Dodgers de Los Angeles
Les Dodgers de Los Angeles (en anglais : Los Angeles Dodgers, « les esquiveurs de Los Angeles ») sont une franchise de baseball des Ligues majeures de baseball située à Los Angeles. Ils évoluent dans la division ouest de la Ligue nationale. Fondée en 1883 à Brooklyn, la franchise, sous les ordres de son propriétaire Walter O'Malley, déménage en Californie durant l'hiver 1958. Les Dodgers jouent leurs rencontres à domicile au Dodger Stadium, un stade de 56 000 places.
Saison 2026 des Los Angeles Dodgers
| Fondation |
1883 (en ligue majeure depuis 1884) |
|---|---|
| Ligue | Nationale |
| Division | Ouest |
| Noms |
Brooklyn Atlantics (1883-1884) Brooklyn Grays (1885-1887) Brooklyn Bridegrooms (1888-1890) Brooklyn Grooms (1891-1895) Brooklyn Bridegrooms (1896-1898) Brooklyn Superbas (1899-1910) Brooklyn Trolley Dodgers (1911-1912) Brooklyn Dodgers (1913) Brooklyn Robins (1914-1931) Brooklyn Dodgers (1932-1957) Los Angeles Dodgers (depuis 1958) |
| Surnoms | The Boys in Blue |
| Couleurs | |
| Propriétaire | Guggenheim Partners (en) |
| Manager | Dave Roberts |
| Stade | Dodger Stadium (56 000 places) |
Après une période faste où ils furent vainqueurs de la Série mondiale à Brooklyn en 1955, puis à Los Angeles en 1959, 1963, 1965, 1981 et 1988, les Dodgers connaissent une longue traversée du désert sans titre suprême jusqu'en 2020. Après le recrutement de la star nippone Shohei Ohtani à la fin de l'année 2023, les Dodgers réussissent le rare exploit de remporter consécutivement le titre en 2024 et 2025. Les légendes du baseball Jackie Robinson, Sandy Koufax et Roy Campanella évoluèrent sous les couleurs des Dodgers.
En 2026, la franchise est estimée à 7,8 milliards de dollars par le magazine Forbes[1], et possède l'une des plus grandes base de supporters parmi les franchises des Ligues majeures de baseball.
Histoire
modifierDodgers de Brooklyn
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Fondée en 1883 en tant qu'équipe d'une ligue mineure sous le nom de Brooklyn baseball club, la franchise fut admise dans la Ligue américaine (première version) en 1884 et en 1890 dans la Ligue nationale, ligue dont elle fait toujours partie. Le club absorbe plusieurs clubs locaux entre 1888 et 1891 pour assurer sa position dominante à Brooklyn. Surnommée par la presse Bridegrooms de Brooklyn depuis 1888, la franchise est rebaptisée Superbas de Brooklyn en 1899 en référence au nom de son manager, Hanlon Superbras. Le surnom non officiel de Trolley Dodgers apparait lui aussi durant les années 1890 (1895). Il rend hommage aux piétons qui louvoient entre les tramways pour accéder au stade. À cette période, les rencontres se tiennent au Washington Park ou au Eastern Park.

Dès 1902, Hanlon Superbras travaille sur un transfert de la franchise à Baltimore. Charles Ebbets, propriétaire de la franchise depuis 1898, parvient à bloquer ce déménagement, et finance notamment la construction d'un nouveau stade, Ebbets Field, qui est inauguré en 1913. Ce stade sera l'antre des Dodgers jusqu'en 1957. La franchise adopte alors officiellement le nom de Dodgers de Brooklyn (1910) avant de prendre celui de Robins Brooklyn entre 1914 et 1931. Durant cette période, toutefois, le surnom de Trolley Dodgers resta courant. Il faut attendre 1932 pour voir la franchise retrouver son nom de Dodgers de Brooklyn.
La première retransmission télévisée d'un match de ligue majeure de baseball au lieu à Ebbets Field le . Il opposait les Dodgers aux Reds de Cincinnati. Les casques de batteur sont également introduits en ligue majeure à Ebbets Field (1941).
