Carlo Borsani

militaire italien

 Carlo Borsani, né le à Legnano et mort le à Milan, est un militaire, journaliste, poète et homme politique fasciste italien.

Carlo Borsani
Carlo Borsani en 1943.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 27 ans)
MilanVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
Activité
Enfant
Carlo Borsani (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinction
Tombeau de Carlo Borsani au cimetière majeur de Milan.

Biographie

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Jeunesse et études

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Fils de Maria Pizzi et de Raffaele Borsani, ouvrier chez Franco Tosi et secrétaire de la section locale du Parti socialiste italien (PSI), Carlo Borsani naît en 1917 dans la commune de Legnano. Ayant perdu son père à la suite d'un accident de travail, il vécut longtemps dans la pauvreté mais pût, grâce aux grands sacrifices de sa mère, terminer ses études secondaires au Collège épiscopal de Lodi pour s'inscrire par la suite à la Faculté des Lettres de l'Université d'État de Milan.

Carrière militaire

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Lors de ses études, il suivit le cours d'élève-officier de réserve à Salerne, dont il sortit diplômé avec le grade de sous-lieutenant le . Alors qu'il achevait son premier service au sein du 7e régiment d'infanterie de Milan, l'Italie entra en guerre le et son unité fut immédiatement transférée à Limone Piemonte, en raison du début des opérations militaires contre la France.

Avec le début de la campagne de Grèce, le , la 6e division d'infanterie « Cuneo » fut transférée en Albanie, et le 7e régiment débarqua à Valona le . Avec le 3e bataillon, Borsani fut temporairement rattaché à la 33e division d'infanterie « Acqui » et, le , fut blessé lors d'un combat à Mai Skukarit, près du col de Llogara. Le , lors d'un combat sur les pentes du mont Mussarit, il fut touché aux jambes par une balle de mitrailleuse et, alors qu'il était transporté à l'arrière sur une civière, un obus mortier tomba près de lui, tuant trois des brancardiers et le blessant grièvement à la tête.

On le croyait mort, mais lors de son enterrement, quelqu'un remarqua qu'il bougeait une main. Il fut immédiatement transporté à l'hôpital de campagne de Krionero où il fut opéré. Devenu complètement aveugle, il fut décoré à la suite de cet épisode : d'abord d'une médaille d'argent pour bravoure militaire, puis d'une médaille d'or. Il fut également déclaré invalide de guerre mutilé et gravement handicapé.

Après s'être remis de ses blessures, il reprit ses études et publia ses premiers poèmes aux éditions Garzanti en puis obtint son diplôme de littérature italienne avant de ses marier la même année avec Franca Longhitano, une étudiante[1] qui l'avait aidé durant ses études.

La République sociale italienne

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Après l'armistice du 8 septembre 1943, il adhéra à la République sociale italienne (RSI), où il occupa la présidence de l'Associazione nazionale mutilati e invalidi di guerra. Au sein de la RSI, il obtint le versement d'une pension également aux personnes invalides au travail. Le , il prit la direction d'un nouveau quotidien, La Repubblica Fascista, une fonction qui lui fut confiée directement par Mussolini. Épaulé par son rédacteur en chef, Sebastiano Caprino, il resta en poste pendant six mois avant que ses appels à surmonter les haines fratricides lui valurent l'hostilité de Roberto Farinacci et Alessandro Pavolini, qui réclama sa tête auprès de Mussolini.

Pendant la période de la Résistance, il travailla pour sauver des vies, juives et non juives, comme par exemple, pendant cette même période, Enrichetta Alfieri, membre de la Résistance et connue sous le nom d'Ange de San Vittore, dont il a facilité la libération de prison.

Le , son dernier éditorial parut dans La Repubblica Fascista, avant d'être limogé et remplacé à son poste par Enzo Pezzato. Cet éditorial, intitulé « Per incontrarci », ouvrait le dialogue avec ceux de l'autre camp et s'adressait aux antifascistes. Il collabora ensuite avec les membres du Regroupement national-républicain socialiste à partir de puis, à partir du , figurait parmi les manifestants convoqués dans les rues de Milan par le sous-secrétaire d'État à la Marine républicaine, Bruno Gemelli.

Exécution

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Il passa la soirée du avec les Marines de la Decima MAS et la nuit à l'Albergo Nord, Piazza della Repubblica à Milan, où, le lendemain matin, il refusa l'offre d'expatriation de Junio Valerio Borghese. Il se réfugia à l'Institut ophtalmique, mais le 27, suite à une dénonciation, il fut incarcéré dans les caves du Palais de Justice. L'après-midi du , il fut conduit avec Don Tullio Calcagno, directeur de la revue Crociata Italica, aux Écoles de Viale Romagna, puis à la Piazzale Susa, où il fut abattu d'une balle dans la nuque par un groupe de partisans communistes. Son corps, jeté sur une benne à ordures après avoir erré dans les rues d' Ortica, de Monluè et de Città Studi, avec l'inscription « ex medaglia d'oro » autour du cou, arriva à la morgue. De là, il fut transporté et enterré au cimetière de Musocco. Son portefeuille et sa médaille ne furent jamais retrouvés.

Déjà père de Raffaella, une petite fille d'un an et demi à peine, près de 5 mois après sa mort naquit son deuxième enfant, également appelé Carlo, qui deviendrait conseiller à la santé de la région Lombardie[1].

Publications

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  • Gli occhi di prima, Garzanti 1942.
  • Eroi senza medaglia, Editrice S.A. Grafitalia, Milano 1943 (diario di guerra).
  • La mano di Antigone, Garzanti 1944.
  • Liriche, Edizioni d'arte Amilcare Pizzi, Milano 1948 (postume)

Notes et références

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(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Carlo Borsani » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 « CARLO BORSANI » [archive], sur carloborsani.blogspot.it

Bibliographie

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  • Giorgio Almirante et Carlo Borsani jr., Carlo Borsani, Ciarrapico Editore,
  • Carlo Borsani jr., Carlo Borsani. Una vita per un sogno. 1917-1945, Ugo Mursia Editore, (ISBN 978-88-425-1819-8)
  • Gianni Rossi, La destra e gli ebrei: una storia italiana, Rubbettino Editore,
  • Benedetta Borsani et Luciano Garibaldi, Un'altra storia, M&B Publishing, (ISBN 88-7451-047-0)
  • Giorgio Vecchio, Nicoletta Bigatti et Alberto Centinaio, Giorni di guerra. Legnano 1939-1945, Eo Ipso Editore, , 168-174 p.
  • Vincenzo Salfi, Il mondo dissolto: Autoritratto della Rsi, Edizioni Nuova Cultura, (ISBN 88-6812-281-2)

Liens externes

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