Club de Deportes Coquimbo Unido
Le Club de Deportes Coquimbo Unido est un club chilien de football basé à Coquimbo, situé dans la région de Coquimbo. Fondé le , il est le champion en titre du Chili. Il joue ses matchs à domicile au stade Francisco-Sánchez-Rumoroso, disposant d'une capacité d'environ 18 000 places. Son rival traditionnel est le Deportes La Serena, avec qui il dispute le derby de la région de Coquimbo .
| Nom complet | Club de Deportes Coquimbo Unido S.A.D.P. |
|---|---|
| Surnoms |
Piratas[1] Aurinegros |
| Fondation |
(68 ans et 22 jours) |
| Couleurs | jaune et noir |
| Stade |
Francisco Sánchez Rumoroso (18 750 places) |
| Siège |
Edwards 50, El Llano, Coquimbo |
| Président |
|
| Entraîneur |
|
| Site web | coquimbounido.cl |
| National[Note 1] |
Championnat du Chili (1) Supercoupe du Chili (1) |
|---|
Actualités
Dernière mise à jour : .
Le club a remporté une fois le Championnat du Chili en 2025, une fois la Supercoupe du Chili en 2026 et quatre fois le Championnat du Chili de deuxième division en 1962, 1977, 2018 et 2021. Sur la scène internationale, le club n'a jamais rien remporté mais a disputé la Copa Libertadores à deux reprises en 1992 et 2026 et la Copa Sudamericana à deux reprises, en 2020 (atteignant les demi-finales) et en 2024.
Les couleurs emblématiques de l'équipe de Coquimbo sont le jaune et le noir, présentes sur leurs maillots depuis la création du club. Quant à leur emblème, il arbore un visage de pirate depuis 1962.
Histoire
modifierFondation
modifierAprès plusieurs tentatives infructueuses du club Coquimbo Ferroviarios pour intégrer le football professionnel[2], un groupe d'habitants de Coquimbo se réunit le dans les locaux de la municipalité afin de créer un club capable de représenter toute la ville et d'intégrer la deuxième division. Le nouveau club prend le nom de « Coquimbo Unido »[3],[4]. Il est issu de la fusion de trois clubs locaux, Coquimbo Atlético, Unión Coquimbo et Luis Uribe, avec l'intention de représenter toute la ville dans le football professionnel chilien[5]. Cette réunion permet de constituer le premier conseil d'administration, présidé par Leopoldo Julio. Le premier match de l'équipe est un match amical disputé le contre San Luis de Quillota au stade municipal de Coquimbo. La rencontre se termine sur un match nul 1-1[3],[6].
Le de la même année, Coquimbo Unido échoue dans sa candidature pour l'accès à la División de Ascenso (deuxième division), devancé par l'Unión San Felipe[7]. Malgré ce revers, le club poursuit son développement en disputant plusieurs rencontres amicales, notamment contre l'Universidad Católica et le Deportes La Serena[8]. Le 11 juillet, l'assemblée générale du club approuve officiellement le conseil d'administration ainsi que les statuts de la nouvelle institution. Ceux-ci sont enregistrés par acte notarié devant le notaire Juan Watkins le , date considérée comme la date officielle de fondation du club[3],[9].
Premières saisons (1959-1965)
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Le club fait ses débuts dans le football professionnel lors du championnat de deuxième division de 1959, terminant cette saison à la cinquième place du classement général. il se maintient ensuite en milieu de tableau pendant les deux années suivantes[10].
Le , Coquimbo Unido remporte le championnat de deuxième division et est promu, battant l'Universidad Técnica del Estado (en) 1-0 lors de la dernière journée grâce à un but de son joueur vedette Arturo « Canilla » Díaz. Cette victoire permet au club de devancer San Antonio Unido (en), deuxième au classement, d'un seul point[11]. Ainsi, cinq ans après sa création, le Club de Deportes Coquimbo Unido remporte le premier trophée de son histoire et accède pour la première fois à l'élite du football chilien[5],[12].
