Camp Roi Albert 1
Le Camp Roi Albert[1]est implanté au sud de Marche-en-Famenne, dans la province de Luxembourg. le site répondait à des critères stratégiques définis par l’état-major belge : accessibilité via les axes routiers N4 et E411, diversité topographique favorable aux entraînements, et faible densité de population alentour. Les premières troupes s’y sont installées en 1978.
La localisation du camp offre un cadre idéal pour les manœuvres militaires, avec des terrains boisés, vallonnés et ouverts permettant de simuler divers scénarios tactiques. Sa position centrale en Wallonie renforce son rôle de pôle opérationnel régional, en complément du quartier général flamand de Leopoldsburg. Grâce à ses infrastructures modernes et son accès logistique, le Camp Roi Albert constitue aujourd’hui un maillon essentiel du dispositif de défense terrestre belge[2].
Histoire
modifierDans les années 1970, la Belgique entreprend une réorganisation stratégique de ses forces armées, motivée par des impératifs budgétaires et géopolitiques. Cette réforme implique notamment le rapatriement de plusieurs unités stationnées en Allemagne, dont la 7e Brigade d’infanterie mécanisée basée à Spich, près de Cologne.
Afin d’accueillir ces troupes sur le territoire national, le gouvernement belge lance une vaste étude pour identifier un site adapté à l’implantation d’un nouveau camp militaire. Seize communes sont initialement envisagées. Après analyse des critères logistiques, topographiques et politiques, la ville de Marche-en-Famenne est retenue. Son réseau de communication performant, la diversité de ses terrains et la disponibilité foncière en font un choix stratégique.
La construction du camp débute rapidement. Le projet prévoit une superfice de 3.200 hectares, mais face à une vive opposition locale — notamment de la part d’agriculteurs expropriés et de mouvements pacifistes[3] — la superficie est réduite à 2.800 hectares. Malgré ces tensions, les travaux avancent, et les premiers militaires s’installent dans les infrastructures neuves dès 1978.
Le site est baptisé Camp Roi Albert, en hommage au roi Albert Ier, figure emblématique de la résistance belge durant la Première Guerre mondiale. Dès sa création, le camp est conçu comme un pôle stratégique pour les forces terrestres belges, avec une vocation opérationnelle, logistique et de formation.
Notes et références
modifier- ↑ Erwin Verhoeven, Matthias Bertrand, « Des drones à Marche-en-Famenne : quelles sont les “infrastructures critiques” menacées de notre armée? », sur 7sur7.be, (consulté le ).
- ↑ « Camp militaire de Marche - Forêt », sur RouteYou (consulté le )
- ↑ [vidéo] « Des protestations contre l'implantation militaire à Marche-en-Famenne en 1973 - RTBF archives », RTBF Archives, , 11:50 min (consulté le )
