Canon de 77 mm FK 96

arme à feu

Le canon de 77 mm modèle 1896, en allemand 7,7 cm FK 96 (FK, Feldkanone : canon de campagne), est une pièce d'artillerie développée et produite par l'entreprise allemande Krupp tout à la fin du XIXe siècle. Face au canon de 75 mm Mle 1897 français qui possède un lien élastique révolutionnaire, le commandement allemand est obligé de le modifier et ainsi donner naissance au canon de 77 mm FK 96 n.A (neuer Art : nouveau modèle). C'est cette version améliorée qui sera largement utilisée par l'artillerie de campagne de l'armée allemande lors de la Première Guerre mondiale.

Canon de 77 mm FK 1896
Image illustrative de l'article Canon de 77 mm FK 96
Le modèle d'origine, sans frein de recul.
Présentation
Type Canon de campagne
Pays d'origine Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Concepteur Krupp AG
Date de création 1896 modifié en 1904
Fabricant Krupp
Quantité produite 5 086 (n.A.)
Période d’utilisation 1896-1930
Conflit(s) Première Guerre mondiale
Caractéristiques
Longueur 5,5 m
Largeur(s) 1,53 m
Longueur du canon 2,10 m soit 27,3 calibres
Masse (non chargé) 919 kg, puis 1 020 kg (n.A.)
Mode d'action Percussion
Munitions obus de 6,8 kg
Capacité 36 coups complets dans l'avant-train en 3 fardeaux dans des paniers d'osier
Cadence de tir 8 coups par minute, puis 10 (n.A.)
Vitesse initiale 465 m/s
Portée maximale 8 400 m
Portée pratique 5 500 m
Viseur Une lunette de tir direct, un goniomètre pour le tir indirect
Variantes 7.7 cm FK 96 n.A.
7.7 cm FK 16
7.7 cm Infanteriegeschütz

Description

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Le 77 FK96[1] est pensé pour le mouvement et l'appui direct de l'infanterie c'est à dire léger, conçu pour l'appui direct ou indirect de l'infanterie, avec une portée limitée et une logistique des plus simples. Le canon décrit est le 77mm FK 96 n.A. qui est celui qui a été déployé en plus grand nombre par l'artillerie allemande pendant la Première Guerre mondiale.

Le châssis comprend une flèche unique avec une bêche dotée, avant modification, d'un système de frein de recul pneumatique atmosphérique. Les freins à friction placées sur les roues contribuent à limiter aussi le recul.

La flèche unique du FK 96 avec le siège du pointeur à gauche et le siège du tireur à droite

Les roues sont à rayon de bois de 1,35 m de diamètre avec un bandage en acier de 70 mm de large.

Le bouclier d'acier épais de 4 mm qui est mis sur le modèle n.A est fixé sur l'affut et se replie avec des charnières en haut et en bas en position de route.

Le berceau est doté d'un cadre en acier pour protéger le pointeur assis à gauche de la pièce lorsque l'arme est mise à feu. A l'avant de cette barre, se trouve un levier qui permet d'immobiliser le fut du canon pendant le transport.

Le berceau ne repose pas sur des tourillons, contrairement à ses concurrents, mais il est monté sur un stabilisateur à cardan fixé directement sur l'essieu des roues. Ce stabilisateur lui permet d'avoir un débattement de 4° de part et d'autre de l'axe du tube en azimut et de -12° à +16 °en angle.

La culasse est du type à bloc coulissant inventé par l'ingénieur Ehrardt fondateur de la société Rheinmetall.

Culasse Ehrardt vue du coté droit
La culasse Ehrardt, vue arrière


Le mécanisme de recul est du type oléo-pneumatique associé à un ressort pour faciliter le retour en batterie le tout monté dans le berceau.

Le canon mesure 2,10 m de long soit 27,3 calibres. Sa partie rayée est longue de 1,63 m soit 21,2 calibres. Environ la moitié de sa longueur est frettée. Trois bracelets l'enserrent pour le maintenir sur un plateau lui-même posé sur des glissières qui lui permettent de reculer sur l'affut. Le recul maximum est de 1,27 m.