Le , Jackie Robinson joua son 1er match dans les ligues majeures sous les couleurs des Dodgers. Il devint ainsi le 1er joueur noir à évoluer dans une ligue professionnelle de baseball depuis 1887 et l'interdiction de recruter des joueurs noirs. Les afro-américains étaient confinés aux Negro Leagues, des organisations réservées aux personnes de couleur. Le manager des Dodgers fut le premier a oser briser ce tabou, et recruta Robinson.
Sportivement, la franchise connait nombre de succès en remportant les fanions du champion de la Ligue nationale 1890, 1899, 1900, 1916, 1920, 1941, 1947, 1949, 1952 et 1953, mais les Dodgers ne parvenaient pas à remporter les World Series. « Ce sera pour l'année prochaine! » (Wait ’til next year!) devient alors le slogan des supporters de Brooklyn. En 1955, les Dodgers remportent un nouveau fanion de la ligue nationale, et décrochent enfin le graal. Les journaux titrent « This is next year! » (c'est l'année prochaine!). Brooklyn est encore champion de la ligue nationale en 1956.
Et soudain, c'est la douche froide pour les fans des Dodgers. La franchise part à Los Angeles pour la saison 1958. Ce déménagement fut un véritable traumatisme pour les partisans des Dodgers, et plus généralement pour tous les Américains. Walter O'Malley était propriétaire de la franchise depuis 1950, et la Californie lui proposait un pont d'or, des installations de rêve et un considérable marché vierge. O'Malley n'y résista pas, et malgré les émeutes que provoquèrent cette affaire dans les faubourgs de New York et les propositions désespérées de la municipalité pour conserver ses Dodgers, Brooklyn fut rayé d'un trait de plume de la géographie des ligues majeures. Le dernier match des Dodgers à Ebbets Field se tint le . Jackie Robinson ne fit pas partie du déménagement en Californie car il mit un terme à sa carrière durant l'hiver précédent. De même, Roy Campanella ne joua pas à Los Angeles, car en , il eut un accident d'automobile qui le rendit quadraplégique.
Dodgers de Los Angeles
modifier1958-1979 : l'ère Walter O'Malley, déménagement à Los Angeles et succès immédiat
modifierLe 18 avril 1958, les Dodgers effectuent leur première sortie à Los Angeles devant 78 672 spectateurs au Los Angeles Memorial Coliseum. C'est là que les Dodgers évoluent pendant 4 saisons, dans l'attente de la construction de leur nouveau stade, le Dodger Stadium, une enceinte de 56 000 places inaugurée en 1962.
1979-1999 : la succession O'Malley, derniers succès avant une traversée du désert
modifier1999-2004 : l'ère Fox, une courte stabilité sportive
modifier2004-2012 : l'ère McCourt, entre incertitudes, scandales et banqueroute
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Le 29 janvier 2004, Frank McCourt rachète les Dodgers pour un montant de 430 millions de dollars[2]. Il s'agit pour l'époque de la deuxième plus grosse vente d'une franchise. Il nomme sa femme Jamie McCourt au poste de directrice générale, ce qui fait d'elle la femme la plus haut placée au sein des Ligues majeures de baseball.
À l'occasion du repêchage de 2007, le champ centre Joris Bert est repêché au 19e tour par les Dodgers. C'est le premier joueur français à être repêché pour une franchise de la Ligue majeure de baseball[3]. Néanmoins, il ne jouera jamais pour la franchise.
Le 14 octobre 2009, les époux McCourt annoncent leur séparation[4], ce qui va entrainer la révélation des problèmes financiers des Dodgers devant les tribunaux. Jamie McCourt revendique la moitié de la franchise, ce qui n'est pas au goût de Frank McCourt.
Le commissaire du baseball Bud Selig annonce le 20 avril 2011 la mise sous tutelle financière des Dodgers[5]. Depuis son rachat par Frank McCourt en 2004, la franchise affiche 459 millions de dollars de déficits cumulés en cinq saisons[6]. Le 27 juin, après le rejet par la ligue d'un plan de financement via les droits TV, les Dodgers demandent à se placer sous le statut de banqueroute[7]. Le 1er novembre, McCourt accepte de mettre en vente les Dodgers afin de leur permettre de retrouver une activité normale[8].
