Paruline du Canada

espèce d'oiseaux passeriformes de la famille des parulidae
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Cardellina canadensis

Cardellina canadensis
Description de cette image, également commentée ci-après
Paruline du Canada.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Parulidae
Genre Cardellina

Espèce

Cardellina canadensis
(Linnaeus, 1766)

Synonymes

  • Muscicapa canadensis Linnaeus, 1766 (Protonyme)

Répartition géographique

Description de l'image Wilsonia canadensis map.svg.
  • Présence en période de nidification.
  • Présence en période d'hivernage.

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Paruline du Canada (Cardellina canadensis, anciennement Wilsonia canadensis) est une espèce d'oiseaux de la famille des Parulidae.

Description

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Une femelle.

La Paruline du Canada est parfois appelée, à tort, la « Paruline à collier », en raison de la bande de stries sombres sur sa poitrine. Les adultes ont un dimorphisme sexuel minimal. Le mâle présente toutefois un collier plus foncé et mieux défini que chez la femelle.

Les adultes mesurent entre 12 à 15 cm de long. Ils ont une envergure de 17 à 22 cm et ils pèsent entre 9 et 13 g[1].

La Paruline du Canada se distingue des autres parulines par sa poitrine, sa gorge et son ventre jaunes et son dos gris foncé. Elle ne présente pas barres alaires ni de taches sur la queue. Le dessous de la queue est blanc. Elle a une ligne jaune devant son œil qui se dessine jusqu'au bec. La tête de la Paruline du Canada est caractérisée par les cercles oculaires blancs, souvent appelés « lunettes »[1].

Les individus juvéniles présentent une coloration similaire à celle des adultes mais plus terne et avec des traits du visage moins prononcés[1].

Habitat

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Durant la saison de la reproduction, la Paruline du Canada s'observe dans les forêts décidues et les forêts de conifères, souvent près d'un plan d'eau[2].

Répartition

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Elle peuple principalement les forêts du Canada, mais aussi le nord-est des États-Unis et les Appalaches[3].

Alimentation

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La Paruline du Canada se nourrit surtout d'insectes volants, notamment des coléoptères, des moustiques, des mouches, des papillons de nuit et des chenilles. Elle complète son régime avec des araignées, des escargots, des vers et des petits fruits[4],[5].

La Paruline du Canada emploie plusieurs tactiques de recherche de nourriture pour se nourrir. Elle peut faire tomber les insectes du feuillage des arbres, ou des plantes. Elle peut aussi attraper les insectes en plein vol (la Paruline du Canada utilise cette technique plus fréquemment que les autres parulines). Elle peut chercher les insectes au sol, parmi les feuilles mortes[4],[5].

Migration

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La Paruline du Canada est l'une des dernières espèces d'oiseaux à arriver sur les aires de reproduction et l'une des premières à en partir. La Paruline du Canada peut passer environ seulement deux mois sur son aire de reproduction. Elle vole de nuit, jusqu'à la côte du Texas, et ensuite vers le sud du Mexique. Elle arrive sur son aire d'hivernage, dans la partie nord de l'Amérique du Sud, à la fin septembre ou au début d'octobre[6],[4],[2].

Reproduction

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Dickcissel d'Amérique mâle perché sur un poteau métallique, chantant cou tendu et bec ouvert.

Chants et appels

le chant de la Paruline du Canada :

La majorité de la population de Parulines du Canada niche dans les forêts boréales du Canada, dans la région des Grands Lacs, en Nouvelle-Angleterre est dans les Appalaches.

Les couples de Parulines du Canada semblent monogames, du moins pour la durée de la saison de la reproduction. Lors de la migration vers le Panama, des chercheurs ont observé les couples de Parulines du Canada et en ont déduit qu'ils sont monogames à long terme. Toutefois, cette conclusion est contredite par l'hivernage des sexes à différentes altitudes[7].

Les mâles arrivent sur les aires de reproduction au cours des deux premières semaines de mai[4]. Les femelles construisent les nids sur ou très près du sol, sous une couverture végétale dense. Les nids sont construits à l'aide de masses racinaires, sur des buttes, des souches, des berges de ruisseaux, des bûches moussues. La Paruline du Canada utilise aussi parfois des feuilles mortes et des touffes d'herbes pour confectionner son nid. La couverture de mousse est fréquente[5].