Les marquages de fabrication ou de modification sont les suivants :

  •  : Numéro
  • Rh. M. F. (ou R. H. M. F.) Rheinische Metallwaaren- und Maschinenfabrik. Ehrardt ou Rheinmettal à Düsseldorf
  • Fr.Kp. : Friedrich Krupp. Essen
  • Gg.Sp. : Geiselkirchner Gussstahl Spandau
  • Gef. : Gefertigt fabriqué
  • Abg. : Abgeändert modifié
  • F.F.E. : Friedrichfeld Erprobungstelle, centre d’essais de Friedrichfeld (Krupp)

Munitions

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Obus explosif

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F.K.Gr (Feldkanone Granate) 96

Obus de base du FK96, il est doté d'une fusée à percussion et à temps Dopp. Z96. Il est constitué d'acier forgé et rempli d'acide picrique ou de TNT. Son poids est de 6,85 kg et sa longueur de 24,4 cm avec la fusée.

F.K.G (Feldkanone Geschoss) 11

Obus à tout faire, il est rempli de 300 balles de Shrapnel en plomb noyé dans du TNT mais avec une charge explosive de poudre noir dans la base. Il est normalement utilisé avec la fusée K.Z. 11 à percussion et à temps ce qui lui permet d'exploser soit en fusant, soit au contact avec le sol. L'obus pèse 6,85 kg et sa longueur est de 24,4 cm de long sans la fusée.

K.Gr.(Kanone Granate) 14

Cet obus est introduit en 1914. C'est une version simplifiée du F.K. 96 pour être fabriqué par l'industrie privée. Jugé non-satisfaisant, il est remplacé par le K.Gr. 15. Il est doté d'une fusée K.Z. 14 ou E.K.Z. 17 percutante et il est rempli d'Amatol. L'obus pèse 6,85 kg

K.Gr.(Kanone Granate) 15

Version améliorée du K. Gr. 14, il est utilisé avec la fusée L.K.Z. 11 et K.Z. 11 à percussion et à temps. Il est en acier forgé et rempli d'Amatol ou de TNT.Il pèse 6,85 kg pour 24,2 cm de long sans la fusée.

L.F.K.Gr.(Lange Feldkanone Granate)16

Version allongée des obus précédents, il est utilisé avec la fusée L.K.Z. 11 à percussion et à temps ou la L.K.Z. 16 à percussion. Il est rempli d'acide picrique ou d'Amatol. Il pès 7,18 kg et mesure 31,3 cm de long sans la fusée.

Obus à shrapnel

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F.Schr (Feldkanone  Schrapnel) 96

Obus Shrapnel utilisé par la première version du FK 96, il est rempli de 300 billes de plomb et équipé d'une fusée percutante et à temps Dopp. Z 96 spécialement conçue et fabriquée en aluminium, doté de deux disques graduée en centaine de mètres. Il pèse 6,85 kg et mesure 24,2 cm de long sans la fusée. Les billes sont noyées dans une résine autour d'un tube central qui diffuse l'explosion de la fusée vers la poudre située à la base de l'obus. Un disque en acier sépare la charge des billes et permet de disperser les billes.

Obus chimiques

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L.F.K.Gr (Lange Feldkanone Granate)

Les obus chimiques sont divisés en quatre types, la croix verte, K.Gr.15 Grkz, la croix verte allongée, L.F.K.Gr Grkz, la croix bleue allongée, L.F.K.Gr Blaukreuz, et la croix jaune allongée. L.F.K.Gr Gelbkreuz. Les obus reçoivent des fusées K.Z.14, E.K.Z. 17 et E.K.Z. 16. Les obus allongés sont construits à partir du L.F.K. Gr.

Les obus à croix vertes contiennent du chlore, du phosgène ou du diphosgène. Les obus à croix bleue contiennent du diphenylchlorarsine (DA) conditionné dans une bouteille entourée de TNT. Les obus à croix jaune contiennent du sulfate de dichlorodiethyl, liquide vésicant appelé par les britanniques gaz moutarde en raison de son odeur.