Durant les saisons 2010 et 2011, les Dodgers sont à la peine et ne se qualifient pas pour les séries éliminatoires. En 2011, la performance du lanceur Clayton Kershaw est saluée par l'attribution du trophée Cy Young à l'issue de la saison.
Depuis 2012 : l'ère Guggenhaim Partners, retour au sommet et domination
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Le 27 mars 2012, un accord de principe est annoncé portant sur le rachat de la franchise par la société de services financiers américaine Guggenheim Partners (en), menée par le financier Mark Walter (en) et incluant la légende du basketball Magic Johnson. La vente, approuvée par la Ligue majeure de baseball et la cour des faillites de Los Angeles, s'élève à 2 milliards de dollars US, ce qui en fait la transaction sportive la plus élevée de l'histoire à cette époque, dépassant l'acquisition, en 2005, du club de football anglais Manchester United par Malcolm Glazer pour une valeur estimée à 1,5 milliard de dollars[9].
2012-2020 : remontée en puissance mais échecs en Série mondiale
modifierÀ leur arrivée, les nouveaux propriétaires ne perdent pas de temps pour investir sur le marché et renforcer l'effectif. Ils échangent pour récupérer Hanley Ramirez, et Shane Victorino, puis en août, ils décident d'échanger plusieurs joueurs en échange de Adrian Gonzalez, Carl Crawford et Josh Beckett, en provenance des Red Sox de Boston[10]. Ce sont 431 millions de dollars de contrats allant jusqu'en 2018 qui sont ajoutés à la masse salariale des californiens[11]. Malgré ces investissements, ceux-là ne suffissent pas pour les Dodgers qui ne se qualifient pas pour les séries éliminatoires, terminant la saison avec un bilan de 86 victoires pour 76 défaites.
En 2013, après 3 ans sans prendre part aux séries éliminatoires, les Dodgers obtiennent leur qualification grâce à leur titre de division. Ils remportent leur série de division face aux Braves d'Atlanta (3-1) mais s'inclinent face aux Cardinals de Saint-Louis dans la série de championnat (4-2). En 2014, les Dodgers sont à nouveau champions de division mais butent à nouveau sur les Cardinals, cette fois dès la série de division (1-3).
Après ces désillusions, la direction des Dodgers décide de changer son approche pour 2015. Le manager général Ned Colletti est remplacé par Andrew Friedman (qui occupe la fonction de «directeur des opérations baseball») et Farhan Zaidi (qui occupe la fonction de manager général), qui vont mettre l'accent sur la data et le bien-être des joueurs pour leur détection et leur progression[12]. Malgré ces changements, des blessures viennent perturber la saison, et la franchise ne peut compter que sur ses pépites Joc Pederson et Corey Seager, ainsi que Clayton Kershaw et Zack Greinke, pour remporter un troisième titre de division de suite. Néanmoins, comme en 2014, ils s'inclinent en série de division, cette fois contre les Mets de New York.
À l'intersaison, le manager des Padres de San Diego et ancien joueur des Dodgers Dave Roberts est recruté pour prendre la suite de Don Mattingly[13]. La saison est une nouvelle fois largement tronquée par les blessures, avec un record de temps passé par les joueurs sur la liste des blessés[14]. En séries éliminatoires, les Dodgers disposent des Nationals de Washington en série de division avant de s'incliner face aux futurs champions des Cubs de Chicago en série de championnat. Corey Seager est élu recrue de l'année à l'issue de la saison, et Roberts est élu manager de l'année pour sa première saison aux Dodgers.

Enfin en 2017, les Dodgers parviennent à se hisser pour la première fois depuis 1988 jusqu'à la série mondiale en battant les Diamondbacks de l'Arizona (3-0) en série de division et, dans une revanche de l'an passé, les Cubs de Chicago (4-1) en série de championnat. Ils chutent néanmoins en lors de l'ultime rencontre de la série mondiale contre les Astros de Houston sur le score de 4 à 3. Cody Bellinger est élu recrue de l'année à l'issue de la saison, ce qui fait de lui le deuxième membre de la franchise a être récompensé consécutivement. Le résultat de la saison 2017 est un des sujets de la saison 2020 après la révélation du scandale des « vols de signaux » des Astros de Houston, mais ce titre reste en leur possession[15].