Le club dispute donc sa première saison en première division en 1963 et terminent à la treizième place sur dix-huit, assurant donc leur maintien[13]. Au cours de cette saison, Coquimbo bat pour la première fois certaines équipes comme Colo-Colo ou encore l'Universidad de Chile[10]. La saison suivante, l'équipe termine quatorzième du classement[14]. Ensuite, en 1965, Coquimbo Unido réalise l'une des pires saisons de l'histoire de la première division chilienne, avec une seule victoire en 34 matchs et termine logiquement à la dernière place. En conséquence, le club est relégué en deuxième division à la fin de la saison[15].
Lutte pour la survie (1966-1977)
modifierAu cours des années suivantes, Coquimbo Unido se maintint en milieu de tableau de la deuxième division. Le club frôle la promotion en 1966, terminant deuxième du championnat derrière Huachipato[16], et de nouveau en 1968, se qualifiant pour les barrages d'accession, sans finalement réussir à les remporter[17]. Il atteint également la finale de la Campeonato de Apertura de la Segunda División de Chile (es) en 1970, où il s'incline cependant face à San Antonio Unido, après une défaite 4-0 au match aller et une victoire 2-1 au retour qui n'est pas suffisante pour remporter la victoire. Il s'agit alors du premier et unique titre de l'histoire de San Antonio Unido[18]. Aussi, durant cette période, le club traverse une grave crise économique, marquée notamment par une grève des joueurs lors du match de 1967 contre Trasandino de Los Andes (en). La direction envisage même de faire jouer une équipe amateur, ce qui ne se concrétise finalement pas[19]. Face à ces difficultés financières, un comité d'urgence dut être mis en place pour assurer la survie du club[10].
En 1974, Coquimbo Unido connaît la pire saison de son histoire, et lutte pour le maintien jusqu'à la dernière journée où il peut se maintenir s'il bat le Deportes Ovalle (en) et que San Antonio Unido perd son match[20]. Cette dernière équipe perd effectivement son dernier match 1-5 contre Audax Italiano mais Coquimbo n'en profite pas et perd également son match 2-1 et termine à la dernière place du groupe nord de la deuxième division[20],[21]. Le club doit donc jouer un barrage de relégation contre le dernier du groupe sud pour se maintenir dans le football professionnel. Le , après une défaite 3-1 contre Club de Deportes Malleco Unido (en) à l'Estadio Santa Laura Coquimbo Unido est relégué et quitte le monde professionnel, retournant au niveau régional[20]. Le club est donc contraint de disputer des matchs amicaux contre des équipes amateurs locales tout au long de l'année 1975[22]. Cependant, grâce à Gustavo Camelio, se sauve et fait son retour dans le monde professionnel l'année suivante. En effet, il apporte un soutien financier et prend en charge l'intégralité des finances du club, recrute du personnel administratif et des joueurs, finance la construction d'un stade, est nommé président du club et sponsorise le maillot de l'équipe avec le logo de son entreprise de pêche, ce permet à Coquimbo Unido de retrouver la deuxième division dès 1976, après avoir mené de nombreuses négociations avec l'Asociación Central de Fútbol et la municipalité de Coquimbo pour le retour au monde professionnel[10],[23].
Pour son retour, Coquimbo Unido bâtit une équipe compétitive qui termine troisième du groupe nord et se qualifie pour les barrages d'accession à la première division où elle échoue de peu à obtenir la remontée[24]. En 1977, entraîné par Ramón Climent et son adjoint José Sulantay, le club joue les premières places toute la saison[5]. Avant la dernière journée, il compte 45 points tandis que les Rangers de Talca, deuxièmes au classement ont 44 points. Hasard du calendrier, ces deux équipes s'affrontent lors de la dernière journée ; ce match définira donc qui sera champion et promu. Dans un match âprement disputé, Coquimbo Unido s'impose 1 à 0 devant son public et termine à la première place du classement, remportant ainsi le titre de champion de deuxième division et validant sa promotion[25].
