dodgers de Los Angeles

Compétitions actuelles

Anciennes compétitions

Trophées et honneurs individuels

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Numéros retirés

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Les Dodgers de Los Angeles ont 12 mailliots retirés, ainsi que 2 commentateurs et 1 propriétaire honorés au sein de leur «Ring of Honor»[33].

Campanella, Koufax et Robinson ont été les premiers Dodgers à avoir leurs numéros retirés, lors d'une cérémonie organisée le 4 juin 1972[34]. Certaines franchises comme les Yankees de New York ont retiré leur premier numéro en 1939, ce qui montre le retard des Dodgers dans ce domaine. Cela peut s'expliquer par les tensions entre Jackie Robinson et Walter O'Malley, alors que la franchise avait pour volonté de retirer le numéro depuis déjà plusieurs années[35]. Il a fallu attendre 1972, et le passage de témoin à la présidence entre Walter O'Malley et son fils Peter pour que Robinson vienne à Los Angeles[36].

En 1997, 50 ans après qu'il ait brisé l'interdiction pour une personne noire, et 25 ans après que son numéro fut retiré par les Dodgers, le numéro 42 de Jackie Robinson fut retiré dans l'ensemble des Ligues majeures de baseball[37]. C'est le seul joueur ayant reçu cet honneur. Depuis 2004, le Jackie Robinson Day, célébré le 15 avril (jour des débuts de Robinson lors de sa première saison), honore sa mémoire par le port obligatoire (depuis 2007) d'un maillot floqué de son nom et de son numéro[38].

Toutes les personnes honorées par les Dodgers sont des membres du Temple de la renommée du baseball ou du Temple de la renommée du baseball mexicain.

Honneurs individuels

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Honneurs attribués aux joueurs et au personnel des Dodgers de Los Angeles
Performances sur le terrain

Saison régulière

Série éliminatoire et Match des étoiles

Performances en dehors du terrain
Personnel des Dodgers de Los Angeles au Temple de la Renommée

