Carlos de la Fuente Marcos
Carlos de la Fuente Marcos est un astrophysicien enseignant et chercheur reconnu internationalement pour ses travaux en binôme avec son frère astrophysicien Raul de la Fuente Marcos. Ses recherches en astronomie dynamique portent sur les astéroïdes, la mécanique orbitale, l'étude de l'espace transneptunien, les amas globulaires fantômes et de potentielles nouvelles planètes solaires. .Il a publié de très nombreux articles dans des revues scientifiques notamment dans le portefeuille de revues de Nature dont il est également peer reviewer.
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Enseignement et Recherche
modifierDe 1999 à 2004, Carlos de la Fuente Marcos est affilié à l’Université Complutence de Madrid.
De 2003 à 2012 est professeur associé de physique à l’Université de Suffolk[1], puis reprend ses recherches en astronomie et astrophysique à l'Université Complutence de Madrid.
Expertise en astronomie et astrophysique
modifierSes études seul, en binôme avec son frère astrophysicien et en équipe portent d'une part sur les petits corps du Système solaire : astéroïdes, comètes, transneptuniens, transneptuniens extrêmes, géocroiseurs, satellites[2].
Astrophysique stellaire et galactique
modifierAmas globulaires, formations stellaires.
Statistiques
modifierSimulation de Monte-Carlo, MPI calcul massivement parallèle, analyse statistique de données, calcul parallèle[1].
Petits corps du Système solaire
modifierObjets transneptuniens extrêmes
modifierUne étude sur un groupe d'objets transneptuniens extrêmes aux paramètres orbitaux inattendus suggère à Carlos et Raul de la Fuente Marcos que des forces invisibles modifiant la répartition des éléments orbitaux de ces OTNE, ouvre la voie vers l’hypothétique neuvième planète voire plus de neuf, du Système solaire bien au-delà de Neptune et Pluton[3],[4].
Neuvième planète?
modifierCertaines des commensurabilités du groupe étudié statistiquement significatives sont compatibles avec l'hypothèse de la Neuvième Planète[5].
Bien que leur proposition contredise les prédictions des modèles actuels sur la formation du Système solaire[6], ils attendent l’élargissement de l’échantillon notamment avec la récente découverte par le radiotélescope ALMA d'un disque de formation planétaire situé à plus de 100 unités astronomiques de son étoile suggérant que des planètes peuvent se former à plusieurs centaines d'unités astronomiques du centre du système.« Si cela se confirme, nos résultats pourraient véritablement révolutionner l'astronomie », déclare de la Fuente Marcos. De plus, la découverte par des chercheurs américains de la planète naine 2012 VP113 dans le nuage d'Oort aurait, selon eux, une orbite influencée par la présence probable d'une super-Terre jusqu'à dix fois plus grande que la Terre[7].
Mini-lunes
modifierCarlos de la Fuente Marcos a participé a l’étude du contexte orbital de 2024 PT5 ainsi que de ses propriétés spectrales et rotationnelles. Malgré l’orbite inhabituelle du géocroiseur en fer à cheval, il a rassuré 2024 PT5 « n'entrera pas en collision avec notre planète dans un avenir prévisible »[8],[9],[10].
Dès la capture du géocroiseur par l’influence gravitationnelle de la Terre le 29 septembre 2024, Carlos de la Fuente Marcos a souligné la nécessité d'effectuer des observations supplémentaires pour déterminer précisément ses dimensions et comme les autres observateurs scientifiques, a indiqué qu'il s'agirait d'une capture temporaire ne devant pas excéder quelques semaines[11].
Une étude des astéroïdes géocroiseurs Atira de Carlos et Raoul de la Fuente Marcos tend à démontrer que 2012 WE46 serait une ancienne lune de la Terre ou un fragment de l'astéroïde Ayló’chaxnim[12].
Quasi satellites
modifierLes quasi satellites ont des changements d'orbite caractéristiques et selon l’étude de Carlos et Raul de la Fuente Marcos, l'astéroïde Kamo‘oalewa, signifiant fragment céleste oscillant en hawaïen, orbite autour de la Terre depuis un siècle et devrait y rester pendant 3 siècles[13].
Les frères De la Fuente Marcos ont démontré que 2025 PN7 est le plus récent quasi-satellite de la Terre en résonance de moyen mouvement 1:1 avec elle sans pour autant y être liée gravitationnellement[14].
Super bolide de Tcheliabinsk
modifierCarlos de la Fuente Marcos et al ont tenté de calculer l’orbite de l’astéroïde parent du superbolide de Tcheliabinsk qui a percuté la Terre en 2013. Ce météore provenait probablement d'une famille d'astéroïdes parents plus vaste et aurait traversé un trou de serrure de résonance en 1982, ce qui a modifié son orbite et l'a conduit à percuter la Terre des décennies plus tard[15]. Sans certitude selon l'astrophysicien « Le fait d'obtenir deux orbites très similaires aujourd'hui ne signifie pas que ces orbites l'étaient également dans un passé lointain »[16].