Entre la première et la deuxième division (1978-1991)
modifierPour la saison 1978, marquant son retour en première division, Coquimbo débute le championnat sous la direction de Sasha Mitjaew (en). Cependant, l'équipe ne parvient pas à remporter la moindre victoire lors de ses dix premiers matchs. Mitjaew est alors remplacé par Luis Álamos, qui offre aux Aurinegros leur première victoire du championnat, en battant Green-Cross 4-2. Toutefois, Álamos quitte son poste après deux matchs pour rejoindre l'Unión Española, et est remplacé par Luis Ibarra (en) , dont la mission était de sauver Coquimbo Unido de la relégation, objectif atteint lors des barrages de promotion[10].
L'année 1979 est décevante, car après un excellent début, Coquimbo n'arrive pas à maintenir le rythme pendant la deuxième partie de saison et perd des places au classement. L'équipe de Luis Ibarra, emmenée par le trio offensif composé de Liminha (en), Torino (en) et Benê (en), reste invaincue pendant onze matchs, avant de stagner et de ne remporter que quatre victoires en deuxième moitié de saison. Les Pirates terminent septièmes avec 36 points, mais le souvenir de ce trio brésilien demeure vivace parmi les supporters du club[10]. Cependant, ce trio n'est que de courte durée puisqu'en 1980, Torino part pour La Serena tandis que Benê s'en va au Club de Deportes Aviación (en). L'équipe perd ainsi deux de ses joueurs clés, ne conservant que Liminha au club. Malgré les 17 buts inscrits par le Brésilien durant le tournoi, Coquimbo Unido ne parvient pas à se maintenir en première division, terminant quinzième avec 25 points[26].
Lors du championnat de deuxième division de 1981, Coquimbo Unido termine à la sixième place, se qualifiant ainsi pour les barrages de promotion. Cependant, l'équipe ne parvient qu'à faire match nul contre le Deportes Antofagasta et ne'arrive pas à vaincre le CD Palestino ni le Deportes Iquique, restant ainsi en deuxième division. En 1982, le club termine à la dixième place, sans aucune chance de se qualifier pour les barrages[10]. En 1983, Coquimbo est finalement promus en même temps que son rival, le Deportes La Serena, lors des barrages de promotion[27]. Cependant, en 1984, le club est de nouveau relégué, ne remportant que quatre victoires durant le championnat et terminant dernier de la zone Sud[10].
Les années suivantes, les Pirates connaissent de bonnes saisons, se qualifiant pour les barrages de promotion en 1986, 1988 et 1989, sans toutefois atteindre leur objectif de remontée. En 1990, Coquimbo Unido engage Ramón Climent, l'entraîneur qui les avait menés au titre de champion en 1977, dans l'espoir de retrouver la première division. Cependant, il est limogé et José Sulantay lui succéde. Sous la direction de Sulantay, les Aurinegros effectuent leur retour tant attendu le , en battant Deportes Antofagasta 3-2 au stade Francisco-Sánchez-Rumoroso, grâce notamment à un triplé de Juan Carlos Araya. La promotion étant déjà assurée, Coquimbo Unido affronte Provincial Osorno en barrage pour le titre, faisant match nul 0-0 à domicile et s'inclinant 1-0 à l'extérieur. Le club retrouve donc la première division, sans pour antant remporter le titre de champion[10],[28].