En 2018, les Dodgers veulent enfin briser la malédiction et peuvent compter, malgré l'absence de Corey Seager, blessé[16], sur les jeunes Max Muncy et le lanceur Walker Buehler, l'expérimenté Matt Kemp, mais aussi les recrues Manny Machado, Brian Dozier et David Freese pour envoyer la franchise en séries éliminatoires pour la sixième fois consécutive, avec en prime un titre de division glané face aux Rockies du Colorado dans un match de bris d'égalité. Mais comme l'an passé, après avoir battus les Braves d'Atlanta en série de division, puis les Brewers de Milwaukee dans un combat en 7 rencontres lors de la série de championnat, les Dodgers s'inclinent en série mondiale, cette fois-ci en 5 rencontres face au Red Sox de Boston.
Après ces deux échecs au moment décisif, les Dodgers perdent durant l'intersaison leur manager général Farhan Zaidi, parti chez les rivaux de San Francisco[17], qui est remplacé par Jeff Kingston. Yasiel Puig, favori des fans, est échangé pour réduire la masse salariale, ce qui favorise l'émergence de jeunes comme Julio Urias, Alex Verdugo et Will Smith. Ils terminent la saison régulière avec un bilan de 106 victoires pour 56 défaites, ce qui constitue un nouveau record de la franchise. En séries éliminatoires, les Dodgers prennent la porte d'entrée face aux Nationals de Washington en série de division. À l'issue de la saison, Cody Bellinger est élu joueur par excellence[18].

Depuis 2020 : fin de 32 ans de disette et back-to-back
modifierLa saison 2020 marque un tournant pour les Dodgers, qui après 7 saisons consécutives en séries éliminatoires et 2 échecs en série mondiale, veulent enfin remporter leur premier titre depuis 1988. À l'intersaison, ils échangent Alex Verdugo, des joueurs de ligues mineures et de l'argent pour le joueur par excellence 2018 Mookie Betts, le lanceur David Price et de l'argent en provenance des Red Sox de Boston[19]. Néanmoins, le 12 mars, la ligue annonce le report du début de saison à cause de la pandémie de Covid-19 aux États-Unis[20]. Le début de la saison est finalement décrétée au 23 juillet, pour seulement une saison régulière de 60 matchs[21]. Après un début de saison tonitruant (30 victoires en 40 rencontres, meilleur début de saison sur 40 matchs égalé), les Dodgers finissent la saison régulière avec un bilan de 43 victoires et 17 défaites, et remportent un huitième titre de division consécutif. En séries éliminatoires, ils éliminent les Brewers de Milwaukee en série de meilleurs deuxièmes et les Padres de San Diego en série de division, le tout sans perdre de match, avant de battre les Braves d'Atlanta en série de championnat, remontant un déficit de 2 matchs. En série mondiale, ils battent les Rays de Tampa Bay en six rencontres et remportent leur 7e titre, le premier depuis 32 ans[22]. L'arrêt-court Corey Seager est élu joueur par excellence de la Série mondiale.
Pour la défense de leur titre en 2021, et le retour à une saison normale à 162 rencontres, les Dodgers remportent 13 des 15 premiers matchs de leur calendrier, avant de perdre 14 des 18 suivants. De nombreuses blessures, dont notamment celles de Cody Bellinger, Clayton Kershaw et de Dustin May, viennent perturber leur saison[23]. Les signatures[24] à la trade deadline de Max Scherzer, Trea Turner et de Albert Pujols permettent à l'effectif d'égaler leur record de victoires en saison régulière, avec 106 victoires, sans pour autant remporter le titre de division. Néanmoins, en séries éliminatoires ils parviennent à battre les Giants de San Francisco en série de division, avant d'échouer face aux futurs champions, les Braves d'Atlanta, en série de championnat.