La femelle pond de quatre à cinq œufs qu'elle couvera pendant environ 12 jours. Les poussins restent dans le nid pendant environ 10 jours après l'éclosion. Ils sont dépendants de leurs parents pendant deux à trois semaines après avoir quitté le nid. On ne sait pas à quel âge les oisillons quittent le nid familial. Une fois devenus indépendants, ils passent presque tout leur temps dans le sous-bois, au sol ou dans les buissons[8]. Entre la période juvénile et la période adulte, l'individu subit une mue partielle impliquant toutes les plumes du corps et les couvertures des ailes. Ce changement est fait avant la première migration[9].

La Paruline du Canada la plus âgée connue était un mâle trouvé au Québec en 1982. Elle était âgée d'au moins 8 ans, ayant été baguée en 1975[10].

Paruline du Canada.

Maladies et parasites

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Au cours de l'été 1947, un spécimen de Paruline du Canada, en Virginie (et un spécimen d'une autre espèce de paruline en Géorgie) se sont avérés être les hôtes d'une nouvelle espèce de vers acanthocéphales. Ce ver a été nommé Apororhynchus amphistomi. Il s'agit de la troisième espèce de ce genre et le premier en Amérique du Nord[11].

Dans la partie sud de son aire de reproduction, la Paruline du Canada subit fréquemment le parasitisme des nids par les Vachers à tête brune (Molothrus ater)[5].

Références

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  1. 1 2 3 (en) « Canada Warbler » Accès libre, sur allaboutbirds.org, Cornell Lab of Ornithology (consulté le ).
  2. 1 2 (en + fr) Len R. Reitsma, Michael T. Hallworth, Marissa McMahon et Courtney J. Conway, « Paruline du Canada Cardellina canadensis » Accès limité, sur birdsoftheworld.org, Cornell Lab of Ornithology, (consulté le ).
  3. ↑ (en) Darren J. H. Sleep, Mark C. Drever et Kandyd J. Szuba, « Potential Role of Spruce Budworm in Range-Wide Decline of Canada Warbler », Journal of Wildlife Management, vol. 73, no 4,‎ , p. 546–555 (ISSN 0022-541X et 1937-2817, DOI 10.2193/2008-216 Accès payant).
  4. 1 2 3 4 (en) « Canada Warbler » Accès libre, sur Audubon, (consulté le ).
  5. 1 2 3 4 (en) « Canada Warbler "Wilsonia canadensis" » Accès libre, sur Boreal Songbird Initiative, (consulté le ).
  6. ↑ (en) D. T Tyler Flockhart, « Migration Timing of Canada Warblers near the Northern Edge of their Breeding Range », The Wilson Journal of Ornithology, vol. 119, no 4,‎ , p. 712–716 (ISSN 1559-4491 et 1938-5447, DOI 10.1676/06-111.1 Accès payant).
  7. ↑ (en) Russell S. Greenberg et Judy A. Gradwohl, « Observations of Paired Canada Warblers Wilsonia Canadensis During Migration in Panama », Ibis, vol. 122, no 4,‎ , p. 509–512 (ISSN 1474-919X, DOI 10.1111/j.1474-919X.1980.tb00907.x Accès payant).
  8. ↑ eBird, consulté le .
  9. ↑ (en) Maurice Hanafin, « The Canada Warbler in County Clare the second for the Western Palearctic », Birding World, vol. 19, no 10,‎ , p. 429-434 (lire en ligne Accès libre [PDF], consulté le ).
  10. ↑ « Bird Banding Laboratory »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur www.pwrc.usgs.gov (consulté le ).
  11. ↑ (en) Elon E. Byrd et J. Fred Denton, « The Helminth Parasites of Birds. II. A New Species of Acanthocephala from North American Birds », The Journal of Parasitology, vol. 35, no 4,‎ , p. 391–410 (ISSN 0022-3395, DOI 10.2307/3273430 Accès payant).

Voir aussi

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Liens externes

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