Stabilisation en première division et première participation à la Copa Libertadores (1991-2007)
modifierÀ leur retour en première division, les Aurinegros, entraînés par Luis Santibáñez, terminent deuxièmes avec 39 points, à cinq points de Colo-Colo. C'est alors le plus grand exploit de Coquimbo Unido qui se qualifie donc pour la Copa Libertadores ; il s'agit la seule participation d'un club de la région de Coquimbo à la plus prestigieuse compétition interclubs d'Amérique du Sud[5]. Afin d'être compétitif en Copa Libertadores, le club recrute de nombreux joueurs tels que Ronaldo Moraes ou encore Pedro González. Il agrandit et modernise aussi son stade afin de répondre aux exigences requise pour les matchs internationaux du continent. Dans ce tournoi, il évolue dans le même groupe que Colo-Colo, l'Universidad Católica, San Lorenzo et les Newell's Old Boys. Pour préparer son entrée en lice dans cette compétition et se tester face aux meilleurs équipes du continent, Coquimbo Unido organise une double confrontation amicale en Équateur face au Barcelona SC de Guayaquil, multiple champion du pays. Les Chiliens sont battus 3 buts à 1 lors du premier match, puis font un match nul 1-1 lors du second match. Ils remportent ensuite un match amical contre le club uruguayen de Liverpool et en perde un dernier contre le CD Palestino. Le , Coquimbo Unido fait ses débuts en Copa Libertadores face à Colo-Colo à l'estadio Monumental devant 40 624 spectateurs. Cette première se termine par une défaite 1 à 0. Le match suivant est remporté 3-2 face à l'Universidad Católica. C'est la première victoire de Coquimbo dans cette compétition. Les matchs suivants sont tous perdus, sauf un qui se termine par un nul. Le club termine à la dernière place de son groupe et est éliminé de la compétition[29]. Le championnat de 1992 n'est cependant pas aussi fructueux pour les Pirates que la saison précédente, l'équipe terminant à la dixième place[10],[30].
Durant les deux années suivantes, l'équipe doit faire face à la menace de relégation, disputant les barrages de promotion à deux reprises. En 1993, elle assure son maintien en première division lors d'un barrage à quatre équipes au, en battant le Deportes Melipilla et en faisant match nul contre Deportes Arica et Regional Atacama (en)[31]. Puis, en 1994, elle évite la relégation face à Colchagua (en) sur un score cumulé de 4-2[32]. En 1995, 1996 et lors des deux tournois de 1997, Coquimbo Unido se maintient en milieu de tableau[33],[34],[35]. Cependant, en 1998, l'équipe connuaît une saison plus difficile que les précédentes et doit disputer les barrages de relégation. Elle s'impose face à l'Unión Española sur le score cumulé de 7-4, remportant notamment le match aller 6-1 à l'extérieur, assurant donc son maintien dans l'élite[10]. De même la saison, suivante, le club se maintient lors des barrages, après avoir changé quatre fois d'entraîneurs[36].
En 2004, le club retrouve les bons résultats et termine deuxième de son groupe lors du tournoi d'ouverture, se qualifiant donc pour les huitièmes de finale où il est éliminé par Huachipato. Pour le tournoi de clôture, l'équipe termine à la première place de son groupe mais éliminée au même stade de la compétition qu'au tournoi précédent, cette fois par Colo-Colo[37]. En 2005, le club atteint la finale du tournoi d'ouverture, après s'être classé deuxième de son groupe et élimine successivement le CD Everton de Viña del Mar, Cobreloa et Huachipato[38]. En finale, Coquimbo affronte l'Union Española. Le match aller, perdu 1-0, tandis que le match retour est aussi perdu, sur le score de 2-3. L'Union Española est donc championne du Chili[39]. Les Aurinegros n'arrivent cependant pas à réitérer cette performance lors du tournoi de clôture suivant qu'ils terminent à la dernière place. Le club se sauve toutefois de la relégation au classement cumulé de la saison, en étant seizième sur vingt[40].
Relégation et maintien en deuxième division (2007-2018)
modifierEn 2007, Coquimbo Unido réalise une mauvaise campagne lors des tournois d'ouverture et de clôture, avec trois entraîneurs différents au cours de la saison[41],[42]. Le , le Deportes Puerto Montt fait match nul 1-1 contre le Deportes Antofagasta. Ce résultat condamne Coquimbo Unido qui ne peut plus rattraper son retard, alors qu'il reste encore deux journées de championnat. Coquimbo Unido est ainsi directement relégué en Primera B, retrouvant la deuxième division après seize années passées dans l'élite[43].