Après plusieurs saisons ratées et des déceptions en séries éliminatoires en 2022 et 2023 (défaites face aux rivaux de division des Padres de San Diego et des Diamondbacks de l'Arizona), les Dodgers veulent se racheter en 2024 et vont employer les grands moyens. À l'intersaison, la signature de la star japonaise Shohei Ohtani (qui évoluait aux Angels), pour un montant record de 700 millions de dollars sur 10 ans[25], accompagnée de celle des lanceurs Yoshinobu Yamamoto[26] et Tyler Glasnow, ainsi que celle du joueur de champ extérieur Teoscar Hernandez, viennent renforcer encore plus l'effectif californien. Ils retrouveront les sommets avec une 8e victoire en série mondiale face aux Yankees de New-York (4 victoires à 1)[27],[28]. Une série qui sera notamment marquée par le walk-off grand chelem de Freddie Freeman lors de la 10e manche du match 1, le premier de l'histoire de la ligue[29].
En 2025, les Dodgers sont annoncés comme favoris à leur propre succession[30]. La plupart des joueurs titrés la saison précédente font leur retour, seul le lanceur Walker Buehler signera en tant qu'agent libre chez les Red Sox de Boston. Ils recrutent à l'intersaison les lanceurs Blake Snell ainsi que le prospect japonais Roki Sasaki qui aura du mal à s'intégrer à la rotation et qui jouera dans un second temps en lanceur de relève. De nombreuses blessures et un équipe de releveurs peu productive[31] vont venir ternir la saison. C'est la première saison ou la star japonaise Shohei Ohtani jouera à la fois en tant que lanceur et frappeur pour les Dodgers. Ils remportent le titre de la Division Ouest de la Ligue Nationale, le 12e titre sur les 14 dernières saisons. En séries éliminatoires, les Dodgers vont vaincre successivement les Reds de Cincinnati (2-0), les Phillies de Philadelphie (3-1) ainsi que les Brewers de Milwaukee (4-0) pour retourner une 2e fois consécutive aux Séries mondiales ou ils affrontent les Blue Jays de Toronto. Après avoir été menés 2 matchs à 3, les Dodgers s'imposeront par deux fois lors du match 6 et et du match 7 au Centre Rogers pour remporter les Séries mondiales[32] et donc réaliser un back-to-back, le premier en MLB depuis 2000.

Palmarès
modifier| Palmarès officiel des Dodgers de Los Angeles |
|---|
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Compétitions actuelles
Anciennes compétitions
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Trophées et honneurs individuels
modifierNuméros retirés
modifierLes Dodgers de Los Angeles ont 12 mailliots retirés, ainsi que 2 commentateurs et 1 propriétaire honorés au sein de leur «Ring of Honor»[33].
- Tommy Lasorda (Lanceur, instructeur, manager, manager-général, 1954-1955; 1976-1996; 1998, numéro retiré le 15 août 1997)
- Duke Snider (Champ-centre, 1947-1962, numéro retiré le 6 juillet 1980)
- Gil Hodges (Premier but, 1943; 1947-1961, numéro retiré le 4 juin 2022)
- Jim Gilliam (Deuxième but, troisième but, instructeur, 1953-1966; 1964-1978, numéro retiré le 10 octobre 1978)
- Don Sutton (Lanceur, 1966-1980; 1988, numéro retiré le 14 août 1998)
- Walter Alston (Manager, 1954-1976, numéro retiré le 5 juin 1977)
- Sandy Koufax (Lanceur, 1955-1966, numéro retiré le 4 juin 1972)
- Fernando Valenzuela (Lanceur, 1980-1990, numéro retiré le 11 août 2023)
- Roy Campanella (Receveur, 1948-1957, numéro retiré le 4 juin 1972)
- Jackie Robinson (Deuxième but, 1947-1956, numéro retiré le 4 juin 1972)
- Don Drysdale (Lanceur, 1956-1969, numéro retiré le 1er juillet 1984)
- Vin Scully (Commentateur, 1950-2016, honoré le 3 mai 2017)
- Jaime Jarrin (Commentateur, 1959-2022, honoré le 21 septembre 2018)
- Walter O'Malley (Propriétaire, 1945-1979, honoré le 11 août 2024)
Campanella, Koufax et Robinson ont été les premiers Dodgers à avoir leurs numéros retirés, lors d'une cérémonie organisée le 4 juin 1972[34]. Certaines franchises comme les Yankees de New York ont retiré leur premier numéro en 1939, ce qui montre le retard des Dodgers dans ce domaine. Cela peut s'expliquer par les tensions entre Jackie Robinson et Walter O'Malley, alors que la franchise avait pour volonté de retirer le numéro depuis déjà plusieurs années[35]. Il a fallu attendre 1972, et le passage de témoin à la présidence entre Walter O'Malley et son fils Peter pour que Robinson vienne à Los Angeles[36].
