Carangoides dinema

espèce de poissons

La carangue ombre (Carangoides dinema), aussi appelée carangue à deux fils ou carangue d'Aldabra, est une espèce de poissons marins de la famille des Carangidae. Elle vit dans les eaux côtières tropicales et subtropicales de l'océan Indien et de l'ouest de l'océan Pacifique.

Elle se distingue par une série de taches sombres rectangulaires disposées sous la seconde nageoire dorsale. Sa longueur maximale connue est de 85 cm pour un poids pouvant atteindre 2,6 kg.

Taxonomie et dénomination

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L'espèce appartient au genre Carangoides dans la famille des Carangidae.

Elle est décrite en 1851 par l'ichtyologue néerlandais Pieter Bleeker, à partir d'un spécimen collecté au large de Jakarta, sur l'île de Java, en Indonésie[1]. Bleeker lui attribue initialement le nom Carangoides dinema. L'épithète spécifique dinema fait référence aux deux rayons allongés de la nageoire dorsale.

Les noms vernaculaires « carangue ombre » et « roi de l'ombre » font référence aux taches sombres présentes sous la seconde nageoire dorsale.

Description

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Une carangue ombre capturée à la ligne.

La carangue ombre possède un corps ovale et fortement comprimé latéralement[2]. Elle peut atteindre une longueur de 85 cm[3] et un poids maximal enregistré de 2,6 kg.

Le profil dorsal est fortement convexe, tandis que le profil ventral est moins incurvé. La nuque est relevée et presque rectiligne.

La première nageoire dorsale comprend huit épines. La seconde possède une épine et de 17 à 19 rayons mous. Son lobe antérieur est allongé et peut dépasser la longueur de la tête. La nageoire anale comprend deux épines détachées, suivies d'une épine et de 15 à 17 rayons mous[4].

La partie incurvée de la ligne latérale porte de 60 à 63 écailles. La partie droite comporte jusqu'à six écailles, suivies de 23 à 30 scutelles. La poitrine est généralement dépourvue d'écailles entre les nageoires pelviennes et la base des nageoires pectorales[4].

Les mâchoires portent plusieurs rangées de petites dents. Les individus de grande taille possèdent également des dents de taille moyenne. L'espèce compte de 24 à 28 branchiospines et 24 vertèbres[2].

Le dos est bleu-vert et les flancs deviennent progressivement blanc argenté vers le ventre. Une série de taches rectangulaires brun-noir est visible sous la seconde nageoire dorsale. Une tache brun foncé diffuse est présente sur l'opercule. Les nageoires pectorales sont translucides, tandis que les nageoires pelviennes sont blanchâtres ou grisâtres[2].

Répartition et habitat

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La carangue ombre présente une répartition discontinue dans les eaux tropicales et subtropicales de l'océan Indien et de l'ouest de l'océan Pacifique.

Dans l'océan Indien, elle est signalée le long de la côte orientale de l'Afrique, de l'Afrique du Sud à la Tanzanie, ainsi qu'en Inde et au Sri Lanka[5].

Dans le Pacifique occidental, elle est présente en Chine, en Corée, en Asie du Sud-Est, en Indonésie, aux Philippines, à Taïwan, au Japon, aux Tonga et aux Samoa.

L'espèce fréquente généralement les eaux côtières d'une profondeur inférieure à 15 m. Elle vit sur les récifs, le long des tombants récifaux, dans les baies et les estuaires[6].

Elle est également observée autour des épaves. Une étude menée en Nouvelle-Calédonie indique qu'elle peut faire partie des premières espèces de poissons à coloniser une épave récente[7].

Biologie, écologie et pêche

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La carangue ombre vit seule ou en petits groupes. Elle se nourrit de petits poissons et de crustacés benthiques.

Ses déplacements et sa reproduction restent peu documentés.

L'espèce présente une importance commerciale limitée. Elle est principalement capturée comme prise accessoire au moyen de chaluts de fond et d'engins de pêche artisanale. Les captures sont généralement regroupées avec celles d'autres espèces de Carangidae[2].

Notes et références

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  1. Pai-Lei Lin et Kwang-Tsao Shao, « A Review of the Carangid Fishes (Family Carangidae) From Taiwan with Descriptions of Four New Records », Zoological Studies, vol. 38, no 1, , p. 33-68 (lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 (en) FAO species identification guide for fishery purposes. The living marine resources of the Western Central Pacific : Bony fishes part 2 (Mugilidae to Carangidae), vol. 4, Rome, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, (ISBN 92-5-104587-9, lire en ligne), p. 2694
  3. Rudie H. Kuiter et Takamasa Tonozuka, Pictorial Guide to Indonesian Reef Fishes : Eels-Snappers, Muraenidae-Lutjanidae, vol. 1, Australie, Zoonetics, (ISBN 979-98188-1-8), p. 302
  4. 1 2 Thomas Gloerfelt-Tarp et Patricia J. Kailola, Trawled Fishes of Southern Indonesia and Northeastern Australia, Singapour, Australian Development Assistance Bureau, (ISBN 0-642-70001-X), p. 285
  5. (en) Fish Biodiversity of India, Lucknow, National Bureau of Fish Genetic Resources, (ISBN 81-901014-8-X), p. 228
  6. S. R. Kuo et K. T. Shao, « Species composition of fish in the coastal zones of the Tsengwen estuary, with descriptions of five new records from Taiwan », Zoological Studies, vol. 38, no 4, , p. 391-404 (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  7. Laurent Wantiez et Pierre Thollot, « Colonisation of the F/V Caledonie Toho 2 Wreck by a Reef-Fish Assemblage Near Noumea (New Caledonia) », Atoll Research Bulletin, vol. 485, , p. 2-19 (DOI 10.5479/si.00775630.485.1)

Voir aussi

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Liens externes

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