L'année suivante, en 2008, le club a atteint la finale des barrages, synonyme de promotion en première division. Il affronte le Deportes Iquique et s'incline au match retour lors des tirs au but[44]. Après cette défaite en finale, sa dernière chance de promotion résidait dans le barrages d'accession contre l'Universidad de Concepción, seizième de première division. Un fois de plus, Coquimbo est battu ; l'équipe perd ses deux matchs 2-0 et 3-1[45]. Après plusieurs saisons moyennes, le club termine à la première place du groupe nord lors du tournoi de transition 2013, mais est encore une fois éliminé en barrages par l'Universidad de Concepción[46]. En 2014, Coquimbo termine encore à la première place du tournoi de clôture, mais rate de nouveau la montée après une défaite en barrages contre San Luis de Quillota aux tirs au but[47]. Cette saison, le club remporte aussi la plus large victoire de l'histoire du derby de la région de Coquimbo, en battant La Serena sur le score de 4 à 0 grâce à des doublés de Pablo Parra (en) et Cristián Muñoz (en)[48].
Les saisons suivantes sont plus compliquées à cause d'un exode massifs de joueurs importants du club et des changements réguliers d'entraîneurs.Le club termine avant-dernier en 2014-2015, juste devant Lota Schwager[49] ; se maintient à la dernière journée de la saison 2015-2016 après une victoire 4-2 contre Barnechea[50] ; termine troisième de la saison 2016-2017 et quatrième du tournoi de transition 2017[51].
Après plus de dix ans passé en deuxième division, Coquimbo remporte finalement le titre de champion de deuxième division en 2018, malgré la pression constante de Cobresal et de Cobreloa. Le club s'impose avec avec 57 points, grâce à 17 victoires, 6 nuls et 7 défaites[52].
Résultats en dents de scie (2019-2024)
modifierPour son retour en première division, Coquimbo prolonge son entraîneur Patricio Graff (en), beaucoup de ses joueurs importants et recrute notamment l'attaquant l'international chilien Mauricio Pinilla[53]. Cela permet ainsi à l'équipe promue de se maintenir et même de terminer à la cinquième place du classement de la saison 2019. Le club se qualifie ainsi pour la première fois de son histoire pour la Copa Sudamericana[54],[55]. Son premier match dans cette compétition se joue face au club vénézuélien d'Aragua au premier tour[56] et s'impose 3-1 sur la double confrontation, se qualifiant ainsi pour le tour suivant[57]. Les Aurinegros affrontent alors un autre club vénézuélien, l'Estudiantes de Mérida et l'emportent de nouveau 5-0 sur l'ensemble des deux matchs, obtenant la première qualification du club en huitièmes de finale d'une compétition continentale[58]. Le club élimine ensuite les Péruviens du Sport Huancayo[59], puis les Colombiens de l'Atlético Junior[60]. Coquimbo se retrouve donc en demi-finale de la compétition et doit désormais battre Defensa y Justicia pour accéder à la finale. Cependant, après un match nul 0-0 à l'aller, les Chiliens sont battus 4-2 au match retour, échouant donc aux portes de la finale[61]. Ce parcours historique en coupe continentale a toutefois eu des lourdes répercussions sur les performances du club en championnat. En effet, Coquimbo s'est retrouvé avec plusieurs matchs réportés, disputant six de ces matchs en l'espace de 16 jours, ce qui a engendré du mécontentement au sein du club[62],[63]. Victime de cette situation compliquée, le club termine la saison à la 18e et dernière place du championnat, synonyme de relégation[64].
