Camille Teste
Camille Teste est une journaliste, essayiste et podcasteuse française. Elle se fait connaître pour ses travaux portant sur les liens entre bien-être, santé mentale, féminisme et justice sociale. Elle notamment est l'autrice des essais Politiser le bien-être () et Embrasser la bisexualité (), ainsi que l'animatrice du podcast Encore heureux.
Biographie
modifierParcours professionnel
modifierAprès des études en sciences sociales à Sciences Po Paris et en philosophie à l'Université Paris-Sorbonne, Camille Teste exerce le métier de journaliste, en se spécialisant dans les questions de justice sociale[1],[2].
En 2018, à Montréal, elle co-fonde Mediafugees, un webmagazine portant sur les questions d'exil[3],[4].
En , elle se reconvertit et devient professeure de yoga[1],[2]. À partir de cette période, elle développe une réflexion critique sur les pratiques contemporaines autour du bien-être et du développement personnel, qu'elle considère souvent comme insuffisamment attentives aux rapports de domination, aux questions d'inclusion sociale et aux enjeux politiques liés au corps[2],[5].
En effet, parallèlement à son activité d'enseignement, elle développe une activité de vulgarisation portant sur les questions de santé mentale, de féminisme et de justice sociale[1],[6]. Elle anime notamment le podcast Encore heureux, consacré à la santé mentale et aux liens entre bien-être individuel et organisation sociale[6],[7]. Militante féministe, elle publie régulièrement sur ses réseaux sociaux des contenus pédagogiques explorant les liens entre le corps, les émotions et les rapports de domination[8]. Elle y évoque également la dimension émancipatrice du yoga et des pratiques psycho-corporelles, au travers d'événements qu'elle organise[8].
Carrière d'essayiste
modifierEn , Camille Teste publie Politiser le bien-être aux éditions Binge Audio[2],[9]. Dans cet essai, elle propose une analyse critique de l'industrie du bien-être, dont elle retrace le développement économique et culturel[9]. L'ouvrage examine notamment les effets des injonctions au développement personnel et les limites des pratiques de bien-être, lorsque celles-ci sont déconnectées des réalités sociales et politiques[1],[9]. Camille Teste défend l'idée que les pratiques de soin, de spiritualité et de bien-être peuvent constituer des outils d'émancipation individuelle et collective lorsqu'elles sont articulées aux enjeux de justice sociale et écologique[5],[8].
En 2024, Camille Teste publie une nouvelle intitulée "Le Temps libéré", dans le livre collectif d'anticipation "Les Utopiennes, bienvenue en 2044" aux éditions La Mer Salée[10].
Camille Teste publie ensuite, en , Embrasser la bisexualité aux éditions Les Renversantes[11],[12],[13]. Elle s'intéresse dans cet ouvrage à la bisexualité et à sa représentation dans l'espace public, en cherchant à déconstruire les stéréotypes associés à cette orientation sexuelle et à lutter contre son invisibilisation[6]. L'essai s'inscrit dans un contexte de renouvellement des publications consacrées à la bisexualité et aborde notamment les conséquences sociales et psychologiques de la biphobie[14],[15]. Camille Teste y souligne en particulier les effets de l'invisibilisation des personnes bisexuelles sur leur santé mentale et leurs conditions de vie[15].
Publications
modifier- Yoga révolution, Solar éditions, 2023, 127 p. (ISBN 978-2-263-18274-7).
- Politiser le bien-être, Binge Audio, 2023, 159 p. (ISBN 978-2-491260-15-6).
- Les Utopiennes: Bienvenue en 2044, La Mer Salée, 2024, 208 p. (ISBN 979-10-92636-60-4).
- Embrasser la bisexualité, Les Renversantes, 2025, 175 p. (ISBN 978-2-488051-01-9).
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Charlotte Meyer, « Bien-être : Camille Teste, la politique du corps », Les Échos, (lire en ligne
). - 1 2 3 4 Marthe Mabille, « Et si repenser le bien-être en dehors des injonctions était la meilleure façon de prendre soin de soi ? », Vogue, (lire en ligne
). - ↑ « Un webzine qui donne la parole aux réfugiés | OHdio | Radio-Canada », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
- ↑ (en-CA) « How one Montreal-based journalist is using stories to fight the fear of refugees », The Toronto Star, (ISSN 0319-0781, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Juliette Quef, « Camille Teste : “Les problèmes du monde ne s’arrêtent pas à la porte de la salle de sport, du studio de yoga ou de massage” », Vert, (lire en ligne
). - 1 2 3 Matthieu Noël, « La bisexualité, avec Camille Teste », France Inter, (lire en ligne
). - ↑ Marthe Mabille, « Santé mentale : 6 podcasts qui aident à mieux comprendre les troubles psychiques », Vogue, (lire en ligne
). - 1 2 3 Alice Guyon et Emeline Descamps, « Politiser le bien-être, Camille Teste », Hegel, vol. N° 1, no 1, , p. 65–65 (ISSN 2269-0530, DOI 10.3917/heg.141.0065, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 Agathe Seppey, « Camille Teste : “On aura beau faire tout le yoga du monde, ça ne suffira jamais” », Le Temps, (lire en ligne
). - ↑ « Les Utopiennes, bienvenue en 2044 », sur lamersalee.com/ (consulté le )
- ↑ Laure Dasinieres, « La bibliothèque de l'hiver », Têtu, no 245, hiver 2025/2026, p. 116-117 (ISSN 1265-3578).
- ↑ Miren Garaicoechea, « Interview “Les bi ont un vécu spécifique et ne pas s’adresser à eux directement les rend plus vulnérables” », Libération, (lire en ligne
). - ↑ Gérald Decoster, « Évoquer sa bisexualité : une inégalité flagrante entre hommes et femmes », RTBF, (lire en ligne
). - ↑ Nicolas Poinsot, « Pourquoi la société invisibilise la bisexualité », 24h, (lire en ligne
). - 1 2 Nora Bouazzouni, « Bisexualité : angle mort des luttes féministes et queer ? », Au Poste, (lire en ligne
).