Obus antichar

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K.Gr. 15 m.P (Kanone Granate mit Panzerkopf : obus avec tête blindée)

Cet obus est équipé d'une ogive en acier durci. Il reçoit une fusée interne à percussion et rempli d'Amatol et de TNT autour de la fusée. L'obus comprend aussi un mélange générateur de fumée à partir de phosphore rouge et de parrafine dans la base. L'obus pèse 6,85 kg et mesure 26,4 cm de long. Il est supposé pénétrer le blindage du char avant d'exploser à l'intérieur.

Obus éclairant

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Leuchtgeschoss L/3.8 (Obus éclairant)

Obus similaire à celui développé pour l'obusier de campagne de 105 mm. La version 77 pèse 5,7 kg et mesure 29,3 cm de long sans la fusée du modèle Lg.Zdr S/22. Lorsque la fusée explose, le feu est transmis à une charge dans le nez de l'obus et dans un tube central, pour faire exploser une charge dans la base qui expulse la fusée éclairante tout en l'allumant. Un parachute s'ouvre alors pour assurer une descente lente.

Obus inertes d'exercice

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Articulation type des unités d'artillerie de campagne équipé de canon de 77mm FK96 n.A

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Le groupe d'artillerie

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En 1914, un groupe d'artillerie de 77 mm Fk 96 s'articule comme suit :

- Une batterie de commandement
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1 commandant de groupe (normalement un major), 2 lieutenants (un officier-adjoint et un officier pour le ravitaillement), 1 médecin de groupe d'artillerie, 2 officiers vétérinaires, 3 sous-officiers comptables, 1 trompette, 1 armurier, 22 canonniers, 19 chevaux de monte, 10 chevaux de traits, 1 voiture d'observation à 6 chevaux, 2 fourgons à 2 chevaux, 1 de ravitaillement et 1 pour les bagages
Trois batteries de tir dont chacune
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5 officiers, 15 sous-officiers dont un maréchal-ferrant, 3 trompettes et un infirmier (sous-officier ou troupe), 129 canonniers, 6 pièces avec caisson tirées par 6 chevaux, 9 fourgons (6 de munitions, 2 de matériel, 1 voiture d'observation) tirés par 6 chevaux, 2 fourgons (1 subsistance et fourrage) tirés par 4 chevaux, 35 chevaux de monte et 104 chevaux de trait.
- Une colonne légère de munition (lMK : leichte Munitionskolonne)
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4 officiers, 14 sous-officiers, (dont un maréchal-ferrant), 2 trompettes, 1 infirmier (sous-officier ou troupe), 171 militaires du rang, 25 fourgons (24 de munitions et 1 de provisions) tirés par 6 chevaux, 1 fourgon pour le fourrage tirée par 4 chevaux, 1 voiture pour les subsistances et 1 voiture pour le fourrage attelées à 2 chevaux, 32 chevaux de monte et 164 chevaux de trait.

La pièce

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En position de route,
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La pièce comprend un canon et un caisson à deux roues Munitionswagen 96 n/A sur lequel sont assis trois canonniers et qui contient 36 coups complets stockés dans des paniers en osier rond qui contiennent quatre munitions chacun . Deux autres canonniers sont assis sur des sièges situés de part et d'autre du canon adossé au bouclier. Les trois derniers servants conduisent les chevaux qui sont au nombre de six. Le fut du canon est verrouillé et le haut et le bas du bouclier sont baissés.

La voiture à munition Munitionswagen 96 n/A est une voiture adaptée au canon Fk96 N.a. et utilisée jusqu'à la fin de la 2e Guerre Mondiale.

Le FK 96 n.A. en position de route. Deux canonniers sur les sièges de part et d'autre du tube, trois canonniers sur le caisson et trois canonniers sur les chevaux.
En position de batterie,
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L'équipe de pièce comprend 8 hommes, un sous-officier chef de pièce, un pointeur, un tireur, un artificier et trois pourvoyeurs plus un conducteur pour les chevaux (absent de la photo).