Personnalités de la franchise

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Propriétaires

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Liste des actionnaires successifs des Dodgers de Los Angeles
Période Propriétaires
- Ferdinand Abell (en) - Joseph Doyle (en) - Charlie Byrne (en) - George Taylor (en)
Création de l'équipe à Brooklyn. L'ordre correspond à celui des parts possédées[39].
- Ferdinand Abell (en) - Joseph Doyle (en) - Charlie Byrne (en) (50,4%) - George Chauncey (en) (49,6%)
Rachat de quasiment la moitié des parts par George Chauncey, un financier. Fusion avec les Ward's Wonders de Brooklyn. Déménagement de l'équipe à Eastern Park, proche des activités du nouvel investisseur[39].
- Ferdinand Abell (en) - Charles Ebbets
Décès de Byrne et entrée de Ebbets au capital. Abell reste actionnaire majoritaire et Ebbets devient président[39].
- Ferdinand Abell (en) (40%) - Harry Von der Horst (en) (40%) - Charles Ebbets (10%) - Ned Hanlon (en) (10%)
Fusion d'égal à égal avec les Orioles de Baltimore[39].
- Ferdinand Abell (en) - Charles Ebbets - Ned Hanlon (en) - Henry Medicus (en)
Von der Horst, en mauvais termes avec Hanlon, se fait racheter ses parts par Ebbets, avec le soutien de Medicus, un proche industriel[39].
- Charles Ebbets (70%) - Henry Medicus (en) (30%)
Rachat des parts de Abell, fondateur de la franchise, et de Hanlon[39].
- Charles Ebbets (50%) - Ed McKeever (en) (25%) - Stephen McKeever (en) (25%)
Départ de Medicus. Ebbets s'associe avec les frères McKeever, promoteurs immobiliers. Construction du Ebbets Field[39].
- Stephen McKeever (en) (25%) - Grace Slade Ebbets et Joseph Gilleaudeau (50%) - Brooklyn Trust Company (25%)
Décès de Ebbets, puis de Ed McKeever 11 jours plus tard. Le partage des parts entre les héritiers de Ebbets et McKeever plonge la franchise dans la crise[39].
- James Mulvey (en) et Dearie Mulvey (en) (25%) - Grace Slade Ebbets et Joseph Gilleaudeau (50%) - Brooklyn Trust Company (25%)
Décès de McKeever, dont les parts sont héritées par sa fille et son gendre.
- Branch Rickey (25%) - Walter O'Malley (25%) - James Lawrence Smith (en) (25%) - James Mulvey (en) et Dearie Mulvey (en) (25%)
Rachat des parts de la famille Ebbets, mémorandum d'accord de contrôle entre Rickey, O'Malley et Smith pour une durée de 5 ans[39].
- Walter O'Malley (50%) - Mary Louise Smith (25%) - James Mulvey (en) et Dearie Mulvey (en) (25%)
Rachat des parts de Rickey par O'Malley pour 1 050 000$[39].
- Walter O'Malley (66,7%) - James Mulvey (en) et Dearie Mulvey (en) (33,3%)
Rachat des parts de Smith par O'Malley, qui divise ce rachat avec les Mulvey[39],[40].
- Walter O'Malley (100%)
Rachat des parts des Mulvey par O'Malley, qui devient l'unique propriétaire de la franchise[39].
- Peter O'Malley (en) (50%) - Terry O'Malley Seidler (en) (50%)
Décès de Walter O'Malley[41], dont les parts sont héritées à égalité entre ses enfants[39].
- Fox Entertainment Group (100%)
Vente de l'entièreté de la franchise au groupe Fox, grand groupe du cinéma et de la télévision, pour une somme allant de 311[42] à 350[43] millions de dollars[39].
- Fox Entertainment Group (90%) - Robert A. Daly (en) (10%)
Vente de 10% des parts à Daly, qui a dirigé CBS News et Werner Bros auparavant, pour une somme avoisinant 30 millions de dollars[44].
- Frank McCourt (100%)
Vente de la franchise à McCourt, un homme d'affaires, pour la somme de 430 millions de dollars[45].
- Guggenheim Partners (en) (Mark Walter (en) - Magic Johnson - Stan Kasten - Peter Guber - Bobby Patton - Todd Boehly)
Vente de la franchise, en grande difficulté financière, à Guggenheim Partners, un consortium d'hommes d'affaires, dont Magic Johnson, ancienne star de la NBA, pour un montant de 2,15 milliards de dollars[46],[47].
- Guggenheim Partners (en) - Billie Jean King et Ilana Kloss
Vente d'une part mineure aux anciennes joueuses de tennis Billie Jean King et sa partenaire Kloss, devenues femmes d'affaires[48].
- en cours Guggenheim Partners (en) - Billie Jean King et Ilana Kloss - Alan Smolinisky (en) et Robert L. Plummer
Vente d'une part mineure à Smolinisky et Plummer, des entrepreneurs américains.[49].

Dirigeants

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Organigramme[50]
Fonction Pays Nom
PrésidentMark Walter (en)
Directeur généralStan Kasten
Directeur des opérations baseballAndrew Friedman
Directeur des opérationsBob Wolfe
Directeur du marketingLon Rosen
Directrice du développementJanet Marie Smith (en)
Directeur de la stratégie commercialeRoyce Cohen
Directeur financierEric Hernandez
Directeur des partenaires mondiauxLorenzo Sciarrino
Directrice des ressources humainesMarilyn Davis
Directeur juridiqueDaniel Martens
Directeur informatiqueRalph Esquibel
Directeur de la commnicationJon Weisman
Manager généralBrandon Gomes

Managers

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Rivalités

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Les Dodgers de Los Angeles et leurs fans entretiennent de nombreuses rivalités avec d'autres franchises, dont notamment les Angels de Los Angeles, les Yankees de New York, les Padres de San Diego et les Giants de San Francisco. D'autres rivalités existent, comme avec les Astros de Houston, les Reds de Cincinnati, les Diamondbacks de l'Arizona ou les Cardinals de Saint-Louis, mais elles sont obsolètes ou non entretenues.

Los Angeles Angels

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Les rencontres entre les Dodgers et les Angels sont surnommées les Freeway Series, terme qui évoque les nombreuses autoroutes du Grand Los Angeles, dont l'Interstate 5, qui relie les stades des deux équipes[52]. Cette dénomination est reprise depuis le terme de Subway Series (Série du métro en français), qui évoque lui les rencontres entre les franchises de New York[53]. Les Freeway Series ont donné l'inspiration au nom de la rivalité entre les Kings de Los Angeles et les Anaheim Ducks, en LNH, qui se nomme Freeway Face-Off.