Pour la saison 2021 de Primera B, Héctor Tapia devient le nouvel entraîneur du club[65]. Coquimbo surprend en recrutant avant le début de la saison les internationaux chilien Esteban Paredes, Jean Beausejour, Carlos Carmona et Rodrigo Millar, malgré la descente[66],[67]. Avec cette équipe très compétitive, le passage en deuxième division n'est que de courte durée puisque Coquimbo domine le championnat 2021 et est sacré champion[68]. La saison suivante, Coquimbo retrouve la première division et joue le maintien jusqu'à la dernière journée. Le club est à la lutte avec le Deportes La Serena et le Deportes Antofagasta et se sauve finalement lors de la dernière journée après un match nul 1-1 contre Curicó Unido[69]. En 2023, les résultats s'améliorent nettement, Coquimbo réalise une très bonne première partie de saison, et se classe à la troisième place, en ayant notamment battu les trois grands du football chilien : Colo-Colo, l'Universidad de Chile et l'Universidad Católica[70]. Cependant, un début de seconde moitié d'année irrégulier, avec sept matchs sans victoire de la 17e à la 23e journée, les fait chuter à la 8e place. Finalement, après un bon redressement lors des sept derniers matchs, l'équipe comptabilise 47 points, et termine le tournoi à la 5e place avec 14 victoires, 5 nuls et 11 défaites, ce qui lui permet de se qualifier pour la Copa Sudamericana pour la deuxième fois de son histoire[71].
Lors de la Copa Sudamericana 2024, les Aurinegros éliminent l'Universidad Católica sur le score de 0-2 et se qualifient pour la phase de groupes[72],[73]. Ils affrontent ensuite le Racing, le Red Bull Bragantino et le Sportivo Luqueño dans leur groupe, mais ne parvient pas à se qualifier pour la phase finale après une victoire, un nul et quatre défaites[74]. Pendant ce temps, le club atteint les demi-finales de Coupe du Chili où il est éliminé par l'Universidad de Chile[75]. En championnat, après un excellent début, Coquimbo s'écroule en seconde partie et termine à la 8e place du classement, manquant ainsi l'occasion de se qualifier pour une compétition internationale pour la saison 2025[76].
Premiers titres (2025-2026)
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En 2025, Coquimbo Unido se renforce en recrutant plusieurs joueurs dont l'attaquant international panaméen Cecilio Waterman[77] et désigne Esteban González (en) comme entraîneur principal[78]. Le club commence sa saison par trois victoires consécutives en championnat face au Deportes Iquique, l'Universidad Católica et au Deportes Limache, se hissant ainsi en tête du classement[79]. Par la suite, il concède deux matchs nuls, contre Cobresal (1-1) et Everton (0-0) et perd la première place[80],[81]. Après une victoire face au Audax Italiano, le club retrouve la place de leader lors de la 6e journée[82]. Continuant sur sa lancée, l'équipe est en tête du classement général à la mi-saison, à égalité de points avec Audax Italiano[83]. Dans le même temps, le club est éliminé de la Coupe du Chili en quarts de finale après une défaite face au Deportes Limache sur un score cumulé de 5-3[84]. En deuxième partie de saison, il bat notamment Colo-Colo 1-0 et O'Higgins sur le même score grâce à un penalty arrêté dans les derniers instants du match[80]. Le club enchaîne ensuite les victoire et peut être sacré champion à quatre journée de la fin du championnat s'il bat l'Unión La Calera. Devant 18 000 spectateurs au stade Francisco-Sánchez-Rumoroso, Coquimbo s'impose 2-0 à domicile grâce à des buts de Cecilio Waterman et Benjamín Chandía et remporte le championnat chilien pour la première fois de son histoire[85]. Esteban González devient le premier entraîneur chilien à remporter un championnat national depuis Mario Salas en 2016[80],[86]. Les deux matchs suivants sont aussi remportés, avant qu'un match nul 1-1 contre l'Universidad de Chile vienne interrompre une série de seize victoire consécutives en championnat, égalant ainsi le record établi par le Ballet Azul (en) entre 1963 et 1964[87].
Ce titre de champion permet à Coquimbo Unido de jouer pour la première fois de son histoire la Supercoupe du Chili. Dans cette compétition, les Aurinegros s'imposent d'abord en demi-finales contre le Deportes Limache après une victoire 3-2, grâce à un but en fin de match de l'international argentin Lucas Pratto, ayant récemment rejoint l'équipe[88]. En finale face à l'Universidad Católica, le match se termine par un score nul 0-0 au terme du temps réglementaire. La victoire se décide donc aux tirs au but où Coquimbo s'impose 8-7 et décroche le deuxième titre de son histoire[89].