La visée est effectuée en azimut, par une lunette de tir direct (Richtglas) pour le tir direct et un goniométre (Rundblickfernrohr) pour le tir indirect. La visée est entièrement dépendante de l'orientation du canon contrairement aux systèmes français et britanniques. Le tout est complété par un niveau à bulle pour orienter le tube en site. Les instruments sont gradués à la fois en degrés et en millièmes d'artillerie;

L'équipe de pièce d'un 77 FK98. De gauche à droite, le chef de pièce, le tireur, le pointeur (sur son siège avec la main sur le volant de commande en direction), le chargeur, les pourvoyeurs et l'artificier. Le goniomètre n'est pas monté sur la pièce. Ils sont tous équipés de la carabine règlementaire de l'artillerie, K98AZ sauf le chef de pièce qui a un fusil G.98 d'infanterie.
L'équipe de pièce d'un 77 FK98. De gauche à droite, le chef de pièce, le tireur, le pointeur (sur son siège avec la main sur le volant de commande en direction), le chargeur, les pourvoyeurs et l'artificier. Le goniomètre n'est pas monté sur la pièce. Ils sont tous équipés de la carabine règlementaire de l'artillerie, K98AZ sauf le chef de pièce qui a un fusil G.98 d'infanterie.

Variantes

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Le canon de campagne de 7,7 cm Feldkanone FK 96 (a.A. alte Art : ancien modèle)

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Le canon de 77 mm de 1896 est une évolution des modèles 1864 (canon rayé C/64 de 80 mm) et 1873, Il est construit par les usines Friedrich Krupp AG.

Le calibre de 77 mm est choisi pour éviter la réutilisation de la pièce comme armement de prise avec des munitions différentes de celles prévues.

Par rapport à ses prédécesseur, il fonctionne uniquement avec des munitions encartouchées propulsées avec de la poudre sans fumée. Cette avancée technologique majeure permet notamment de tirer en tir indirect à partir de positions cachées à l'aide d'observateurs avancés.

Il est équipé d'une culasse Kolbenverschluss c'est à dire une culasse à coin et à piston développée par l'ingénieur suédois von Wahrendorf, typique des matériels Krupp et qui permet à la fois un rechargement par la culasse et un tir relativement rapide. Pour limiter le recul il dispose d'un dispositif élastique uniquement pneumatique monté sur la bêche de la pièce. Naturellement, face au canon de 75 mm français ou des pièces de 13 pounder britanniques, il est handicapé au niveau de la cadence de tir, chaque obus tiré entraînant nécessairement le repointage de la pièce.

Il est envoyé tel quel en quelques exemplaires, aux Boers lors de la guerre de 1899 à 1902 contre les Britanniques. Il est déployé lors de la guerre contre les Herrero en Afrique du Sud en 1904, puis, à nouveau, pendant la Première Guerre Mondiale, par les troupes coloniales allemandes.

7,7 cm FK 96 a.A. lors d'école à feu. On notera l'absence de bouclier, de lien élastique, de sièges pour le pointeur et le tireur et les freins de roue surdimensionnés.
Culasse Krupp Kolbenverschluss dévelopée par von Wahrendorf

Le canon de campagne de 7,7 cm Feldkanone FK 96 n. A (neue Art : nouveau modèle)

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Le FK 96 a.A. est presque immédiatement obsolète face au canon français de 75 mm, la quasi totalité des pièces est modernisée à partir de 1904. Les modifications sont, l'adjonction d'un lien élastique hydropneumatique conçu et développé par l'ingénieur Konrad Haussner; la mise en place de glissières; le remplacement de la culasse par le modèle en coin à action rapide Ehrardt Rheinmetall; la suppression du lien élastique sur la bêche; le réusinage de la chambre pour accepter des munitions encartouchées; le réusinage du calibre; le léger raccourcissement du tube; le rallongement et le renforcement de l'affut et la mise en place d'un bouclier.

L'ensemble des modifications est réalisé conjointement par Krupp ou par Rheinmetall. Les pièces sont réintroduites dans les unités à partir de 1906. 5068 pièces sont construites au total.