En 1997, 50 ans après qu'il ait brisé l'interdiction pour une personne noire, et 25 ans après que son numéro fut retiré par les Dodgers, le numéro 42 de Jackie Robinson fut retiré dans l'ensemble des Ligues majeures de baseball[37]. C'est le seul joueur ayant reçu cet honneur. Depuis 2004, le Jackie Robinson Day, célébré le 15 avril (jour des débuts de Robinson lors de sa première saison), honore sa mémoire par le port obligatoire (depuis 2007) d'un maillot floqué de son nom et de son numéro[38].
Toutes les personnes honorées par les Dodgers sont des membres du Temple de la renommée du baseball ou du Temple de la renommée du baseball mexicain.
Honneurs individuels
modifierDodgers au Temple de la renommée du baseball
modifierPersonnalités de la franchise
modifierPropriétaires
modifier| Période | Propriétaires |
|---|---|
| - | Création de l'équipe à Brooklyn. L'ordre correspond à celui des parts possédées[39]. |
| - | Rachat de quasiment la moitié des parts par George Chauncey, un financier. Fusion avec les Ward's Wonders de Brooklyn. Déménagement de l'équipe à Eastern Park, proche des activités du nouvel investisseur[39]. |
| - | Décès de Byrne et entrée de Ebbets au capital. Abell reste actionnaire majoritaire et Ebbets devient président[39]. |
| - | Fusion d'égal à égal avec les Orioles de Baltimore[39]. |
| - | Von der Horst, en mauvais termes avec Hanlon, se fait racheter ses parts par Ebbets, avec le soutien de Medicus, un proche industriel[39]. |
| - | Rachat des parts de Abell, fondateur de la franchise, et de Hanlon[39]. |
| - | Départ de Medicus. Ebbets s'associe avec les frères McKeever, promoteurs immobiliers. Construction du Ebbets Field[39]. |
| - | Décès de Ebbets, puis de Ed McKeever 11 jours plus tard. Le partage des parts entre les héritiers de Ebbets et McKeever plonge la franchise dans la crise[39]. |
| - | Décès de McKeever, dont les parts sont héritées par sa fille et son gendre. |
| - | Rachat des parts de la famille Ebbets, mémorandum d'accord de contrôle entre Rickey, O'Malley et Smith pour une durée de 5 ans[39]. |
| - | Rachat des parts de Rickey par O'Malley pour 1 050 000$[39]. |
| - | Rachat des parts de Smith par O'Malley, qui divise ce rachat avec les Mulvey[39],[40]. |
| - | Rachat des parts des Mulvey par O'Malley, qui devient l'unique propriétaire de la franchise[39]. |
| - | Décès de Walter O'Malley[41], dont les parts sont héritées à égalité entre ses enfants[39]. |
| - | Vente de l'entièreté de la franchise au groupe Fox, grand groupe du cinéma et de la télévision, pour une somme allant de 311[42] à 350[43] millions de dollars[39]. |
| - | Vente de 10% des parts à Daly, qui a dirigé CBS News et Werner Bros auparavant, pour une somme avoisinant 30 millions de dollars[44]. |
| - | Vente de la franchise à McCourt, un homme d'affaires, pour la somme de 430 millions de dollars[45]. |
| - | Vente de la franchise, en grande difficulté financière, à Guggenheim Partners, un consortium d'hommes d'affaires, dont Magic Johnson, ancienne star de la NBA, pour un montant de 2,15 milliards de dollars[46],[47]. |
| - | Vente d'une part mineure aux anciennes joueuses de tennis Billie Jean King et sa partenaire Kloss, devenues femmes d'affaires[48]. |
| - en cours | Vente d'une part mineure à Smolinisky et Plummer, des entrepreneurs américains.[49]. |
Dirigeants
modifier| Fonction | Pays | Nom |
|---|---|---|
| Président | Mark Walter (en) | |
| Directeur général | Stan Kasten | |
| Directeur des opérations baseball | Andrew Friedman | |
| Directeur des opérations | Bob Wolfe | |
| Directeur du marketing | Lon Rosen | |
| Directrice du développement | Janet Marie Smith (en) | |
| Directeur de la stratégie commerciale | Royce Cohen | |
| Directeur financier | Eric Hernandez | |
| Directeur des partenaires mondiaux | Lorenzo Sciarrino | |
| Directrice des ressources humaines | Marilyn Davis | |
| Directeur juridique | Daniel Martens | |
| Directeur informatique | Ralph Esquibel | |
| Directeur de la commnication | Jon Weisman | |
| Manager général | Brandon Gomes |
Managers
modifierDepuis leur création en 1884, les Dodgers ont connu 32 managers différents. Le manager en poste est Dave Roberts, qui a pris ses fonctions en 2016.