À l'issue de la saison 2026, les Angels mènent la série avec 82 victoires contre 78 pour les Dodgers.

Yankees de New York

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La rivalité entre les Dodgers et les Yankees remonte aux années 1940, lorsque les deux franchises évoluaient à New York, comme les Giants. Malgré le départ des Dodgers à Los Angeles en 1958, la rivalité continue d'exister puisque qu'il s'agit d'une confrontation entre la ville la plus peuplée de la côte ouest des États-Unis et la ville la plus peuplée de la côte est des États-Unis. C'est aussi deux des franchises qui ont la plus grande affluence dans leurs stades[54].

Avec 12 rencontres entre les deux franchises, il s'agit de la confrontation la plus récurrente de l'histoire de la série mondiale[55]. La dernière confrontation dans la série mondiale entre les deux équipes date de 2024, où les Dodgers se sont imposés 4 victoires à 1[56].

À l'issue de la saison 2026, les Yankees mènent 51 victoires à 48, et 8 titres à 4 lorsque les deux franchises s'affrontent en série mondiale.

Padres de San Diego

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La rivalité entre les Dodgers et les Padres débute au moment de la création de la franchise de San Diego, en 1969. Elle est parfois nommée I-5 Rivalry[57] (à ne pas confondre avec les Freeway Series), en raison de l'Interstate 5 qui relie les deux franchises séparées par un peu moins de 200 kilomètres.

C'est la deuxième plus importante rivalité des Dodgers en termes de matchs, après celle avec les Giants de San Francisco, puisque les deux équipes évoluent au sein de la division Ouest de la Ligue nationale. Au 20 août 2026, les Dodgers mènent 546 victoires à 439, pour une confrontation nulle.

Giants de San Francisco

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La rivalité entre les Dodgers et les Giants remonte à la fin du XIXème siècle, lorsque les deux franchises évoluaient à New York. On a appelé cette rivalité à cette époque série du métro, puisqu'il suffisait de prendre le métro pour se rendre d'un stade à l'autre.

Cette partie new-yorkaise de la rivalité compte de nombreux moments marquants, avec des moqueries lorsqu'une franchise enchaîne les mauvais résultats, le Shot Heard 'Round the World (en) en 1951 lorsque les deux franchises se battaient pour la première place de la Ligue nationale, ou bien à l'intersaison 1956-1957 lorsque Jackie Robinson prend sa retraite après avoir été échangé aux Giants.

En 1958, le propriétaire des Dodgers (qui viennent de partir à Los Angeles), Walter O'Malley, convainc le propriétaire des Giants Horace Stoneham, qui voulait lui aussi déménager de New York, de venir à San Diego pour que la rivalité continue sur la côte ouest des États-Unis.

La rivalité est marquée par de nombreux affrontements entre fans[58], parfois mortels, comme en 2011[59] et 2013[60].

Au 20 août 2026, les deux franchises ont 1294 victoires à leur compteur, pour 17 confrontations nulles.

Années
1890
Années
1900
Années
1910
Années
1920
Années
1930
Années
1940
Années
1950
Années
1960
Années
1970
Années
1980
Années
1990
Années
2000
Années
2010
Années
2020
Totaux Matchs
nuls
Giants7212812511312082106108727970869538129417
Dodgers658088106981371178310895709492611294

En date du

Autres rivalités

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On évoque également d'autres rivalités pour les Dodgers : avec les Diamondbacks, puisque les deux franchises évoluent dans la même division, les Astros, notamment après leur affrontement de 2017 et la révélation du scandale du vol de signaux des Astros de Houston, les Reds, puisqu'ils étaient dans la même division entre les années 1970 et 1990, ou bien les Cardinals, puisque les deux franchises se sont affrontées à six reprises en série éliminatoire.

Effectif actuel

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 Effectif 2026 des Dodgers de Los Angeles v · d · m 
Effectif Entraîneurs

Affiliations en ligues mineures

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Notes et références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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Liens externes

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