Des livraisons sont réalisées avant et pendant la Première Guerre mondiale aux forces armées bulgares et ottomanes, puis après le conflit le canon équipe les toutes nouvelles troupes polonaises, lituaniennes, lettones et estoniennes, qui l'utilisèrent jusque dans les années 1930.

Si sa mobilité a été un atout lors des combats de 1914, notamment lors de la bataille des Frontières et de la première bataille de la Marne, sa faible portée, son incapacité à tirer en tir courbe et en tir plongeant et son petit calibre (peu puissant) limitent sérieusement son intérêt une fois que la guerre de tranchées s'installe. Des adaptations sont apportées, avec les modèles suivants.

Le canon de campagne de 7,7 cm Felkanone FK 96/15

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Le canon de campagne de 7,7 cm sur affut de casemate (KiKl ou KiKasl- Kanone in Kasemattenlafette)

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Le canon de 7,7 mm KiKl est essentiellement développé à partir de 1909 pour les fortifications à partir d'un tube de Fk 96 modifié. Il a pour but de procurer des tirs de flanquement afin d'assurer une défense dans les intervalles entre les différentes positions fortifiées . On le retrouve notamment dans les fortifications de Metz ou de Mutzig.

Le manque de portée du FK96 n.A oblige l'Allemagne à repenser son canon de campagne standard et la pénurie de matériaux et de métaux stratégiques l'oblige à fabriquer un modèle à la fois plus performant et à la fabrication simplifiée. Ces études donnent naissance au canon de campagne de 7,7 cm Fk16 qui comprend un tube plus long, une chambre plus longue qui permet d'augmenter la quantité de poudre propulsive, le changement du système de rayures et l'augmentation du débattement en angle du berceau. La portée est Ce modèle FK 16 constitue une pièce distincte bien que très proche du Fk 96

Le canon d'infanterie de Infanterie Geschütz L/20

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L'évolution de la tactique de l'artillerie implique désormais une séparation entre la mission d'appui rapproché de l'infanterie qui nécessite des tirs directs à des distances de 2 km et la mission de bombardement stratégique dans la profondeur qui nécessite des pièces plus lourde à tir plongeant ou vertical à des distances supérieures et sur des objectifs cachés ou fortifiés<. La première mission est confiée à l'infanterie qui dispose ainsi de pièces d'artillerie de tranchée et de canon de petit calibre alors que la deuxième reste à l'artillerie. C'est l'occasion de recycler le canon de campagne de 7,7 cm Fk96. Il remplace le canon d'infanterie 7.62 cm Infanteriegeschütz L/16.5 issu de la transformation par Krupp du canon russe de 7,62 cm Putilov saisis sur le front de l'Est. Bien qu'il donne satisfaction au plan tactique, le L/16.5 s'avère construit en acier de mauvaise qualité qui altère rapidement sa précision et les allégements pratiqués par Krupp le fragilisent sensiblement.

A cet effet, la longueur du tube est diminuée à 1,54 m soit 20 calibres; l'affut du Fk96 est remplacé par un affut pour canon de montagne; le bouclier central est élargi mais la partie inférieure repliable est supprimée; le diamètre des roues est réduit à 1 m; il peut être démonté et décomposé en 2 ou en 8 charges d'environ 150 kg chacune; Il tire des obus à charge réduite bien qu'il puisse tirer des obus à pleine charge; Il dispose d'un obus antichar spécifique.

Bien qu'il donne satisfaction au niveau de la précision, de la puissance de feu et de la cadence de tir, il s'avère encore trop lourd et son démontage en plusieurs charges trop long et trop compliqué.

Le canon d'infanterie de Infanterie Geschütz L/20

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Dans le cadre de la recherche pour l'amélioration du canon d'infanterie, Krupp développe un nouveau canon d'infanterie sur la base du Fk96. Il conserve le tube, la culasse, l'affut et le berceau qui contient le lien élastique.

