Bécasseau d'Alaska

espèce d'oiseaux
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Calidris mauri

Calidris mauri
Description de cette image, également commentée ci-après
Bécasseau d'Alaska.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Charadriiformes
Famille Scolopacidae
Genre Calidris

Espèce

Calidris mauri
(Cabanis, 1857)

Synonymes

Répartition géographique

Description de l'image Calidris mauri map.svg.
  • Présence en période de nidification.
  • Présence en période d'hivernage.
  • Présence en période de migration.

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Bécasseau d'Alaska (Calidris mauri) est une espèce de petits oiseaux limicoles de la famille des Scolopacidae. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026)[1], c'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces).

Description

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Le Bécasseau d'Alaska mesure 14 à 17 cm de longueur. Tout comme chez le Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla), les pattes noires présentent une palmure partielle.

La projection primaire est courte : la pointe des rémiges primaires arrive au niveau de la queue ou la dépasse quelque peu.

Un léger dimorphisme sexuel se remarque : le bec noir légèrement arqué vers l'extrémité est plus long chez la femelle que chez le mâle.

Répartition

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Ce bécasseau vit en Amérique et n'est qu'occasionnel en Europe de l'Ouest[2].

Comportement

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Le Bécasseau d'Alaska trottine rapidement sur les vasières. Il forme de grands groupes sur les reposoirs. Il est souvent associé au Bécasseau semipalmé.

Dickcissel d'Amérique mâle perché sur un poteau métallique, chantant cou tendu et bec ouvert.

Chants et appels

Le cri du Bécasseau d'Alaska :

"Djit" aigu, fin, un peu rapeux.

Alimentation

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Biofilm superficiel intertidal, en grande partie photosynthétique sur vase estuarienne exondée, se formant à marée descendante ; C'est une source de nourriture essentielle pour le Bécasseau d'Alaska (et de nombreux invertébrés)[3] qui trouvent là jusqu'à 50 % des ressources énergétiques dont ils ont besoin.

On a montré[3] par l'étude conjointe d'enregistrements vidéo et du contenu stomacal et d'isotopes stables comme marqueurs, que le Bécasseau d'Alaska se nourrit en grande partie d'algues et de bactéries qu'il trouve dans le biofilm intertidal.
Auparavant, ce type de biofilm était uniquement considéré comme une source de nourriture pour les invertébrés râpeurs et quelques poissons spécialisés. Il constitue en fait de 45 à 59 % de la ration alimentaire totale de cette espèce. Et il fournit environ la moitié (50 %) de son budget énergétique quotidien[3]. Il est possible que cette espèce puisse profiter d'une augmentation de l'épaisseur du biofilm due à l'eutrophisation générale de l'environnement.
Ce constat implique aussi une concurrence entre cet oiseau et les invertébrés herbivores consommateurs primaires qui exploitent également cette ressource. Mais il est également possible qu'en remuant la couche superficielle du sédiment, l'oiseau favorise la régénération naturelle du biofilm qui à marée haute peut alors être consommé par les invertébrés aquatiques[3].
En outre, comme les taux de consommation individuels sont estimés à sept fois la masse corporelle par jour, et que les de bécasseaux d'Alaska atteignent souvent des dizaines de milliers d'individus, les oiseaux de rivage se nourrissant de biofilm pourraient avoir des impacts « majeurs » sur la dynamique sédimentaire[3]. Le dragage et le chalutage, l'apport de polluants piégés par le biofilm ou susceptible de l'altérer (pesticides, antifoolings, cuivre...) peut interférer avec la productivité de cette ressource. Les auteurs de cette étude soulignent « l'importance des processus physiques et biologiques de maintien du biofilm pour la conservation de certains oiseaux de rivage et des écosystèmes interditaux »[3].

Références

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  1. Congrès ornithologique international, version 15.2, 2026.
  2. (en) « Western Sandpiper Calidris mauri » Accès libre, sur BirdLife International (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 (en) Tomohiro Kuwae, Peter G. Beninger, Priscilla Decottignies et al., « Biofilm grazing in a higher vertebrate : the westerne sandpiper, Calidris Mauri », Ecology, vol. 89, no 3, , p. 599-606 (DOI 10.1890/07-1442.1 Accès payant).

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • (en) Samantha E. Franks, D. Ryan Norris, T. Kurt Kyser et al., « Range-wide patterns of migratory connectivity in the western sandpiper Calidris mauri. », Journal of Avian Biology, vol. 43, no 2, , p. 155-167 (DOI 10.1111/j.1600-048X.2012.05573.x Accès libre).
  • (en) J. van Gils, P. Wiersma et T. Piersma, « Family Scolopacidae (Sandpipers, Snipes and Phalaropes) », dans Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World, vol. 3 : Hoatzin to Auks, Barcelone, Lynx edicions, , 821 p. (ISBN 978-84-87334-20-7, lire en ligne Inscription nécessaire), p. 521 & planche 44 p. 518.
  • (en) Peter Hayman, John Marchant et Tony Prater, Shorebirds: an identification guide to the waders of the world, Boston, Houghton Mifflin Company, , 412 p. (ISBN 0-395-37903-2, lire en ligne Inscription nécessaire), p. 367-368 & planche 75 p. 186-187.
  • Don Taylor, Guide des limicoles d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord, Paris, Delachaux et Niestlé, , 224 p. (ISBN 978-2603014080).

Liens externes

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