Carlos Brilhante Ustra
Carlos Alberto Brilhante Ustra, né le et mort le , est un officier de l'Armée de terre brésilienne. Persécuteur et tortionnaire, il est vu aujourd'hui comme un symbole de la dictature militaire au Brésil. Il commit de multiples crimes et violations aux droits de l'homme. En 2008, il devient le premier homme militaire brésilien à être officiellement reconnu comme bourreau de la dictature par les cours du pays. Ses actions furent rappelées au grand jour après les récits de la famille Telles, dont plusieurs membres furent torturés dans les prisons du régime. Cependant, l'amnistie de 1979 (avant la fin de la dictature) empêchait tout procès.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Surnom |
Doutor Tibiriçá |
| Nationalité | |
| Activité |
Militaire |
| Père |
Célio Martins Ustra (d) |
| Conjoint |
Joseita Brilhante Ustra (d) |
| Grade militaire |
|---|
Biographie
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Carlos Alberto Brilhante Ustra est né à Santa Maria et a été à la tête du DOI-CODI (en) de la deuxième armée, de 1970 à 1974, surnommé par son nom de code Dr. Tibiriçá.
En 1970, durant la dictature militaire, il torture Dilma Rousseff, qui deviendra présidente du Brésil en 2011[1].
En 2008, Carlos Brilhante Ustra devient le premier responsable militaire à être reconnu, par un tribunal civil à São Paulo, en tant que tortionnaire durant la dictature. Il continue ensuite à être actif en politique[2].
Il est condamné en 2012 pour la mort du journaliste Luiz Eduardo Merlino[3], mort durant la dictature militaire brésilienne[4]. La journaliste Tatiana Merlino, nièce de Luiz Eduardo Merlino, a mené l'accusation contre Carlos Alberto Brilhante Ustra[5].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Carlos Alberto Brilhante Ustra » (voir la liste des auteurs).
Notes
modifier- ↑ A Verdade Sufocada - A história que a esquerda não quer que o Brasil conheça, qui peut se traduire « La vérité étouffée – L’histoire que la gauche ne veut pas que le Brésil connaisse ».
Références
modifier- ↑ Yann Lagarde, « Brésil : la nostalgie de la dictature ou l'hommage au tortionnaire Brilhante Ustra », sur France Culture, (consulté le ).
- ↑ (pt) « Juiz condena coronel Ustra por seqüestro e tortura », sur OAB, (consulté le ).
- ↑ (pt) « Familiares de jornalistas torturados por Ustra comentam morte do ex-chefe do DOI-Codi », Portal IMPRENSA - Notícias, Jornalismo, Comunicação, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (pt-BR) « Testemunhas ouvidas pela Justiça dizem que Ustra comandou torturas que causaram a morte de Luiz Eduardo Merlino - Jornal Correio do Brasil », sur www.correiodobrasil.com.br (consulté le ).
- ↑ « Folha.com - Poder - Ex-ministro Paulo Vanucchi defende revisão da Lei da Anistia - 27/07/2011 », sur www1.folha.uol.com.br (consulté le ).
- ↑ (en) Felipe Amorim, « Morre coronel Ustra, ex-chefe do DOI-Codi durante a ditadura », sur UOL (consulté le ).