Les modifications visent, dans un premier temps à alléger le canon : les sièges de part et d'autre du tube sont supprimés; la partie inférieure du bouclier est enlevée; le bouclier est détachable. Elles cherchent à améliorer la maniabilité par l'équipe de pièce : les roues sont plus petites et plus étroites pour; l'essieu sur lequel repose le berceau est reculé pour modifier l'équilibre de la pièce et faciliter sa manoeuvre à la main; un contrepoids amovible est fixé sur la flêche pour compenser la modification précédente; certains exemplaires bénéficient de patins autour des roues pour faciliter l'évolution en terrain boueux et instable.. Dans un troisième temps le démontage et l'emport de la pièce est facilité : le tube peut être rapidement enlevé du frein récupérateur pour ne pas avoir à en démonter les glissières et le ressort; la pièce peut-être décomposée en deux charges.

Ne sont produit que suffisamment de pièces pour équiper 18 batteries, soit, à l'époque, 64 exemplaires. Il est remplacé dans les batteries d'appui rapproché de l'infanterie par le canon de montagne Skoda 7.5 cm Gebirgskanone 15 produit, à l'époque, par l'Autriche-Hongrie.

Le canon de 7,7 cm sur affut d'obusier Kanone in Haubitzenlafette (KiH)

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Le canon de 7,7 cm sur affut d'obusier Kanone in Haubitzenlafette (KiH) consiste en tube de 7,7 cm monté sur un affut d'obusier de campagne de 105 mm 98/09 dans le but d'augmenter l'angle de tir et, par conséquent, sa portée. Les alliés en ont capturé un exemplaire le 17 avril 1916 mais rien ne prouve qu'il y ait eu plusieurs exemplaires et qu'il ait été construit en série[2]. La portée du canon est amenée à 9500 m en percutant.

Le canon de combat rapproché de 7.7 cm Nahkampfkanone

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Le canon de 7,7 cm antiaérien Ballonkanone/Flugabwehrkanone

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Avec le développement de l'arme aérienne, le canon de 7,7cm est employé comme arme par défaut sur différents châssis et affuts les uns conçus et fabriqués par les industries mais les autres plus ou moins conçus et bricolés sur le terrain. Les plus courants sont :

Schnetzler-Sockel

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L'affut Schnetzler







Koebe-Protze

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Le chassis Koebe





Le canon QF (Quick Fire) 77 Mk1 pour navires marchands, navires d'escorte (Q Ships) et petits navires de guerre

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Pendant la Première Guerre mondiale, un centaine de canons capturés sont adaptés pour armer les navires de la marine marchande britannique, les navires d'escorte de convoi (Q Ships) et les certaines petites unités de la Royal Navy pour lutter contre les sous-marins allemands faisant surface. Ce canon est appelé QF (Quick Fire - Tir Rapide) 77mm Mk I.

Certains canons Fk96 de 77mm ont été utilisés par la Marine nationale française, notamment sur la vedette automobile n° 30 ou comme pièce d'artillerie côtière. Neuf pièces de prise sont en particulier utilisées sur des chalutiers ou des navires d'escorte anti-sous-marins montés sur des affûts standards à pivot Schneider destinés à accommoder toutes sortes de pièces d'un calibre avoisinant les 75 mm. Ces affûts neufs sont construits en décembre 1915 et réquisitionnés par la Marine dès janvier 1916[3].

La comparaison 77 contre 75mm

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Pays dans lesquels le canon a été employé

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Notes et références

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  • Dans le jeu vidéo battlefield 1 (2016) le feldkanone 96 est représenté en tant qu'arme statique utilisable en multijoueur sous la dénomination "Pièce de Campagne FK 96". Le canon FK 96 est aussi présent dans le mode solo du jeu, notamment dans les épisodes "Dans la boue et le sang", "Rien n'est écrit" et "L'Estafette" (épisodes représentants respectivement la seconde bataille de Cambrai, la révolte Arabe et l'offensive de Gallipoli)
  1. (en) « 7.7 cm Feldkanone 96 n.A », sur Militaria 19th and 20th century arms and equipment (consulté le )
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ":02"
  3. Général Guy François, « Les matériels d'artillerie réquisitionnés, II- Les canons de campagne et de montagne. », Guerre, Blindés et Matériels, GBM, no 157, juillet, août, septembre 2026, p.29

Voir aussi

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