Bruno Fortier

architecte urbaniste français

Bruno Fortier, né le , est un architecte urbaniste français. Grand Prix national de la Critique architecturale 1989 et Grand Prix de l'urbanisme 2002, il a été chargé de mission à l’Institut français d’architecture (IFA) et professeur à l'École d'architecture de Paris-Belleville (ENSAPB). Associé à l’ingénieur Jean-Thierry Bloch, il a réalisé des projets urbains d’envergure dans de nombreuses métropoles françaises

Biographie

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Bruno Fortier est le fils du réalisateur Jean-Jacques Vierne, auteur du premier film en couleur des aventures de Tintin.

Il a fait ses études secondaires au lycée Charlemagne à Paris (4e), entre 1957 et 1965, puis à l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-La Villette et à l'Institut d'urbanisme de Paris.

Il est ensuite Professeur à l'École d'architecture de Paris-Belleville et chercheur à l'Institut français d'architecture.

Bruno Fortier travaille d'abord sur les équipements urbains (notamment les hôpitaux et les installations portuaires). Puis, faisant partie de ceux qui, en France, font de l'histoire de l'urbanisme une discipline à part entière, ses recherches analytiques et travaux font l'objet de diverses publications et expositions, notamment au Pavillon de l'Arsenal. En 1984, Bruno Fortier publie avec l'architecte Antoine Grumbach Études d'aménagement des mairies parisiennes. En 1986-1987, il réalise, en collaboration avec les architectes Marie-Hélène Contal et Alexandre Chemetoff, le réaménagement du Jardin des plantes de Paris[1].

En 1989 Bruno Fortier reçoit le Grand Prix de la Critique Architecturale.

En 1991, il est chargé, dans le Faubourg Saint-Antoine, du plan d'aménagement pour l' Atelier parisien d'urbanisme et la même année en collaboration avec Italo Rota, il remporte l'appel d'offres pour l'aménagement du Cours des 50-Otages à Nantes ; cette victoire marque le début d'une carrière professionnelle couronnée de succès. Les projets se succèdent ; aménagement de la rue du Chevaleret à Paris, aménagement de la partie sud de l'île Feydeau à Nantes, aménagement des abords du bassin Vauban au Havre[1].

Puis en 1996 il travaille sur le projet de la ZAC Saint-Charles - Porte d'Aix à Marseille, en 1999, il s'occupe de l'aménagement de la place de Verdun à Grenoble. Il développe également un concept d'éclairage pour le Pont de Bir-Hakeim à Paris, en 1999, il s'attaque au plan d'aménagement des terrains des usines Renault à Boulogne-Billancourt, des espaces publics du secteur Masséna-Sud à Paris, ainsi qu'à la réfection du pont de Charenton. Suivent plusieurs projets de logements à Paris avec David Elalouf ; en 2002 il s'occupe de l'aménagement de l'esplanade de la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Major à Marseille ainsi que du réaménagement de la voie côtière entre les communes de Menton et Roquebrune-Cap-Martin, de la réhabilitation de la RN7 du Kremlin-Bicêtre à Thiais, ainsi que des places publiques rattachées au réseau de tramway à Bordeaux[1].

Il a reçu le grand prix de l'urbanisme en 2002[2],[3].

Bruno Fortier a été chargé de l'aménagement des ateliers du plateau des Capucins à Brest, du quartier Giraudeau à Tours, ainsi que de l'hypercentre toulousain. En 2012, il a réalisé des aménagements urbains à l'occasion de la construction du tramway du Havre. À Nice, réaménagement de la Place Masséna inauguré en 2007 ou encore à Paris réhabilitation du site de la Cité internationale universitaire en 2014.

Publications

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  • La Métropole Imaginaire, un atlas de Paris (1989),
  • L'Amour des villes (1994)[4],[5],
  • Les Vaisseaux et les villes, avec Alain Demangeon (1995) ,
  • Métamorphoses parisiennes (1996).

Notes et références

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  1. 1 2 3 (de) Henri Wacrenier, « Fortier, Bruno », Allgemeines Künstlerlexikon Online / Artists of the World Online, Berlin, New York, De Gruyter,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. ↑ « Grand prix de l’urbanisme 2002 : Bruno Fortier », sur www.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  3. ↑ Elisabeth Allain-Dupre, « Bruno Fortier, Grand prix de l'Urbanisme 2002 », Le Moniteur, .
  4. ↑ Anne Querrien, « Bruno Fortier, L'amour des villes, 1995 », Les Annales de la recherche urbaine, no 70,‎ , p. 170-171 (lire en ligne).
  5. ↑ Jean-Baptiste Minnaert, « Bruno Fortier, L'amour des villes. Paris, Liège, IFA/Mardaga, 1994. 285 p., 81 ill. n. et bl », Revue de l'Art, no 112,‎ , p. 79-80 (lire en ligne).

Voir aussi

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