Palmarès
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Identité du club
modifierCouleurs et maillots
modifierLes couleurs de Coquimbo Unido sont le jaune et le noir, d'où le surnom « Aurinegros ». Celles-ci ont été gagnées sur le terrain avant même la création du club. En 1903, la ville de Coquimbo accueille le HMS Flora (1761), navire de la Royal Navy construit au chantier naval de Pembroke, au pays de Galles. Son équipage, composé de marins passionnés de football, lance des défis aux jeunes de la région lors de matchs amicaux. Ces rencontres suscitent un vif enthousiasme dans la ville et deviennent un véritable événement social et sportif. Ainsi, une série de quatre match est disputé : deux matchs nuls, une victoire britannique et une victoire des joueurs de Coquimbo. Un cinquième match est alors joué afin de départager les deux équipes. Le match se déroule le sur le terrain Mac-Auliffe, situé à l'emplacement actuel du stade Francisco-Sánchez-Rumoroso. Les marins britanniques étaient invaincus en arrivant à Coquimbo, n'ayant concédé la moindre défaite ni à Montevideo (Uruguay), ni à Buenos Aires (Argentine). Au terme d'un match âprement disputé, l'équipe de Coquimbo triomphe de justesse : 1-0 face au HMS Flora. Suite à cette victoire de Coquimbo, le commandant du HMS Flora, M. Casper J. Baker, offre au consul britannique, M. George Lindsay Ansted, un ensemble complet de onze maillots, chacun moitié noir, moitié jaune. Le diplomate les transmet ensuite à M. Alfredo Segundo Steel, capitaine du Coquimbo Football Club, un geste qui marque la naissance d'une identité. Selon diverses sources, ces couleurs sont liées à saint David, le saint patron du pays de Galles. Ce saint possède une cathédrale dans le Pembrokeshire, un comté tout proche du chantier naval de Pembroke, où fut construit le navire de la Royal Navy qui atteignit Coquimbo. Depuis, le noir et le jaune représentent le football à Coquimbo, puis deviennent les couleurs du Coquimbo Unido à sa création[90],[91].
Écusson
modifierLe premier écusso de Coquimbo unido, utilisé à partir de la création du club en 1958 est aux couleurs du club, à moitié jaune, à moitié noir, avec l'initiale « C » en noir sur la partie jaune et la lettre « U » en jaune sur la partie noire[92].
À partir de 1962, soit cinq ans après la création du club, l'écusson affiche un pirate. Francisco Balanda, l'un des membres fondateurs, explique que l'idée de mettre un pirate sur l'écusson naît lors d'une réunion du Rotary Club International tenue à Coquimbo. De nombreux membres de la direction du club de l'époque appartenaient à cette organisation, et en observant l'un des tableaux qui ornaient l'une des salles où se réunit le Rotary, ils furent frappés par un blason espagnol, où un pirate apparaissait debout, le pied droit sur un coffre à trésor. Cette image reste dans la tête des dirigeants qui font ensuite le lien avec les histoires de pirates du port de Coquimbo. C'est ainsi qu'ils décident de reprendre l'image du pirate et de l'intégrer à l'écusson du club[90],[93].
Entre 2007 et 2008, l'écusson du club garde ses couleurs et la tête de pirate mais change légèrement son design[92]. En 2025, après le premier titre de champion du club, une étoile est ajoutée au dessus de l'écusson pour symboliser cette victoire[94].
Stade
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Le club de Coquimbo Unido dispute ses matchs à domicile au stade Francisco-Sánchez-Rumoroso, situé dans le quartier d'El Llano à Coquimbo. Surnommé « El Coloso del Llano » (Le Colosse de la Plaine), ce stade peut accueillir jusqu'à environ 18 750 spectateurs[95],[96]. L'une de ses caractéristiques marquantes est son architecture d'inspiration nautique, notamment son toit en membrane plastique évoquant des voiles, en écho à l'identité de la ville portuaire[96].
