Bruno Bartoloni
Bruno Bartoloni, né le à Rome où il meurt le , est un journaliste et écrivain italien spécialiste du Vatican.
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(à 84 ans) Rome |
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Biographie
modifierBruno Bartoloni est le fils de Marianne Dorn-Warschauer, juive allemande descendante de Felix Mendelssohn, et du journaliste italo-argentin Giulio Bartoloni[1].
Giulio Bartoloni est tout d'abord sténographe en 1922 quand l'administration de Benoît XV décide de créer un bureau capable de répondre aux questions des journalistes qui commencent à venir en nombre au Vatican. Avec Giulio, qui devient alors le premier vaticaniste de l'histoire, apparaissent les ancêtres de ce qu'on nomme aujourd’hui les vaticanistes [2].
Bruno Bartoloni est converti au catholicisme pour échapper aux rafles des nazis[3]
Quand il fait l'école buissonnière, le jeune Bruno accompagne son père au Vatican, chasse dans les majestueux jardins les lézards au soleil ou s’amuse à souffler les cierges durant les processions interminables[4]. Il commence dans le métier de journaliste pendant ses études de Lettres, à 18 ans. En , en travaillant alors avec son père, il est impliqué dans l'annonce prématurée de la mort de Pie XII. Dans une opération secrète, ils utilisent Riccardo Galeazzi-Lisi, une « taupe », au Vatican pour obtenir des informations anticipées sur l'état de santé du Pape. Alors qu'ils surveillent depuis un appartement à Castelgandolfo un signal indiquant la mort du pape, un mouvement derrière une fenêtre est interprété à tort comme le décès de Pie XII. Cela a conduit à une publication hâtive provoquant une réaction en chaîne dans les médias. Les cloches sonnent le glas en mémoire de Pacelli ce qui oblige le Vatican a officiellement nié la mort, forçant les journaux à retirer leurs éditions et à corriger l'annonce.
Après avoir été pigiste pour des journaux italiens, il entre en 1961 à l’Agence France Presse à Rome, qu’il ne quittera plus jusqu’au , la veille de la mort de Jean Paul II[5]. Bruno Bartoloni, qui porte toujours des chemises à fleur afin de ne jamais être pris pour un prêtre, côtoie sept papes en un demi-siècle et devient l'un des plus éminents vaticanistes.
La carrière journalistique de Bruno Bartoloni est jalonnée de nombreux épisodes qu'il a l'habitude de raconter à ses collègues, certains devenant mythiques, comme avoir été détourné par un pirate en Tunisie, s'être introduit clandestinement sur un vol papal entre Florence et Rome, ou s'être emparé d'une paire de skis offerte à Jean-Paul II[6].
Toujours en activité jusqu'à sa mort, il collabore avec le quotidien Il Corriere della Sera ainsi qu’avec plusieurs télévisions, radios et hebdomadaires dont Paris Match, France Télévision, BFM TV et RFI[7],[8].
Bruno Bartoloni meurt le à Rome, à l'âge de 84 ans. Son décès est annoncé par Vatican News[6].
Famille
modifierBruno Bartoloni est issu d’une famille étroitement liée au journalisme italien. Son père, Giulio Bartoloni, journaliste italo-argentin, est considéré comme l’un des premiers spécialistes de l’information vaticane. Bruno a deux frère et sœur également journalistes. Sa sœur, Ilda Bartoloni (1946-2009), fait l’essentiel de sa carrière à la Rai, où elle travaille notamment au Tg2 et au Tg3. Elle est l’initiatrice et la présentatrice de Tg3 Punto Donna, magazine consacré à l’actualité du point de vue des femmes[9]. Elle collabore auparavant avec Sergio Zavoli et Mino Damato et travaille notamment sur des émissions consacrées aux questions sociales et aux droits des femmes[10].
Son frère Romano Bartoloni (1936-2026) exerce lui aussi le métier de journaliste pendant plusieurs décennies. Il travaille notamment pour Il Giorno, l’Agenzia Italia et Il Popolo. Il se consacre également à la défense de la profession journalistique et exerce diverses responsabilités au sein du syndicalisme de la presse à Rome[11],[12].
Œuvres
modifier- 2018 : Un juif au Vatican, Presses de La Renaissance[13]
- 2013 : Le ali di Leonardo sul vento del Bosforo, Logart Press[14].
- 2012 : Lo Orecchie del Vaticano, Éditions Mauro Pagliai[15]
- 2009 : Le roman du Vatican secret, avec Baudouin Bollaert, Éditions du Rocher[16]
- 2008 : Le Vatican et ses papes, Éditions du Cygne
Notes et références
modifier- ↑ (it) farodiroma.it
- ↑ « SMS, tweet et discours en latin... Quand les papes communiquent », sur Franceinfo, (consulté le )
- ↑ philipperochot.com//juif-vatican
- ↑ « Bruno Bartoloni: "Un juif au Vatican" », sur parismatch.com, (consulté le )
- ↑ lorientlejour.com
- 1 2 (it) « Addio a Bruno Bartoloni, vaticanista col sorriso - Vatican News », sur www.vaticannews.va, (consulté le )
- ↑ « Editions du Cygne - Bruno Bartoloni », sur www.editionsducygne.com (consulté le )
- ↑ « Appel presse européenne - Bruno Bartoloni, journaliste spécialiste du Vatican au quotidien italien «Corriere della serra» », sur RFI, (consulté le )
- ↑ (it) « RAI: E' MORTA ILDA BARTOLONI, CURATRICE DI 'PUNTO DONNA' DEL TG3 », sur FNSI, (consulté le )
- ↑ (it) « Ilda dalla parte di «Mafalda» », sur il manifesto, (consulté le )
- ↑ (it) « 60 anni di giornalismo », sur Ordine dei Giornalisti del Lazio, (consulté le )
- ↑ (it) Salvatore Izzo, « Adieu à Romano Bartoloni, le dernier d’une dynastie du journalisme italien », sur FarodiRoma, (consulté le ).
- ↑ .fnac.com//Bruno-Bartoloni-Un-juif-au-Vatican
- ↑ (it) « Le ali di Leonardo sul vento del Bosforo », sur Logart Press Editore (consulté le )
- ↑ (it) « Le orecchie del Vaticano - archiviostorico.info », sur www.archiviostorico.info (consulté le )
- ↑ « Le roman du Vatican secret - Bruno Bartoloni », sur Babelio (consulté le )