Rivalités
modifierLes Dodgers de Los Angeles et leurs fans entretiennent de nombreuses rivalités avec d'autres franchises, dont notamment les Angels de Los Angeles, les Yankees de New York, les Padres de San Diego et les Giants de San Francisco. D'autres rivalités existent, comme avec les Astros de Houston, les Reds de Cincinnati, les Diamondbacks de l'Arizona ou les Cardinals de Saint-Louis, mais elles sont obsolètes ou non entretenues.
Los Angeles Angels
modifierLes rencontres entre les Dodgers et les Angels sont surnommées les Freeway Series, terme qui évoque les nombreuses autoroutes du Grand Los Angeles, dont l'Interstate 5, qui relie les stades des deux équipes[52]. Cette dénomination est reprise depuis le terme de Subway Series (Série du métro en français), qui évoque lui les rencontres entre les franchises de New York[53]. Les Freeway Series ont donné l'inspiration au nom de la rivalité entre les Kings de Los Angeles et les Anaheim Ducks, en LNH, qui se nomme Freeway Face-Off.
À l'issue de la saison 2026, les Angels mènent la série avec 82 victoires contre 78 pour les Dodgers.
Yankees de New York
modifierLa rivalité entre les Dodgers et les Yankees remonte aux années 1940, lorsque les deux franchises évoluaient à New York, comme les Giants. Malgré le départ des Dodgers à Los Angeles en 1958, la rivalité continue d'exister puisque qu'il s'agit d'une confrontation entre la ville la plus peuplée de la côte ouest des États-Unis et la ville la plus peuplée de la côte est des États-Unis. C'est aussi deux des franchises qui ont la plus grande affluence dans leurs stades[54].
Avec 12 rencontres entre les deux franchises, il s'agit de la confrontation la plus récurrente de l'histoire de la série mondiale[55]. La dernière confrontation dans la série mondiale entre les deux équipes date de 2024, où les Dodgers se sont imposés 4 victoires à 1[56].
À l'issue de la saison 2026, les Yankees mènent 51 victoires à 48, et 8 titres à 4 lorsque les deux franchises s'affrontent en série mondiale.
Padres de San Diego
modifierLa rivalité entre les Dodgers et les Padres débute au moment de la création de la franchise de San Diego, en 1969. Elle est parfois nommée I-5 Rivalry[57] (à ne pas confondre avec les Freeway Series), en raison de l'Interstate 5 qui relie les deux franchises séparées par un peu moins de 200 kilomètres.
C'est la deuxième plus importante rivalité des Dodgers en termes de matchs, après celle avec les Giants de San Francisco, puisque les deux équipes évoluent au sein de la division Ouest de la Ligue nationale. Au 20 août 2026, les Dodgers mènent 546 victoires à 439, pour une confrontation nulle.
Giants de San Francisco
modifierLa rivalité entre les Dodgers et les Giants remonte à la fin du XIXème siècle, lorsque les deux franchises évoluaient à New York. On a appelé cette rivalité à cette époque série du métro, puisqu'il suffisait de prendre le métro pour se rendre d'un stade à l'autre.