Le terrain sur lequel se dresse le stade est utilisé pour le football depuis la fin du XIXe siècle, époque à laquelle des marins britanniques et des habitants de Coquimbo y disputaient des matchs. Il était connu sous le nom de « cancha Mac-Auliffe » (terrain Mac-Auliffe), car il appartenait au marchand gallois John Mac-Auliffe, ou encore sous le nom de « cancha del Estanque » (terrain de l'étang). Au milieu des années 1950, le stade est repris par la municipalité de Coquimbo, qui entreprend alors des améliorations des tribunes et la pose d'une nouvelle pelouse. L'éclairage artificiel est installé en 1959, et d'autres modifications sont apportées lorsque le Coquimbo Unido devient professionnel. Depuis , il porte le nom de Francisco Sánchez Rumoroso, un homme d'affaires espagnol ayant joué un rôle déterminant dans le développement du Coquimbo Unido[97],[96].
En , le stade ferme ses portes pour une rénovation complète en vue de la Coupe du monde féminine des moins de 20 ans l'année suivante[97]. Sa rénovation est achevée en seulement neuf mois et en fait l'un des stades les plus modenres du Chili[96].
Le stade alternatif du club est l'Estadio La Pampilla (es), d'une capacité de 4 000 spectateurs et inauguré en 2008. Bien qu'il ait été principalement utilisé pendant la rénovation du stade Francisco Sánchez Rumoroso, il a également servi ponctuellement les années suivantes, lorsque le stade principal était en travaux[98],[99],[100].
Supporters et rivalités
modifierSupporters
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Le , le groupe de supporters Al Hueso Pirata est fondé. Il est composé initialement principalement d'étudiants, et devient ensuite le principal groupe de supporters du club[101].
Depuis le milieu des années 1990, le groupe Al Hueso Pirata est impliqué dans des incidents survenus aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des stades. En , par exemple, il interromp le match entre Coquimbo Unido et Audax Italiano, en référence à la situation politique chilienne de l’époque[102]. Auparavant, en , il avait demandé l’annulation de la reprise du championnat national pour la même raison[103].
Les matchs contre le rival Deportes La Serena sont un autre foyer de violence, avec des incidents tels que des actes de vandalisme au stade La Portada et des affrontements dans les zones proches du complexe sportif[104],[105],[106].
Rivalités
modifierLe principal rival de Coquimbo Unido est le Deportes la Serena, club de la ville voisine distante de quelques kilomètres. Le matchs entre ces deux équipes sont surnommés « Clásico de la Región de Coquimbo », « Clásico del Norte Chico » ou encore « Clásico de la Cuarta Región »[107],[108]. Il n'y a pas de date de début précise dans cette rivalité, mais elle a commencé par des chambrages entre élèves des deux villes et dépasse le cadre du football[109].
Le premier match entre Coquimbo Unido et Deportes La Serena a lieu le , lors du Groupe 1 de la Copa Preparación. La Serena s'impose 2-0 grâce à un doublé de José Sulantay et remporte ensuite le tournoi[110]. En 2020, Coquimbo remporte la 120e confrontation face La Serena. Le bilan est alors en faveur des Aurinegros qui comptent 46 victoires, contre 30 pour leur rival et 44 matchs nuls[111].
Personnalités du club
modifierPrésidents
modifierEntraîneurs
modifierLe tableau suivant présente la liste des entraîneurs du club depuis 1958.
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Effectif 2026
modifierAnciens joueurs
modifierNotes et références
modifier- (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Coquimbo Unido » (voir la liste des auteurs).
Notes
modifier- ↑ Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
Références
modifier- ↑ « #556 – CD Coquimbo Unido : los Piratas » (consulté le )
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Bibliographie
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Liens externes
modifier- (es) Site officiel
- Ressources relatives au sport :
