Bürgenstock

montagne avec installations hôtelières au bord du lac des Quatre-Cantons à Ennetbürgen et Stansstad dans le canton de Nidwald, Suisse

Le Bürgenstock, également appelé Bürgenberg, est un sommet des Alpes uranaises en Suisse.

Bürgenstock
Vue du Bürgenstock depuis le poste d'observation de l'ancien fort souterrain d'artillerie de Vitznau de l'autre côté du lac des Quatre-Cantons.
Vue du Bürgenstock depuis le poste d'observation de l'ancien fort souterrain d'artillerie de Vitznau de l'autre côté du lac des Quatre-Cantons.
Géographie
Altitude 1 127 m[1]
Massif Alpes uranaises (Alpes)
Coordonnées 47° 00′ 01″ nord, 8° 23′ 54″ est[1]
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Cantons Lucerne
Nidwald
Arrondissement Lucerne-ville
Ascension
Voie la plus facile Funiculaire du Bürgenstock, sentier et ascenseur du Hammetschwand
Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
Bürgenstock
Géolocalisation sur la carte : canton de Lucerne
(Voir situation sur carte : canton de Lucerne)
Bürgenstock
Géolocalisation sur la carte : canton de Nidwald
(Voir situation sur carte : canton de Nidwald)
Bürgenstock

À l'exception d'une petite partie de son versant nord qui fait partie du territoire de la ville de Lucerne dans le canton du même nom, le Bürgenstock se trouve sur les communes d'Ennetbürgen et de Stansstad, dans le canton de Nidwald.

Doté d'un complexe hôtelier et d'accès limités, facilement sécurisable, c'est un lieu de conférence, de négociation, de signature d'accords internationaux et de séjour de personnalités internationales, ainsi qu'un lieu de résidence pendant quelques années pour Sophia Loren et Audrey Hepburn.

Toponymie

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Observé depuis Lucerne, le Bürgenstock présente la forme typique d'un « Stock ». Dans la partie germanophone de la Suisse, le terme « Stock » désigne plusieurs montagnes dont les sommets se détachent nettement du reste du massif auxquel elles appartiennent. Le terme « Bürgenstock », composé des mots descriptifs « Bürgen » et « Stock », est devenu depuis le milieu du XIXe siècle le nom de cette excroissance montagneuse, telle qu’on la voit depuis Lucerne. Dès le début du Moyen Âge, la montagne, située sur cette péninsule s'avançant vers le lac des Quatre-Cantons, était appelée « Bürgenberg » ; un accord arbitral datant de 1378, mettant fin à plus de 38 ans de litige entre les cantons de Lucerne et de Nidwald concernant l’appartenance de cette région, utilise le nom de « Bürgenberg » dans ses archives. De fait, le Bürgenstock est également connu sous le nom de Bürgenberg[2]. Les anciennes cartes et les registres frontaliers de la Corporation de Lucerne, qui mentionnent la forêt alors en litige, l’appellent « Stadtwald am Bürgenberg » (forêt municipale du Bürgenberg) ou « Bürgenbergwald » (forêt du Bürgenberg). Sur la carte Dufour, la carte topographique de la Suisse de 1844 à 1864, la crête montagneuse dans son ensemble n’avait pas de nom. La crête la plus élevée était désignée sous le nom de Hametschwand. C’est Aloys Businger qui consigne pour la première fois le nom de « Bürgenstock » en 1836 dans son ouvrage Der Kanton Unterwalden. Aloys Businger désigne l’ensemble de la péninsule de Bürgen sous le nom de « Bürgenberg ». Il désigne toutefois le point culminant tantôt sous le nom de « Hammetschwand », tantôt sous celui de « Bürgenstock ».

En 1872, la société Bucher & Durrer pose les fondations du complexe hôtelier sur l’Alp Tritt. À cette fin, elle choisit le nom déjà existant de « Bürgenstock », attesté en 1836 par Aloys Businger. La première carte officielle à utiliser le nom de « Bürgenstock » est la carte Siegfried, dont la publication, lancée par le Service topographique fédéral suisse sous la direction de Hermann Siegfried se poursuit de 1870 à 1926. Le nom « Bürgenstock » apparaît sur la feuille 377 de la carte Siegfried et remonte à 1896. Vers 1900, la dénomination « Bürgenstock » s’est imposée comme terme familier général désignant l’ensemble de la crête montagneuse, de Stansstad à l’ouest jusqu’à Untere Nase à l’est. Une entrée correspondante figure dans le Dictionnaire géographique de la Suisse de 1910[3].