Cosmologie
modifierSursaut gamma orphelin
modifierC’est un exemple de paréidolie, alors que les étudiants participaient à un projet de recherche de novae impliquant le suivi périodique de la galaxie M32, les étudiants de Carlos et Raul de la Fuente ont observé un flash lumineux dans une galaxie naine. Les données enregistrées suggèrent qu'il pourrait s'agir d'un sursaut gamma (GRB) orphelin[17].
Amas globulaires fantômes
modifierCarlos de la Fuente Marcos et al ont entrepris l’étude d’amas globulaires peu lumineux et peu peuplés très anciens formés il y a 13 milliards d'années. Les astrophysiciens ont présenté pour la première fois, des données spectroscopiques concernant des étoiles situées dans l'un des amas globulaires les plus intrigants de la Galaxie à la fois ancien et riche en métaux. très peu d'objets constitue une combinaison aussi singulière[18],[19].
Publications
modifierEn 2025, ResearchGate a comptabilisé 200 publications, 137 072 lectures et 2095 citations[1],[20].
Revues ayant publié Carlos de la Fuente Marcos[21],[22]
- Open Astronomy
Notes et Références
modifier- 1 2 3 (en) « C. MARCOS | PhD | Research profile », sur ResearchGate (consulté le )
- ↑ (en) « Carlos de la Fuente Marcos », sur scholargps.com (consulté le )
- ↑ (en) Mike Wall, « Mysterious Planet X May Really Lurk Undiscovered in Our Solar System », sur Space, (consulté le )
- ↑ (it) Sandro Iannaccone, « Tutto quello che sappiamo sul misterioso Pianeta Nove », sur Wired Italia, (consulté le )
- ↑ C. de la Fuente Marcos et R. de la Fuente Marcos, « Commensurabilities between ETNOs: a Monte Carlo survey », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society: Letters, vol. 460, no 1, , L64–L68 (ISSN 1745-3925, DOI 10.1093/mnrasl/slw077, lire en ligne, consulté le )
- ↑ les prédictions des modèles actuels de formation du Système solaire, selon lesquelles aucune autre planète ne circule sur une orbite circulaire au-delà de Neptune
- ↑ (en-GB) « Trans-Neptunian study suggests Solar System contains more planets – Astronomy Now » (consulté le )
- ↑ (en) « Earth’s “Mini-Moon” to Orbit for Four Weeks », sur Mexico Business, (consulté le )
- ↑ « Un astéroïde long comme un bus va orbiter autour de la Terre pendant deux mois », sur Courrier international, (consulté le )
- ↑ « Pendant deux mois, la Terre va avoir une deuxième lune | TF1 Info », sur www.tf1info.fr, (consulté le )
- ↑ (en) Robert Lea Astronomers used the Two-meter Twin Telescope to catch a "see-you-soon" image of the departing asteroid 2024 PT5, « Goodnight moon! Astronomers snap photo of Earth's departing mini-moon », sur Space, (consulté le )
- ↑ Carlos de la Fuente Marcos et Raúl de la Fuente Marcos, « Baked before Breaking into Bits: Evidence for Atira-type Asteroid Splits », Research Notes of the AAS, vol. 7, no 12, , p. 278 (ISSN 2515-5172, DOI 10.3847/2515-5172/ad16de, lire en ligne)
- ↑ (en) Evan Gough, « Earth Has Another Quasi-Satellite: The Asteroid Arjuna 2025 PN7 », sur Universe Today, (consulté le )
- ↑ (en) « China sets out to sample an unusual near-Earth asteroid », sur www.science.org (consulté le )
- ↑ C. de la Fuente Marcos, R. de la Fuente Marcos et S. J. Aarseth, « CHASING THE CHELYABINSK ASTEROID N -BODY STYLE », The Astrophysical Journal, vol. 812, no 1, , p. 26 (ISSN 1538-4357, DOI 10.1088/0004-637X/812/1/26, lire en ligne)
- ↑ (en) Directions & Parking et (415) 379-8000, « Space Friday: Chelyabinsk, Charon, and a Diamond with Atmosphere - California Academy of Sciences », sur www.calacademy.org (consulté le )
- ↑ (en) « Madrid Professors and Students Report Astrophysical Event », sur www.suffolk.edu (consulté le )
- ↑ (en) R. de la Fuente Marcos et C. de la Fuente Marcos, « Ghosts of Milky Way's past: the globular cluster ESO 37-1 (E 3) », sur arXiv.org, (DOI 10.1051/0004-6361/201526580, consulté le )
- ↑ « The Galactic globular cluster system », dans Globular Cluster Systems, Cambridge University Press, , 31–56 p. (ISBN 978-0-521-55057-4, lire en ligne)
- ↑ (en) « Publications », sur www.scilit.com
- ↑ (en) « Carlos de la Fuente Marcos », sur www.scilit.com
- ↑ (en) « de la Fuente Marcos, Carlos », sur www.scopus.com