Cette partie new-yorkaise de la rivalité compte de nombreux moments marquants, avec des moqueries lorsqu'une franchise enchaîne les mauvais résultats, le Shot Heard 'Round the World (en) en 1951 lorsque les deux franchises se battaient pour la première place de la Ligue nationale, ou bien à l'intersaison 1956-1957 lorsque Jackie Robinson prend sa retraite après avoir été échangé aux Giants.
En 1958, le propriétaire des Dodgers (qui viennent de partir à Los Angeles), Walter O'Malley, convainc le propriétaire des Giants Horace Stoneham, qui voulait lui aussi déménager de New York, de venir à San Diego pour que la rivalité continue sur la côte ouest des États-Unis.
La rivalité est marquée par de nombreux affrontements entre fans[58], parfois mortels, comme en 2011[59] et 2013[60].
Au 20 août 2026, les deux franchises ont 1294 victoires à leur compteur, pour 17 confrontations nulles.
| Années 1890 |
Années 1900 |
Années 1910 |
Années 1920 |
Années 1930 |
Années 1940 |
Années 1950 |
Années 1960 |
Années 1970 |
Années 1980 |
Années 1990 |
Années 2000 |
Années 2010 |
Années 2020 |
Totaux | Matchs nuls | |
| Giants | 72 | 128 | 125 | 113 | 120 | 82 | 106 | 108 | 72 | 79 | 70 | 86 | 95 | 38 | 1294 | 17 |
| Dodgers | 65 | 80 | 88 | 106 | 98 | 137 | 117 | 83 | 108 | 95 | 70 | 94 | 92 | 61 | 1294 |
En date du
Autres rivalités
modifierOn évoque également d'autres rivalités pour les Dodgers : avec les Diamondbacks, puisque les deux franchises évoluent dans la même division, les Astros, notamment après leur affrontement de 2017 et la révélation du scandale du vol de signaux des Astros de Houston, les Reds, puisqu'ils étaient dans la même division entre les années 1970 et 1990, ou bien les Cardinals, puisque les deux franchises se sont affrontées à six reprises en série éliminatoire.
Effectif actuel
modifierAffiliations en ligues mineures
modifierLe système de club-école des Dodgers de Los Angeles est composé de 7 équipes évoluant au sein des ligues mineures de baseball[61]
| Niveau | Franchise | Ligue | Ville | État | Affilié depuis |
|---|---|---|---|---|---|
| AAA | Comets d'Oklahoma City | Ligue de la côte du Pacifique | Oklahoma City | 2015 | |
| AA | Drillers de Tulsa | Texas League | Tulsa | 2015 | |
| A+ | Loons des Great Lakes | Midwest League | Midland | 2007 | |
| A- | Tower Buzzers d'Ontario | California League | Ontario | 2026 | |
| Rookie | ACL Dodgers | Arizona Complex League | Phoenix | 2009 | |
| DSL Dodgers Bautista | Dominican Summer League | Saint-Domingue | 1990 | ||
| DSL Dodgers Mega | Dominican Summer League | Saint-Domingue | 1990 |
Notes et références
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Voir aussi
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
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- (en) Golenbock Peter, Bums. An oral history of the Brooklyn Dodgers, G.P. Putnam's Sons, , 464 p. (ISBN 978-0-3991-2846-2)
- (en) Goldstein Richard, Superstars and Screwball. 100 years of Brooklyn baseball, A Plume Book, , 400 p. (ISBN 978-0-4522-6770-1)
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- Histoire des Dodgers de Los Angeles
- (en) Delsohn Steve, True Blue: The Dramatic History of the Los Angeles Dodgers, Told By the Men Who Lived It, Perennial Currents, , 304 p. (ISBN 978-0-3809-7755-0)
- Des Dodgers de Brooklyn aux Dodgers de Los Angeles
- (en) Sullivan Neil, The Dodgers moves West, Oxford University Press, , 288 p. (ISBN 978-0-1950-4366-2)
- Rivalité entre les Dodgers et les Giants
- (en) Lee Allen, The Giants and the Dodgers : The Fabulous Story of Baseball's Fiercest Feud, Putnam, , 255 p.
Liens externes
modifier- (en) Site officiel
- (en) Statistiques, baseball-reference.com
- (en) Dodgers Talk
- (en) DodgerDugout
- (en) Dodger Blues
- (en) The Trolley Dodger