Bruno Foucher

diplomate français

Bruno Foucher, né le , est un diplomate français.

Bruno Foucher
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Fonctions
Ambassadeur de France en République centrafricaine
depuis le
Jean-Marc Grosgurin (d)
Président du conseil d'administration
Agence pour l'enseignement français à l'étranger
-
Cyrille Pierre (d)
Ambassadeur de France au Liban
-
Anne Grillo (d)
Président de l'Institut français
-
Denis Pietton (d)
Ambassadeur de France en Iran
-
Ambassadeur de France au Tchad
-
Jean-Pierre Berçot (en)
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Distinctions

Biographie

Bruno Foucher, après des études d'histoire, de sciences politiques et à l'École nationale de la statistique et de l'administration économique, est élève de l'ENA (promotion « Jean-Monnet », 1988-1990). Il entre ensuite au Quai d'Orsay, où il occupe diverses fonctions en centrale et à l'étranger (notamment aux Nations unies, à Téhéran et à Riyad).

Il commence sa carrière à la direction des Nations unies comme responsable du Moyen Orient avant d’être nommé à la Mission Française auprès des Nations unies à New York où il suit au Conseil de sécurité les questions africaines, notamment. Après avoir appris le persan à l’école diplomatique américaine de Arlington, il part pour Téhéran comme conseiller d’ambassade puis comme premier conseiller et numéro deux à Riyadh où il se trouve lors de l’attaque du et des premiers attentats dans le Royaume. Il est nommé en 2003 à la direction d’Afrique et de l’Ocean indien responsable de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale.

Il est ambassadeur de France au Tchad de 2006 à 2011, pendant la guerre qui oppose le pays à des mouvements rebelles armés par le Soudan, puis ambassadeur de France en Iran de 2011 à 2016 où les relations sont dominées par les négociations nucléaires qui aboutissent à l’accord du . Il occupe alors, à son retour à Paris, la présidence de l'Institut français de à en tant qu'ambassadeur chargé de l’action culturelle extérieure. Il participe au lancement de la nuit des idées en 2017 puis aux années culturelles croisées avec la Corée et la Colombie.

De 2017 à 2020, il est ambassadeur de France au Liban qu'il quitte au lendemain de l'explosion de Beyrouth du et des deux visites au Liban du président Emmanuel Macron. Durant sa mission, il donne un cours à l'université Saint-Joseph intitulé « Système international : tensions et régulations ». Il enseigne également à l'École supérieure des affaires (ESA).

Le , il est nommé envoyé spécial du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères chargé du rayonnement et de l'influence dans le monde arabo-musulman puis envoyé spécial pour suivre à Doha, au côté de la médiation qatarie, à compter du , les négociations visant à permettre aux 58 mouvements politico-militaires réunis au Qatar, presque en totalité, de signer un accord avec le gouvernement tchadien pour la paix et la participation des groupes politico-militaires tchadiens au dialogue national inclusif et souverain qui s’ouvre à N'Djamena le .

Parallèlement, en , il est nommé par décret du président de la République en date du , président du conseil d'administration de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger[1], qui conduit la politique éducative et de l'enseignement en français dans 566 lycées à travers 138 pays.

Le , il est nommé ambassadeur de France en République centrafricaine et prend ses fonctions le suivant[2].

Procédure disciplinaire

Au cours de son mandat d'ambassadeur de France en République centrafricaine, dans un contexte de tensions diplomatiques aggravées (notamment avec la Russie)[3],[4],[5], Bruno Foucher fait l'objet d'une enquête, suivie d'une procédure disciplinaire lancée par le ministère des Affaires étrangères[6]. Il est ainsi accusé, entre janvier 2024 et mars 2026, d'avoir fait entrer dans sa résidence plus de trente jeunes femmes, sur la base d'environ une quinzaine de visites par mois. Cette fréquence, associée au fait qu'au moins une de ces jeunes femmes a été autorisée à séjourner seule en son absence dans la résidence, amène les services de sécurité de l'ambassade à signaler une faille de sécurité à la hiérarchie du Quai d'Orsay. Lors de l'enquête réalisée en avril 2026 qui déclenche l'ouverture de la procédure disciplinaire, Bruno Foucher reconnaît notamment avoir eu des relations sexuelles avec au moins deux de ces personnes[7].

Notes et références

  1. « Bruno Foucher est nommé président du conseil d'administration de l'AEFE », sur aefe.fr via Internet Archive (consulté le ).
  2. Décret du 7 juillet 2023, Journal officiel de la République française du 9 juillet 2023.
  3. Cyril Bensimon et Elise Vincent, « La mise en cause de la France dans de la « guerre informationnelle » en Afrique suscite des remous », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  4. Benoît Vitkine, « La Centrafrique, dernier Etat africain à s’accrocher à « ses » Wagner », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  5. Michael Pauron, « En Centrafrique, le pari risqué des mercenaires russes », sur Afrique XXI, (consulté le )
  6. « Bruno Foucher, l’ambassadeur de France en Centrafrique, visé par une procédure disciplinaire du Quai d’Orsay », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  7. « Quai d'Orsay : L’ambassadeur de France en Centrafrique pris dans des parties pas très fines », sur Le Canard enchaîné, (consulté le )

Liens externes