Calculeus Herculis

Cité antique en Algérie

Calculeus Herculis est un site antique fondé par les Romains au Ier siècle apr. J.-C.. Il fut l’un des plus importants de la province de Numidie. Il fait aujourd’hui partie de la commune d’El Kantara, dans la wilaya de Biskra, et compte parmi les sites touristiques les plus prisés grâce à ses vestiges, notamment le pont romain[1].

Calculeus Herculis
Image illustrative de l’article Calculeus Herculis
Pont Romain El Kantara
Localisation
Pays Algeria
Commune El Kantara
Type Ville antique
Histoire
Époque Romaine

Toponymie

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Le site apparaît dans la Table de Peutinger sous la forme Ad Calceum Herculis, indiquant une station routière située sur un axe stratégique de Numidie. Ce toponyme, signifiant « au lieu de la chaussure d’Hercule », reflète une pratique fréquente de la toponymie romaine associant des lieux remarquables à la figure d’Hercule, notamment dans des contextes de défilés ou de passages naturels[2],[3],[4],[5],[6].

Le toponyme Calculeus Herculis est formé de deux éléments latins caractéristiques de la nomenclature antique. Le terme Calculeus dérive de calculus, signifiant « petite pierre » ou « caillou », et désigne par extension un terrain rocailleux, un passage étroit ou un défilé marqué par un relief minéral. Cette désignation correspond étroitement à la configuration géographique du site, situé dans les gorges de l’actuelle El Kantara, passage naturel entre les Hautes Plaines et le Sahara. Le second élément, Herculis, est le génitif de Hercule, signifiant « d’Hercule », et renvoie à une pratique fréquente dans la toponymie romaine consistant à associer un lieu remarquable à une figure mythologique protectrice ou symbolique[7],[5],[8],[9].

L’ensemble peut ainsi être interprété comme « le défilé rocheux d’Hercule » ou « le passage pierreux d’Hercule ». Ce type de dénomination est bien attesté dans le monde romain, notamment pour des sites naturels spectaculaires ou difficiles d’accès, souvent placés sous le patronage d’Hercule, héros associé aux passages, aux limites territoriales et aux exploits dans des environnements sauvages. La présence d’un tel toponyme suggère également l’existence possible d’un culte local ou d’un repère symbolique lié à Hercule, comme c’est le cas dans d’autres régions de l’Empire où des sanctuaires ou des traditions mythiques étaient attachés à des lieux de passage stratégiques[7],[5],[8],[9],[10].

Géographie

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Localisation

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Rose des vents Tobna Rose des vents
N
O    Calculeus Herculis    E
S
Vescera

Histoire

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Au Ier siècle apr. J.-C., la troisième légion augustéenne, composée de 5 000 archers de Palmyre et de Homs, arriva pour ouvrir la route reliant Timgad et Tobna, établissant ainsi trois garnisons militaires (le Duo Flumina, l'Ad Calceum et l'Ad Aqua Herculus)[10].

Le centre urbain et militaire fut nommé d'après Callixius Heracles. Afin de faciliter l'accès et de relier les deux rives de la vallée enjambant les gorges, un pont à une seule arche de 10 mètres de diamètre fut construit. Plusieurs camps furent également établis pour assurer la surveillance et la sécurité[11].

Galerie

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Références

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  1. (ar) الشروق, « القنطرة ببسكرة.. تحفة سياحية لم يتم استغلالها », sur الشروق أونلاين, (consulté le ).
  2. (en) « Tabula Peutingeriana – Ad Calceum Herculis », sur Euratlas (consulté le )
  3. (de) Konrad Miller, Itineraria Romana : Römische Reisewege an der Hand der Tabula Peutingeriana Itinéraires romains : les routes de voyage romaines d’après la Table de Peutinger »], Stuttgart, Strecker und Schröder, (lire en ligne), p. 918
  4. (en) « Calceus Herculis (El-Kantara) », sur Trismegistos (consulté le )
  5. 1 2 3 Pierre Morizot, « Les voies romaines de Lambèse à Calceus Herculis (El Kantara, Algérie). [Note de synthèse] », Antiquités africaines, no 34, , p. 149-155 (lire en ligne, consulté le )
  6. « CALCVS HERCVLIS (El Kantara) Biskra », (consulté le )
  7. 1 2 Stéphane Gsell, Atlas archéologique de l’Algérie, Alger-Paris, 1911, p. 422 (n°37) et p. 426 (n°59).
  8. 1 2 Noureddine Chelli, Regards sur la Wilaya de Biskra : El-Kantara, les Gorges, Biskra, Entreprise Arts Graphiques Bureautique de Biskra, , 127 p.
  9. 1 2 Henri-Irénée Marrou, « La collection Gaston de Vulpillières à El-Kantara », Mélanges d'archéologie et d'histoire, vol. 50, (lire en ligne, consulté le )
  10. 1 2 (ar) Omar Kabour, « فصيلتا بلميرا و هماز السوريتين بكالكيوس هركيليوس (القنطرة) » [« Les deux unités (ou détachements) de Palmyre et de Homs, originaires de Syrie, à Calceus Herculis (El Kantara) »], Revue d’études archéologiques, vol. 15, no 1, , p. 6-17 (lire en ligne, consulté le )
  11. « Pont El Kantara – Biskra – Tourisme et voyages en Algérie » (consulté le ).

Voir aussi

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