Camoël

commune française du département du Morbihan

Camoël [kamwɛl] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Camoël
Camoël
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Presqu'île de Guérande Atlantique
Maire
Mandat
Régis Bouisson
2026-2032
Code postal 56130
Code commune 56030
Démographie
Gentilé Camoëlais, Camoëlaise
Population
municipale
1 183 hab. (2023 en évolution de +17,48 % par rapport à 2017)
Densité 83 hab./km2
Population
unité urbaine
70 248 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 28′ 58″ nord, 2° 23′ 36″ ouest
Altitude 20 m
Min. 0 m
Max. 44 m
Superficie 14,33 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Muzillac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Camoël
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Camoël
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Camoël
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Camoël
Liens
Site web www.camoel.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Géographie

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Localisation

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Rose des vents Vilaine, Arzal Vilaine, Arzal Vilaine, Arzal Rose des vents
Pénestin N Férel
O    Camoël    E
S
Pénestin
Assérac
Assérac Assérac

La commune est située sur la rive sud de l'estuaire de la Vilaine, elle apparaît comme paroisse dès le XIIIe siècle probablement aux dépens d'Assérac.

La rue principale est la rue Paul Ladmirault. Les rues et places secondaires sont la rue de la chapelle, la rue de l'école, la place de l'église et la place de la mairie.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, l'étier du Foy[1] l'étier de Tréhudal[2] l'étier du Palud[3],[4],[Carte 1].

La Vilaine, d'une longueur de 218 km, prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'Océan Atlantique sur la commune, après avoir traversé 56 communes[5].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Camoël[Note 1].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la retenue d'Arzal, d'une superficie totale de 383,2 ha (9,81 ha sur la commune) et l'étang du Pont de Fer, d'une superficie totale de 31,5 ha (0,05 ha sur la commune)[Carte 1],[6].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 828 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arzal à 4 km à vol d'oiseau[13], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,0 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Camoël est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].

La commune, bordée par l'estuaire de la Vilaine, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[20]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[21].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (31,5 %), zones agricoles hétérogènes (18,9 %), prairies (18,6 %), forêts (14,2 %), zones humides côtières (7,5 %), zones urbanisées (7,2 %), eaux maritimes (1,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %), eaux continentales[Note 3] (0,5 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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Le nom de la localité est attesté sous les formes Camoil en 1287[23], Kamoel en 1412[24], Camoel en 1458[24], en 1515[24], en 1524[24], en 1557[23] et en 1597[24], Camoil en 1544[24], en 1557[23] et en 1575[24], Camouel en 1520, en 1533, en 1551 et en 1580[24], Carmoil en 1557[23], Camoyl en 1580[24], Camoil en 1779[23].

Le toponyme Camoel procède du breton camp « champ » et moël « chauve », donnant le sens de « champ dénudé »[25].

Deux prononciations du nom de la localité en gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[26], ont été rapportées sous les formes « Camouâ » et « Camouè » par Henri-François Buffet dans un ouvrage de 1954[27],[23].

En breton, le nom est Kamoel. C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne[24].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 61,2 % des toponymes de la commune sont bretons[28].

Histoire

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La langue bretonne y fut parlée jusque dans la première moitié du XIXe siècle[réf. nécessaire].

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
ca. 1974   Auguste Vilaine SE Agriculteur
mars 1977 mars 1983 Pierre Gilloury    
mars 1983 mars 2001 Joseph Bertho   Ancien marin pêcheur
mars 2001 mars 2014 Guy Bertho DVD Cadre comptable retraité
9e vice-président de Cap Atlantique (2008 → 2014)
Frère du précédent
mars 2014
Réélu en 2020[29]
21 mars 2026 Bernard Le Guen   Professeur des écoles retraité
4e vice-président de Cap Atlantique (2020 → )
21 mars 2026 en cours Régis Bouisson[30]    

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2023, la commune comptait 1 183 habitants[Note 4], en évolution de +17,48 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
361374411403404459530560592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
597595626623699706706664668
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
619657698632615572542591572
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5745414795595986558159551 002
2021 2023 - - - - - - -
1 1221 183-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine

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Lieux et monuments

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Héraldique

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Personnalités liées à la commune

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  • Paul Ladmirault, compositeur, y mourut en 1944 et la rue principale de la commune lui fut dédiée.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. 1 2 « Réseau hydrographique de Camoël » sur Géoportail (consulté le 13 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Sandre, « l'étier du Foy ».
  2. Sandre, « l'étier de Tréhudal ».
  3. Sandre, « l'étier du Palud ».
  4. « Fiche communale de Camoël », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  5. Sandre, « la Vilaine ».
  6. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  7. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  8. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  9. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  10. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
  11. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  12. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Camoël et Arzal », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station Météo-France « Arzal », sur la commune d'Arzal - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  15. « Station Météo-France « Arzal », sur la commune d'Arzal - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  16. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  17. Insee, « Métadonnées de la commune de Camoël ».
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  20. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  21. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  23. 1 2 3 4 5 6 (br) Erwan Vallerie (1944-2022), Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, t. 2, Ar Releg-Kerhuon, an Here, , 256 p. (ISBN 978-2-86843-153-0), p. 37.
  24. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Camoel », sur la base toponymique KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
  25. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France: Formations non-romanes, , p. 1037.
  26. Pascal Ory, Léandre Mandard et Laurence Prod'homme, Haute-Bretagne: l'encyclopédie culture et société de la Bretagne gallèse, Presses universitaires de Rennes, , 200;231 (ISBN 979-10-413-0333-5).
  27. Henri-François Buffet, En Haute-Bretagne. Coutumes et traditions d'Ille-et-Vilaine, des Côtes-du-Nord Gallèses et du Morbihan Gallo, au XIXe siècle, Paris, Librairie Celtique, , 378 p., p. 358.
  28. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, , 480 p. (ISBN 2-903708-04-5 et 978-2-903708-04-7), p. 336.
  29. « Manuciaples [sic] à Camoël. Bernard Le Guen réélu à sa place de maire », sur Ouest-France, (consulté le ).
  30. « Camoël. Régis Bouisson s’installe à la barre la commune », sur Ouest-France, (consulté le ).
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.