Sur les cartes suisses actuelles, le nom « Bürgenstock » désigne la crête montagneuse – le terme « Hammetschwand » étant utilisé comme alternative – ainsi que l’emplacement de l’hôtel et du complexe résidentiel. En tant que nom géographique, « Bürgenstock » figure deux fois dans le répertoire officiel suisse des villes et communes. La localité de Bürgenstock est également répertoriée dans la liste des codes postaux de la Suisse.

Géographie

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Le versant nord du Bürgenstock plongeant abruptement dans le lac. On aperçoit aussi à son sommet l'ascenseur du Hammetschwand.

Le Bürgenstock s'étend sur 10 km et est entouré au nord, à l'est et au sud-est par le lac des Quatre-Cantons, vers lequel il s'avance comme une presqu'île. Le versant nord plonge abruptement dans le lac, à 685 m en contrebas du sommet. Au pied de son versant sud se trouve la commune d'Ennetbürgen ; la commune de Stansstad est située au pied de son extrémité ouest.

La crête montagneuse appartient en grande partie à la commune d'Ennetbürgen, dans le canton de Nidwald. La partie ouest appartient à la commune de Stansstad. Une partie du versant nord, qui plonge à pic dans le lac, constitue une enclave de la ville de Lucerne.

Histoire

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Le Bürgenstock a été un important lieu de cure qui, dès l'ouverture du funiculaire de Kehrsiten en 1889, attire des visiteurs venus de toute l'Europe. Sur les versants de la montagne sont alors édifiés plusieurs hôtels de luxe (le Grand-Hôtel et le Palace-Hôtel notamment), quelques luxueuses maisons, un centre de congrès, le Bürgenstock Resort[4], ainsi qu'un golf, des courts de tennis et des piscines[5].

C'est au Bürgenstock Resort qu'ont lieu des réunions du groupe Bilderberg du au et du au [6],[7]. En 2004, y ont lieu les négociations entre Chypriotes grecs et turcs sur la question de l'adhésion à l'Union européenne. Du au s'y déroule la Conférence de haut niveau sur la paix en Ukraine avec des dirigeants de 92 pays ; la déclaration finale compte 84 signataires[8].

Sophia Loren et Audrey Hepburn ont également possédé l'une et l'autre une résidence sur place, à côté du complexe hôtelier. L’actrice britannique s’est même mariée dans la chapelle du Bürgenstock avec Mel Ferrer[5].

En 2026, les médiateurs pakistanais et qataris, ainsi que les États-Unis et l'Iran proposent mi-juin ce site pour signer le protocole d'accord ou mémorandum d'Islamabad, sur un cessez-de-feu dans le conflit entre les États-Unis et l'Iran. Pour les négociateurs, ce site, situé au centre de la Suisse, associe un complexe hôtelier de luxe propriété du Qatar à une situation géographique « difficilement accessible et donc aisément sécurisable »[9]. Finalement, Donald Trump et les autorités iraniennes signent ce mémorandum à distance, le [10], Donald Trump le signant au château de Versailles, où il est invité par le président de la République française[11]. Des rencontres et des négociations entre belligérants se tiennent pour autant en ce lieu[12].

Patrimoine

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Une chapelle néo-gothique datant de 1897 se trouve à côté du Palace-Hôtel[4]. Sur le versant sud au-dessus d'Ennetbürgen, une chapelle de pèlerinage Saint-Jost est mentionnée dès 1364 et a été plusieurs fois reconstruite[4].

Transport

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Accessible principalement par bateau via le lac des Quatre-Cantons, la montagne est également reliée par une petite route qui rejoint le départ du funiculaire du Bürgenstock. Pour rejoindre le sommet, il est également possible d'emprunter l'ascenseur du Hammetschwand, plus haut ascenseur extérieur d'Europe avec une arrivée à 1 132 mètres d'altitude[13].

Le Bürgenstock au cinéma

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Des scènes de Goldfinger, un film de Guy Hamilton, sorti en 1964 et faisant partie des aventures de James Bond, ont notamment été tournées sur le mont Bürgenstock[5].

Références

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Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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